Dans "Eliot Deval et vous", Nadia, une retraitée de 80 ans, témoigne de ses difficultés à boucler ses fins de mois. Celle qui "ne peut plus rien [se] permettre" compte désormais chaque centime et a dû modifier son mode de vie.
Des Français qui se serrent de plus en plus la ceinture. Avec la hausse du coût de la vie, les fins de mois sont de plus en plus compliquées pour une partie de la population. Et la situation ne risque pas de s’améliorer, à en croire l'UFC Que Choisir, qui prédit une hausse de 4% à 5% dans les rayons des supermarchés.
Pourtant, la situation de Nadia est déjà très difficile. "J’ai 80 ans, j’ai commencé à travailler à 14 ans. Entre-temps, j’ai eu cinq enfants. Aujourd’hui, j’ai 1.150 euros de retraite par mois et je ne suis pas propriétaire. J’habite dans un studio de 28 mètres carrés, et la moitié de ma retraite part dans le loyer."
"Je ne peux plus me permettre rien"
Une situation précaire qui a poussé la retraitée à passer l’hiver sans chauffage. Mais ce n’est pas le seul confort auquel Nadia a renoncé. "Je fais comme à l’ancienne, quand j’étais petite. Je me lave dans l’évier. Je ne peux plus rien me permettre. Et vous parliez de l’alimentation : quand je vais au petit supermarché, à vélo, parce que je n’ai pas de voiture, je regarde les étiquettes jaunes, c’est-à-dire les produits qui vont être périmés le lendemain."
Habitante de la Côte d’Azur, la retraitée se plaint également de prix "inabordables". "Tout à l’heure, je me disais : je mangerais bien une petite glace. Ça coûte 3 euros, une glace. Trois euros, c’est ma viande pour la semaine. Je ne peux plus me permettre de manger de la viande tous les jours. Pour le pain, je me dépêche d’aller aux petits supermarchés en ville. J’y vais très tôt le matin, parce qu’on a du pain de la veille à moitié prix." Une situation très délicate qui a commencé avec le Covid, précise-t-elle encore.