Dans "Christine Kelly et vous", Baptiste Gille, délégué national UNI, raconte comment son engagement politique lui a coûté harcèlement et violences au sein de son IEP. Au point de devoir suivre ses cours en distanciel.
Harcelé, violenté et lâché par son IEP... à cause de ses convictions politiques. Baptiste Gilli est délégué national de l'UNI, l'Union nationale inter-universitaire. Un rôle qui lui a coûté bien des ennuis dans son IEP de Grenoble, "qui a fait scandale plusieurs fois pour son noyautage par l'extrême-gauche", rappelle-t-il dans Christine Kelly et vous.
"Sur mon cycle de licence là-bas, au fur et à mesure que je m'engageais ouvertement, que je suis devenu responsable de l'UNI à Grenoble, j'ai subi de plus en plus de pression, voire même des violences, de la part de l'extrême-gauche, au sein même de mon IEP, par des étudiants", raconte-t-il.
Un IEP qui refuse de s'auto-saisir pour prendre des sanctions
"À chaque fois qu'ils me croisaient dans les couloirs, ils m'insultaient, me suivaient jusqu'à mes salles de classe, rentraient même parfois, ou rappelaient sans cesse en cours et pendant les contrôles et les examens qui j'étais, etc. Et ça devenait vraiment invivable. Et c'est pour ça qu'en concertation avec la direction de l'IEP, qui, je le rappelle à l'époque, a refusé de s'autosaisir pour des sanctions [...] j'ai été placé en cours en distanciel."