Le maire de Léguevin, en Haute-Garonne, défend son choix d'avoir interdit le burkini dans la piscine municipale, malgré l'annulation de cette mesure par la justice. Invité dans l'émission "Eliot Deval et vous", Étienne Cardeilhac-Pugens accuse la Ligue des droits de l'Homme "de faire le jeu du communautarisme et de la division".
À Léguevin, en Haute-Garonne, le débat autour du burkini continue de faire réagir. Le maire de la commune, Étienne Cardeilhac-Pugens, avait décidé d'interdire le port du burkini dans la piscine municipale à travers un règlement intérieur. Cette décision a toutefois été contestée devant la justice, qui a finalement annulé l'arrêté municipal.
Invité de l'émission Eliot Deval et vous sur Europe 1, le maire a vivement critiqué la Ligue des droits de l'Homme. Il a déclaré : "J'accuse la Ligue des droits de l'Homme de faire le jeu du communautarisme et de la division".
Pour ou contre le port du burkini ?
Selon l'élu, cette mesure ne visait pas uniquement le burkini. Il explique que le règlement intérieur de la piscine liste onze tenues interdites, parmi lesquelles figurent également le short de bain et le string. L'objectif, selon lui, était de répondre à des difficultés rencontrées les années précédentes pour faire respecter les règles liées à l'hygiène, à la sécurité et au bon fonctionnement de l'établissement.
D'après lui, le règlement avait été adopté par le conseil municipal sans qu'il soit initialement question d'un débat religieux. "Il n'y avait pas de sujet dès lors que le règlement intérieur était appliqué", a-t-il affirmé, avant de réitérer ses accusations envers ses opposants, qu'il juge responsables d'avoir créé des divisions au sein de la population.
De son côté, la justice administrative a annulé l'arrêté municipal, estimant que cette interdiction ne pouvait être maintenue en l'état.