Dans "Eliot Deval et vous", l'ex-magistrat Georges Fenech se demande si le lynchage de Quentin, pour lequel six personnes sont mises en examen pour "homicide involontaire", ne serait pas finalement un "meurtre à caractère terroriste". Réécoutez l'extrait. Vous pouvez réagir au 01.80.20.39.21.
Comment doit-on qualifier la mort de Quentin ? À quelques heures d'une marche blanche en hommage au jeune homme lynché par l'ultragauche jeudi dernier, six personnes ont été mises en examen pour "homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs". Un septième, Jacques-Elie Favrot, l'assistant du député LFI Raphaël Arnault, est poursuivi pour "complicité d’homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs".
Il a été placé en détention provisoire avec cinq autres mis en examen. Le dernier suspect est quant à lui sous contrôle judiciaire, et s'est vu remettre une interdiction de participer à des manifestations ainsi que d’une mesure d’éloignement du territoire de la ville de Lyon.
Mais l'ex-magistrat Georges Fenech, "[se] pose la question, franchement, si on ne peut pas qualifier ce genre d'action, d'un meurtre à caractère terroriste". "Parce que vous comprenez bien que ça sème la terreur", argumente-t-il dans Eliot Deval et vous.
"Ce ne sont pas des crimes individuels dans le sens où on s'en prend à telle personne uniquement pour un fait précis, on s'en prend à une catégorie de personnes de manière indéterminée, pour dissuader, pour créer un climat, pour faire peur."