Le 4ème plan autisme attendu début avril

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La Cour des comptes estime à 700.000 le nombre de personnes concernées en France.
La Cour des comptes estime à 700.000 le nombre de personnes concernées en France. © JOEL SAGET / AFP
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Le plan vise à mieux diagnostiquer et accompagner les quelque 700.000 personnes concernées. Les associations interpellent le chef de l'Etat. 

Le 4ème plan autisme, qui doit viser à mieux diagnostiquer et accompagner les personnes atteintes de ce trouble neuro-développemental, est attendu début avril par des associations anxieuses de voir la France combler son retard. "En matière de politique de l'autisme, la France n'est pas au niveau", reconnaissait récemment à l'Assemblée nationale la secrétaire d'État chargée du handicap, Sophie Cluzel. Les familles concernées sont trop souvent exposées à un "parcours du combattant indigne de notre République" et "la France se trouve loin derrière de nombreux pays de l'OCDE en matière de recherche", soulignait-elle.

700.000 personnes concernées en France. D'après elle, les détails du plan, qui doit "remettre la science au cœur de la politique publique de l'autisme" seront connus "début avril", quelques jours après la journée mondiale de sensibilisation du 2 avril. Les "troubles du spectre de l'autisme" (TSA) atteignent "environ 1% de la population", soulignait la Cour des Comptes en janvier. Elle estimait à 700.000 le nombre de personnes concernées en France, dont 600.000 adultes, bien que ces derniers ne soient "qu'environ 75.000" à être aujourd'hui diagnostiqués. Ce trouble neurodéveloppemental se caractérise par des difficultés d'interaction sociale, des comportements répétitifs et des centres d'intérêt restreints ou spécifiques. Il peut s'accompagner ou non d'une déficience intellectuelle.

"Prendre la mesure de l'urgence". Les associations de familles demandent régulièrement à l'Etat de "prendre la mesure de l'urgence" en matière de recherche et d'innovation, d'accompagnement vers la scolarité et l'emploi, d'accès à des thérapeutes formés, ou encore de création de places dans des structures spécialisées pour éviter des départs forcés en Belgique. L'inspection générale des affaires sociales (Igas) estime à plus de 7.000 le nombre d'enfants et adultes handicapés accueillis en Belgique, dont une proportion "conséquente" sont autistes. L'enveloppe destinée à la prévention des départs forcés a été "doublée en 2018" selon Sophie Cluzel, passant à 30 millions d'euros.

"Carences" dans la prise en charge. En juillet 2015, un tribunal administratif a condamné l'Etat français pour "des carences" dans la prise en charge d'enfants autistes. La présidente de l'association SOS Autisme France, Olivia Cattan, appelle Emmanuel Macron à faciliter l'accès aux soins des enfants autistes, dans une lettre ouverte au chef de l'Etat et à son épouse, rendue publique vendredi. "Les séances dispensées par les psychologues et les psychomotriciennes ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale, créant une inégalité sociale entre nos enfants. Il serait temps de faire une loi" pour y remédier, écrit Olivia Cattan, qui a un fils autiste de 12 ans.