Incendie d'un bâtiment de Vinci au péage de Bessan : 35 interpellations

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Le 18 décembre dernier, un péage de Vinci à Bessan avait été incendié par des "gilets jaunes".
Le 18 décembre dernier, un péage de Vinci à Bessan avait été incendié par des "gilets jaunes". © PASCAL GUYOT / AFP
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Après deux incendies survenus mi-décembre à un péage de Vinci à Bessan dans l'Hérault, les gendarmes ont procédé mardi à 35 interpellations.

Quarante-cinq personnes ont été arrêtées mardi matin dans l'Hérault lors d'une vaste opération dans le cadre de l'enquête sur deux incendies ayant visé mi-décembre un local de Vinci sur le péage de Bessan, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

150 gendarmes mobilisés. Quelque 150 gendarmes ont lancé cette opération, centrée sur le secteur de Pézenas, sur commission rogatoire du parquet de Béziers dans le cadre de l'enquête sur deux incendies survenus sur ce péage de l'A9, considéré comme l'un des bastions des "gilets jaunes", dans la nuit du 15 au 16 décembre puis dans celle du 18 au 19 décembre. L'autoroute A9 a été coupée à plusieurs reprises au niveau de Bessan depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" et la sortie 34 (Agde) à ce niveau fermée également à plusieurs reprises.

Des "casseurs". Des personnes interpellées mardi matin sont aussi soupçonnées d'avoir participé à des heurts contre les gendarmes chargés d'évacuer les lieux dans la nuit du 15 au 16 décembre. Considérées comme des "casseurs", ces personnes auraient été selon des sources proches de l'enquête mêlées aux "gilets jaunes" et auraient alors commis des dégradations sur l'ensemble des locaux de Vinci sur ce péage en incendiant ou en détruisant du matériel.

Vrais et faux "gilets jaunes". Des personnes se revendiquant "gilets jaunes" avaient assuré être les auteurs du second incendie mais d'autres "gilets jaunes" de la première heure avaient au contraire assuré ne pas en être à l'origine et estimé que de tels actions nuisaient globalement au mouvement.