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«Il semble que ce n'est pas une clim» : les arnaques aux climatiseurs se multiplient pendant la canicule

[Eric Broncard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

À l'approche d'un nouvel épisode de fortes chaleurs, les ventes de climatiseurs explosent… Tout comme les arnaques. Faux climatiseurs, publicités trompeuses sur les réseaux sociaux, commandes jamais livrées : de nombreux consommateurs se retrouvent avec un simple rafraîchisseur d'air ou perdent leur argent sans jamais recevoir leur appareil.

Alors qu'une nouvelle vague de chaleur est annoncée à partir du week-end du samedi 4 juillet, la tentation d'acheter un climatiseur grandit. Mais prudence : si c'est le cas, les arnaques se multiplient.

Certains sites prétendent vendre des appareils sans tuyau, sans travaux, présentés comme des inventions françaises et à des prix défiant toute concurrence, sauf qu'ils n'existent pas et sont totalement faux. Les témoignages de personnes tombées dans le piège se multiplient, comme celui de Tania, 36 ans.

Des prix exorbitants

Cette femme ne supportait plus la chaleur dans son appartement. Équipée d'un simple ventilateur, elle décide d'acheter un climatiseur sur internet. "Mais il semble que ce n'est pas un climatiseur alors qu'il est écrit climatiseur", déplore-t-elle.

L'objet est en réalité un rafraîchisseur d'air, beaucoup moins puissant qu'une clim et, surtout, beaucoup moins fiable. "Il y a une fonction brumisateur dans le pseudo-climatiseur qui, au bout de deux jours, ne marchait déjà plus. Avec le ventilateur classique et ça, je me rends compte qu'il n'y a aucune différence, à part le prix", tente-t-elle de relativiser.

Un prix de 150 euros pour un objet au niveau sonore très élevé. "Il a quatre positions, et la dernière fait vraiment beaucoup de bruit pour rien. C'est une vraie arnaque comme truc", explique Tania.

Des arnaques sur les réseaux sociaux

Et ces arnaques se multiplient. Fabrice a, lui, commandé un climatiseur à 150 euros sur les réseaux sociaux, mais celui-ci n'est jamais arrivée. "Vous vous faites avoir par les réseaux sociaux sur une pub d'une société qui est à Vilnus. Et puis, quand vous appelez votre banque, on vous dit : 'Maintenant, il faut payer'. On ne peut rien faire".

Depuis, Fabrice ne parvient pas à joindre la plateforme d'achat mais, ironie du sort, il continue de recevoir des mails promotionnels pour la même climatisation.