La solution radicale pour la planète ? Ne pas avoir d'enfant

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© LOIC VENANCE / AFP
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C'est l'objectif des "no kids", qui estiment que cette solution est la seule viable pour sauver la planète, qui suffoque. Mais Jean-Pierre Montanay, dans sa chronique de mardi, a une autre idée pour secourir la Terre : faire des bébés, justement !

On les appelle les "no kids", pour le zéro bébé. Pour limiter le réchauffement climatique et sauver la Terre qui suffoque sous la pression démographique, ces jusqu'au-boutistes de la cause écolo optent pour une solution radicale : ne pas avoir d'enfant. Ils sont guidés par leur angoisse existentielle, qui se résume en une question : comment la Terre déjà essorée pourra-t-elle nourrir 8,6 milliards de bouches en 2030 et près de 10 milliards en 2050 ?

Il faut dire que le bébé a une sacrée empreinte carbone ! Si l'on se réfère à une récente enquête suédoise, renoncer à un enfant permettrait à un couple de diminuer ses émissions de C02 de près de 60 tonnes par an au cours de sa vie. Et c'est incontestable comme chiffre : se priver de sa voiture ou boycotter les longs vols, à côté, c'est vingt fois moins efficace...

 

Les plus radicaux souhaitent carrément la disparition de l'espèce humaine

Malheureusement, les "no kids" ne seront pas les super héros de demain. Stopper nette toute reproduction en France ne réduirait la population que de 36% en 2050. Et puis lorsque les parents n’ont pas d’enfants, ils s’éclatent. Alors ils consomment et voyagent davantage. Regardez les chinois et leur enfant unique, eh bien ils sont les champions du monde du CO2 ! C'est pour cela que les plus radicaux d'entre eux souhaitent carrément la disparition de l'espèce humaine, seule solution selon eux pour requinquer la planète. 

Face à cette vision crépusculaire de l l’humanité disons plutôt 'faites des bébés' ! les enfants de demain seront les talents, les esprits innovants capables de faire changer les comportements et d’imaginer des solutions, justement, pour sauver la planète.

Europe 1
Par Jean-Pierre Montanay, édité par Benoist Pasteau