Invité de "Christine Kelly et vous" ce mardi, Deepquest, expert en sécurité et "chasseur" de pédophiles, est revenu sur les dossiers Epstein. Alors que l'e-mail de Jeffrey Epstein était une adresse Gmail, "Google n'a rien trouvé", souligne-t-il.
Citant les affaires de Zandvoort et Dutroux, survenues à la fin des années 90, Deepquest (il s'agit d'un pseudonyme), cofondateur de l'ACPO qui enquête contre la pédocriminalité, rappelle dans Christine Kelly et vous ce mardi que "l'on parlait déjà de réseau à l'époque, et on nous traitait de complotistes".
Avec la publication des dossiers Epstein aujourd'hui, "on s'aperçoit que ce que l'on décrit depuis 20 ou 30 ans, avec le mouvement "Innocence en Danger", existe de façon complètement organisée". Mais un élément que révèlent les dossiers Epstein interpelle particulièrement l'expert en sécurité.
"La boîte de messagerie d'Epstein n'a jamais été bloquée"
Alors que l'homme d'affaire et trafiquant sexuel utilisait un e-mail Gmail, hébergé par les services de Google, le géant du numérique n'a jamais cherché à le stopper.
"Depuis 2008, Google a mis en place des filtres contre les images et le contenu pédopornographique. C'est-à-dire que votre boîte Gmail, votre Google Drive, est scannée en permanence par Google et il va y avoir une alerte s'il y a des images à contenu pédophile", explique-t-il. Or, "la boîte de messagerie d'Epstein, qui était active pendant des dizaines d'années, n'a jamais été bloquée et verrouillée".