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«Il n'y a absolument rien qui a tenu» : sur les Champs-Élysées, les stigmates des violences en marge du sacre du PSG sont encore visibles

«Il n'y a absolument rien qui a tenu» : sur les Champs-Élysées, les stigmates des violences en marge du sacre du PSG sont encore visibles [Thomas Flattard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Près d'une semaine après les violences en marge du sacre du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des champions, des stigmates de cette soirée sont encore visibles sur l'avenue des Champs-Élysées, à l'image d'un kiosque à crêpes, incendié par des casseurs. Un outil de travail réduit à néant. 

Une carcasse calcinée sur la plus belle avenue du monde. Alexis Bratacos montre, dépité, ce qu'il reste de son kiosque en métal vert, détruit lors des violences en marge du sacre du PSG en finale de la Ligue des champions, samedi dernier. 

"Qu'est-ce qui se passera si le PSG regagne l'année prochaine ?"

"On peut littéralement attraper des poignées de cendres sur les côtés du stand. L'extérieur de la structure n'est pas quelque chose qui prend feu facilement. Pour qu'un tel feu ait été déclenché, c'est sans doute un feu d'artifice qui a été tiré à l'intérieur. On peut identifier le cercle. Ce sont les crêpières qu'on voit qui sont devenues des tas de cendres. Il n'y a absolument rien qui ait tenu". 

C'est par des vidéos envoyées par ses proches qu'il découvre samedi soir les casseurs en pleine action, son camion blanc saccagé et puis les flammes qui dévorent son lieu de travail. 

"Ce n'étaient pas des supporters avec des drapeaux et des maillots, ce sont des gens qui sont venus sur les Champs-Élysées qui ont détruit mon camion juste par méchanceté. On le voit clairement. Ils sont en train de rigoler en détruisant mon stand. Il faut qu'il y ait des responsables, sinon, qu'est-ce que ça veut dire ? Le PSG vient de gagner deux années de suite. Qu'est-ce qui se passera s'il regagne l'année prochaine ?". 

Le jeune homme compte porter plainte. En attendant, le voilà réinstallé par la mairie dans un kiosque inoccupé, trottoir d'en face, pour tenter de sauver la saison : "On va faire les travaux pour exploiter l'endroit mais ça va sans doute nous prendre le mois de juin. Ensuite, le mois de juillet, on est fermés pour la sécurité, pour le 14-Juillet, et pour les tribunes du Tour de France. Et du coup, ça ne nous donne que le mois d'août et le début du mois de septembre pour faire notre saison". 

Entre la destruction du véhicule, des marchandises et du matériel, le vendeur de crêpes estime le préjudice financier à plusieurs dizaines de milliers d'euros. Et une perte de salaire conséquente pour ses deux employés, deux pères de famille.