Insultes antisémites contre Alain Finkielkraut par des "gilets jaunes" : "J'ai ressenti une haine absolue"

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Le philosophe et académicien Alain Finkielkraut a été injurié et sifflé samedi, en marge de la manifestation des "gilets jaunes" dans le quartier de Montparnasse à Paris.
RÉACTION

"Barre toi, sale sioniste de merde", "grosse merde sioniste", "nous sommes le peuple", "la France elle est à nous". Samedi, plusieurs manifestants qui défilaient boulevard du Montparnasse à Paris à l'occasion de l'"acte 14" du mouvement des "gilets jaunes", ont copieusement et violemment injurié le philosophe Alain Finkielkraut, qu'ils venaient d'apercevoir. "J'ai ressenti une haine absolue, et malheureusement, ce n'est pas la première fois", a réagi l'académicien auprès du Journal du dimanche

"Heureusement que les forces de l'ordre étaient là". Sur une vidéo tournée par un journaliste indépendant, on peut voir les forces de l'ordre s'interposer pour protéger le philosophe. "J'aurais eu peur s'il n'y avait pas eu les forces de l'ordre, heureusement qu'ils étaient là", a-t-il raconté au journal, soulignant que tous les "gilets jaunes" ne s'étaient pas montrés agressifs envers lui, l'un d'eux lui ayant même proposé de revêtir un gilet et de rejoindre le cortège, tandis qu'un autre saluait son travail.

Macron condamne les "injures antisémites". Cet incident a déclenché une vague de condamnations et de messages de soutien au philosophe, beaucoup dénonçant le caractère antisémite de ces injures, jusqu'au chef de l'État. "Fils d'émigrés polonais devenu académicien français, Alain Finkielkraut n'est pas seulement un homme de lettres éminent mais le symbole de ce que la République permet à chacun", a déclaré Emmanuel Macron sur Twitter, ajoutant que "les injures antisémites dont il a fait l'objet sont la négation absolue de ce que nous sommes et de ce qui fait de nous une grande nation. Nous ne les tolérerons pas".

Invité dimanche d'Europe 1, François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux élections européennes, a lui aussi condamné ces faits :

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"Un déferlement de haine à l'état pur que seule l'intervention de la police a interrompu. Assister à une telle scène à Paris, en 2019, est tout simplement INTOLÉRABLE", a annoncé sur Twitter le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Europe 1
Par Europe1.fr avec AFP