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«La porte de l’immeuble était grande ouverte» : les pillards s’introduisent jusque dans les immeubles d’habitation

Selon les témoignages recueillis, les habitants ont appelé la police dès les premières intrusions. [Meryl CURTAT / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Des villas marseillaises aux immeubles parisiens, des groupes de pillards s’en sont également pris à des logements privés. Intrusions, dégradations et habitants terrorisés, des scènes de chaos qui ont poussé certains riverains à appeler la police, parfois sans obtenir d’intervention.

Des images inquiétantes circulent sur les réseaux sociaux, montrant des groupes d’hommes cagoulés s’en prendre à des propriétés privées. Villas, immeubles et parfois appartements, plusieurs habitants ont été confrontés à des intrusions et des dégradations, dans un climat de peur.

À Marseille, des caméras de surveillance ont filmé des individus cagoulés pénétrant par effraction dans les jardins de villas. À Douai, dans le Nord, des pillards armés de marteaux auraient menacé l’entrée d’un bâtiment, sous les yeux d’habitants terrorisés. À Paris, certains individus sont entrés dans des halls d’immeubles, allant parfois jusqu’aux appartements.

Des habitants effrayés et sous le choc

Près de la gare de l’Est, une habitante parisienne, qui souhaite rester anonyme, raconte la scène vécue à l’entrée de son immeuble : "La porte de l’immeuble était grande ouverte, il y avait un parpaing par terre, il y avait des battes de baseball. Il n’y avait personne autour de moi qui n’était pas un casseur. Donc j’ai eu peur". 

Elle décrit également une cour saccagée, une fenêtre et la vitre de la porte du bâtiment brisées, ainsi que des chaises volées. "Juste, ça semblait complètement chaotique", témoigne-t-elle.

Selon les témoignages recueillis, les habitants ont appelé la police dès les premières intrusions. Mais les forces de l’ordre, déjà mobilisées sur de nombreux incidents, ne se seraient pas déplacées. Des scènes qui illustrent l’inquiétude des riverains, confrontés à des violences jusque dans leur lieu de vie.