Eric, un boulanger verbalisé pour avoir ouvert le 1er-Mai avec ses employés témoigne au micro d'"Eliot Deval et vous". Il raconte qu'après son contrôle, il a reçu un appel de Sébastien Lecornu pour le rassurer et lui dire qu'il ne paiera pas les amendes.
Une journée dont il se souviendra. Boulanger dans l'Isère, Eric a décidé d'ouvrir sa boulangerie ce vendredi 1er mai avec ses sept salariés. "Ce matin, j'ai ouvert à 7h et à 8h15, j'ai deux inspecteurs du travail qui sont venus", raconte l'homme dans Eliot Deval et vous.
Malgré la promesse de Sébastien Lecornu de permettre aux boulangers et fleuristes d'ouvrir normalement, les fonctionnaires sont formels : Eric n'a pas le droit d'ouvrir. Il va donc être verbalisé à hauteur de 750 euros par salarié, comme le prévoit la loi, soit une amende théorique de 5.250 euros.
Sébastien Lecornu "fera en sorte que les amendes soient annulées"
Mais peut-être que cet artisan n'aura jamais à verser une telle somme, puisqu'après ce contrôle, il a eu un coup de fil pour le moins atypique. "Je viens d'avoir le Premier ministre au téléphone, il vient de m'appeler. Il m'a dit que de toute façon, les amendes, il n'y aurait pas de suite et qu'on ferait en sorte que les amendes soient annulées."
"Il m'a remercié d'être ouvert, d'avoir joué le jeu, et que je n'avais pas à m'en faire, qu'il n'y aurait pas de sanctions derrière", ajoute-t-il encore.