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«Le feu va trop vite» : en Gironde, le travail acharné des pompiers pour protéger les habitations face à des flammes incontrôlables

[ROMAIN PERROCHEAU / AFP]

L'incendie en Gironde continue de progresser. Sur place, la végétation sèche et des rafales de vent alimentent les flammes, qui menacent des dizaines d'habitations. Sur place, les pompiers tentent le tout pour le tout afin de protéger les maisons du feu, mais s'avouent impuissants face à l'ampleur de la catastrophe. 

Les flammes continuent de dévorer des dizaines d'hectares. En Gironde, le feu de forêt qui fait rage et se rapproche de communes proches de Bordeaux, a déjà détruit près de 42.000 hectares

Face à la faible distance avec les habitations, les pompiers sont mobilisés pour protéger coûte que coûte les maisons, notamment dans le secteur de Saumos et au Porge. Près d'un lotissement, trois silhouettes se dessinent dans un nuage de fumée ocre. Avec leur lance tirée à travers la bruyère calcinée, ces pompiers tentent de tenir face à une ligne de feu qui progresse. 

"On est venus relever des collègues qui ont fait la nuit. Notre mission, c'est d'éviter la propagation de l'incendie de la forêt vers les maisons", assurent-ils au micro d'Europe 1. La mission est périlleuse : les flammes ne sont plus qu'à 10 mètres d'une bâtisse en bois, qui tient encore debout, le jardin lui, grille déjà. 

"On est complètement dépassés"

"Ce qu'on essaie de faire, c'est d'avoir une petite zone humide au niveau de la lisière pour éviter que ça reprenne". L'adjudant-chef d'Antin le sait : c'est une solution provisoire car le feu peut repartir à tout instant. Il faudra à nouveau noyer la zone dans quelques minutes.

"On est complètement impuissants. Le feu va trop vite et le vent ne nous aide pas. Et puis, la végétation est tellement sèche, on est complètement dépassés", reconnaît-il. 

"On dort 3 à 4 heures par nuit, donc on est un peu dans le dur", poursuit-il. Épuisés, les pompiers doivent pourtant soudainement partir. Le vent vient de changer de direction et menace déjà, d'autres infrastructures.