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«Ils ont accompagné nos enfants» : après les tirs dans un collège à Aubagne, les parents et élèves solidaires du corps éducatif

[Miguel MEDINA / AFP]

Après les tirs qui ont blessé le principal et une enseignante d'un collège d'Aubagne, l'émotion reste vive dans la ville. Alors que le parquet national antiterroriste s'est saisi de l'enquête, habitants, parents et enfants se sont rassemblés mardi 13 octobre pour témoigner leur soutien à la communauté éducative, profondément marquée par l'attaque.

Après la fusillade dans un collège d'Aubagne qui a fait deux blessés, le principal de l'établissement et une enseignante, l'enquête prend une nouvelle tournure. Le parquet national antiterroriste se saisit du dossier. 

Les premières investigations mettent en évidence une fascination de l'assaillant pour la violence extrême. Cet adolescent de 14 ans pourrait être un membre de la True Crime Community, une mouvance née récemment aux États-Unis et au Canada et qui glorifie les auteurs de tueries de masse.

Tandis que l'enquête avance, l'émotion ne retombe pas dans la ville des Bouches-du-Rhône. Profondément choqués par ces coups de feu tirés par cet élève de troisième dans un établissement scolaire sans histoire, un rassemblement citoyen était organisé mardi 13 octobre dans le centre d'Aubagne.

"On vient les soutenir"

Dans les rues de la ville, des parents comme Amandine témoignent de leur soutien inconditionnel et de la reconnaissance envers le corps enseignant de ce collège. "Franchement, ils ont été chouettes. Ils ont accompagné nos enfants, ils les ont mis en sécurité, ils sont restés et ils nous les ont rendus dans la main. Je ne vois pas ce qu'on pourrait dire de plus, donc c'est important de les soutenir parce qu'ils y sont pour rien".

Les enfants ont laissé également des mots pour leurs enseignants comme "Le collège, c'est vous, merci d'être là", "Unis face à la violence, unis dans la solidarité", "Gardons espoir en notre humanité". Liam, 11 ans, a aussi une pensée pour ses camarades qui ont été les plus traumatisés.

"Il y en a peut-être qui n'auront plus envie de venir avec des élèves qui ramènent des pistolets à l'école. (...) Si tu te fais tirer dessus dans un endroit où il n'est pas censé y avoir d'armes, c'est un peu violent. On vient les soutenir", développe-t-il.

La question du retour en cours qui divise les parents : au plus vite, estiment certains, quand d'autres préfèrent laisser passer les vacances avant d'envisager un retour.