INFORMATION EUROPE 1 - Cinq détenus interpellés au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe

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Une opération de police est en cours à la prison de Condé-sur-Sarthe, lundi matin (photo d'archives).
Une opération de police est en cours à la prison de Condé-sur-Sarthe, lundi matin (photo d'archives). © AFP
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Les enquêteurs de la police judiciaire, appuyés du RAID, ont procédé à plusieurs interpellations lundi matin, deux semaines après l'attaque de deux surveillants par un détenu radicalisé. 

Une opération de police a lieu lundi matin au centre pénitentiaire d'Alençon-Condé-sur-Sarthe, dans le cadre de l'enquête ouverte sur l'attaque d'un détenu radicalisé contre deux surveillants. D'après les informations d’Europe 1, les enquêteurs de la police judiciaire, appuyés du RAID, sont entrés dans la prison afin d'y procéder à plusieurs interpellations. Cinq détenus ont été placés en garde à vue, selon le parquet de Paris. 

Ces gardes à vue ont été ordonnées pour "complicité de tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle", selon une source judiciaire.

Une attaque "terroriste" début mars. Mardi 5 mars, après l'agression le matin de deux surveillants avec des couteaux en céramique, un détenu de 27 ans radicalisé en prison s'était retranché avec sa compagne pendant près de dix heures dans l'unité de vie familiale (UVF) de la prison. Après de vaines tentatives de négociations, le RAID avait lancé l'assaut, conduisant à l'interpellation du détenu et au décès de sa compagne. L'attaque avait été qualifiée de "terroriste" par Nicole Belloubet.

Trois détenus suivis pour radicalisation. Selon nos informations, trois des détenus interpellés, incarcérés pour des affaires de droit commun, étaient suivis pour leur radicalisation, sans pour autant avoir été placés dans un quartier dédié. Ils étaient réunis dans la même unité d'hébergement. L'un d'entre eux était proche de l'agresseur des surveillants, Michaël Chiolo. Les deux hommes auraient discuté pendant une vingtaine de minutes avant que l'homme n'entre dans l'unité de vie familiale, le jour de l'attaque. 

Europe 1
Par Salomé Legrand