L'avenir de la Nouvelle-Calédonie examiné le 3 octobre à l'ONU

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nouvelle-Calédonie, drapeau, Kanak crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP - 1280
Les Calédoniens sont majoritairement favorables à l'indépendance mais le maintien dans le giron français fait débat © LIONEL BONAVENTURE / AFP
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Les deux camps qui s'opposent quant à l'avenir de l'archipel s'exprimeront devant la commission de décolonisation de l'ONU le 3 octobre prochain pour défendre l'option de l'indépendance et celle de la décolonisation sans indépendance.

Indépendantistes et non-indépendantistes de la Nouvelle-Calédonie, où aura lieu en 2018 un référendum d'autodétermination, s'exprimeront le 3 octobre devant la commission de décolonisation de l'ONU, qui se penche sur l'avenir de l'archipel, ont-ils indiqué jeudi. Le président du gouvernement calédonien s'exprimera aussi à l'ONU, au titre des institutions.

"Apporter la contradiction aux indépendantistes". Inscrite depuis 1986 sur la liste des pays et territoires à décoloniser des Nations-Unies, la Nouvelle-Calédonie peut s'exprimer chaque année devant cette commission même si pendant de nombreuses années, les indépendantistes du FLNKS ont été les seuls à utiliser cette tribune. 

"Jusqu'en 2014, les loyalistes ont négligé le 'machin' pour reprendre une expression gaullienne, mais le rôle de l'ONU est utile. Nous devons apporter la contradiction aux indépendantistes", a déclaré Gaël Yanno, membre d'une délégation unitaire des principaux partis de la droite non-indépendantiste.

"Une décolonisation sans indépendance". "Nous souhaitons aboutir à une décolonisation sans indépendance, et nous voulons expliquer à l'ONU quel processus nous souhaitons mettre en oeuvre", a ajouté Gaël Yanno, élu du Congrès, affirmant qu'une "grande majorité de Calédoniens veut rester "dans la France". Il a à ce titre précisé que l'une des options retenues par l'ONU permettant d'être désinscrit de la liste des territoires à décoloniser était "un statut spécifique librement consenti, une grande autonomie sans les attributs d'un État souverain". 

La présence de l'ONU souhaitable pendant le scrutin. Alors que l'élaboration des listes électorales pour le référendum prévu fin 2018 se déroulent sous la vigilance d'observateurs de l'ONU, les loyalistes souhaitent également "la présence" de l'institution internationale "le jour du scrutin".

Au nom des indépendantistes, Roch Wamytan a indiqué qu'il demanderait à la commission onusienne l'envoi à Nouméa "d'une mission politique si l'État français lui donne l'autorisation ainsi qu'un audit du processus d'émancipation et de décolonisation dans lequel nous sommes". "Nous défendons l'option de l'indépendance, de la souveraineté pleine et entière", a déclaré Roch Wamytan, se disant "attaché au déroulé de l'accord de Nouméa", qui autorise "trois référendums d'autodétermination" jusqu'en 2022.