Le convoyeur de fonds disparu lundi à Aubervilliers interpellé à Amiens

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Le convoyeur avait disparu depuis lundi matin, tout comme les trois millions d'euros qui se trouvaient dans le fourgon qu'il conduisait. © Préfecture de Police
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Adrien Derbez, le chauffeur du fourgon blindé qui avait disparu depuis lundi matin, a été interpellé mardi à Amiens, et la quasi-totalité du butin volé a été retrouvé. 

Le convoyeur de fonds disparu lundi à Aubervilliers a été interpellé mardi à Amiens par la police judiciaire de Lille avec une grande partie du butin volé, a indiqué le parquet de Bobigny. Le fourgon que conduisait cet employé de la société Loomis avait été retrouvé lundi matin vide de l'argent qu'il transportait, pour un préjudice de trois millions d'euros.

Une femme complice. Âgé de 27 ans, Adrien Derbez a été interpellé aux alentours de 17 heures par la PJ et la BRI dans un appartement du centre ville "avec plusieurs sacs remplis de billets", qui sont en cours de comptage mais représentent "au moins une grande partie du butin", a précisé une source proche de l'enquête à l'AFP. Le conducteur, "qui n'était pas séquestré", a été placé en garde à vue, a-t-elle ajouté, confirmant l'hypothèse d'une fuite. Au cours de cette opération, les enquêteurs ont également procédé à l'interpellation d'une femme, "mise en cause en qualité de complice", souligne le parquet.

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La résidence ou le convoyeur de fonds a été interpellé à Amiens. © Lionel Gougelot / EUROPE 1

Disparition et appel à témoins. Lundi, vers 6 heures, le convoyeur avait déposé ses deux collègues près d'une agence Western Union à Aubervilliers. "Alors que ces derniers pénétraient dans l'agence, lui est resté au volant. A leur retour, le fourgon et le chauffeur avaient disparu", selon une autre source proche de l'enquête lundi. Le véhicule a été retrouvé peu après, à quelques rues de là, les portes ouvertes et totalement vidé. La brigade de répression du banditisme (BRB), chargée de l'enquête, avait lancé un appel à témoins pour tenter de retrouver cet homme, connu au fichier du traitement des antécédents judiciaires (TAJ) pour "refus d'obtempérer" et "dégradations".