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«Le budget est plus serré» : après les vacances, des familles doivent se restreindre pour assurer les dépenses de la rentrée

Des familles mangent sur une aire de l'autoroute A7 (Illustration). [PHILIPPE DESMAZES / AFP]

Les vacances d'été touchent bientôt à leur fin. Et pour de nombreuses familles, c'est l'heure de faire les comptes pour ne pas dépasser le budget. D'autant qu'à l'approche de la rentrée scolaire et de la hausse générale des prix, beaucoup sont obligés d'anticiper.

Après plusieurs semaines de vacances, l'heure est venue de faire les comptes. Alors que la rentrée s'annonce serrée pour certains foyers, Europe 1 a rencontré plusieurs familles sur la route du retour, au niveau de l'aire d'autoroute de Sérézin-du-Rhône, sur l'A7.

Autour d'une table, Anthony, sa femme et ses deux enfants profitent d'une pause avant de reprendre la route vers Créteil (Val-de-Marne) et de préparer la rentrée. "Le budget vacances est complètement parti, avec les sorties, les petits plaisirs. On a déjà de la chance d'être partis en vacances, mais à la rentrée, nous allons devoir faire attention. Nous n'avons pas le choix entre l'essence et la taxe foncière à payer", déclare-t-il.

De son côté, sa femme rappelle une "obligation de se restreindre, soit pour nous, soit pour les enfants". "C'est compliqué, la vie est chère", déplore-t-elle.

Hausse des prix, taxes... Le pouvoir d'achat des Français mis à mal

La rentrée, Anne-Sophie et Didier y pensaient déjà pendant leurs vacances. Avec leurs deux filles, ils ont limité les sorties au restaurant. "On commence à faire attention pour la rentrée", justifie ainsi Didier. "Il faut quand même penser aux vêtements, aux chaussures, aux fournitures scolaires", complète Anne-Sophie. "Le budget est plus serré, maintenant, on est obligé d'anticiper. Il faut mettre de côté, sinon, on ne peut pas y arriver, même avec deux salaires."

De leur côté, Jean-Louis et Sylvie, 63 ans, ont respecté au centime près le budget prévu pour les vacances. Le reste de l'année, ils surveillent aussi leurs dépenses au quotidien. "Il y a des postes nécessaires, comme l'alimentation sur laquelle on ne transige pas avec la qualité. Sur le reste, on fait le strict nécessaire : l'entretien de nos véhicules, de la maison, on fait le minimum de manière à ne pas se retrouver en cale sèche", explique Jean-Louis.

Des vacanciers qui craignent aussi de voir la guerre au Moyen-Orient faire repartir l'inflation à la hausse et réduire encore davantage leur pouvoir d'achat.