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Le chèque énergie arrive dans les boîtes aux lettres

Le dispositif, qui remplace les tarifs sociaux, bénéficiera à quatre millions de foyers, qui toucheront environ 150 euros par an en moyenne. 

A partir de lundi et jusqu'à la fin du mois d'avril, le chèque énergie arrive dans les boîtes aux lettres. Le dispositif, qui remplace les tarifs sociaux depuis le 1er janvier 2018, vise à aider les plus modestes à régler leur facture énergétique et à faire des travaux de rénovation thermique. Revue en détail des modalités, montants et conditions d'attribution. 

Comment en bénéficier ?

Le dispositif était testé depuis deux ans dans plusieurs départements . Le chèque énergie , qui remplace les tarifs sociaux de l'énergie depuis le 1er janvier 2018, arrive à partir de lundi dans les boîtes aux lettres et jusqu’à la fin du mois d’avril. Près de quatre millions de foyers sont concernés par le dispositif, sous conditions de ressources. Pour une personne seule, il faut gagner moins de 7.700 euros par ans, et 16.170 euros pour un couple avec deux enfants. Pour pouvoir en bénéficier, il faut donc penser à remplir ses déclarations de revenus. Il faut également résider dans un logement imposable à la taxe d’habitation. Le gouvernement a mis en place un simulateur en ligne (https://chequeenergie.gouv.fr/beneficiaire/eligibilite ), pour connaître son éligibilité.

Quels montants ? Comment l'utiliser ? 

Le montant du chèque énergie varie, en fonction des revenus, entre 48 et 227 euros par an. Le montant se situe en moyenne autour des 150 euros. Il peut être utilisé pour payer directement son fournisseur d’énergie (gaz, fioul ou électricité) ou bien encore pour régler ses travaux de rénovation énergique. Ce chèque, libellé au nom du bénéficiaire, ne peut pas être encaissé à la banque. Sa durée de validité est également limitée dans le temps. Il est valable jusqu’au 31 mars de l’année suivante pour les factures d’énergie et plusieurs années pour les dépenses en rénovation thermique.

Le dispositif est-il suffisant ? 

Mais le dispositif est loin de pouvoir couvrir les dépenses énergétiques. Selon le médiateur de l’énergie, en 2015, près de 9% des ménages ont déclaré avoir rencontré des difficultés pour payer certaines factures d’énergie. Cela est dû, en partie, à la forte augmentation des prix de l’électricité en France , notamment à cause des taxes. Le montant moyen de 150 euros annuel (il devrait passer à 200 euros l’an prochain), est loin de pouvoir couvrir l’intégralité des dépenses, qui tournent autour de 1.925 euros selon l’observatoire national de la précarité énergétique (ONPE).