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«Il faut renouer avec l’assimilation» : Naïma M’Faddel appelle à «remettre au centre la France»

[Klaudia Radecka / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Invitée de "L’interview actu" d’Europe 1 ce samedi matin, l’essayiste Naïma M’Faddel a défendu le modèle de l’assimilation et appelé à replacer "la France", "les Français" et "l’histoire de France" au centre de la transmission. Une conception qu’elle rattache à son propre parcours, après son arrivée du Maroc en France à l’âge de huit ans.

Faut-il remettre l’assimilation au cœur du modèle français ? Pour Naïma M’Faddel, la réponse est oui. Invitée de "L’interview actu" sur Europe 1 ce samedi, l’essayiste défend un modèle qu’elle estime aujourd’hui affaibli et qu’elle oppose à une logique d’assignation des Français à leurs origines.

Dans son livre Le peuple sacrifié. La trahison des élites, paru le 14 octobre chez Fayard, Naïma M’Faddel estime que la France a échoué dans sa promesse d’assimilation et met notamment en cause le développement du communautarisme et du séparatisme.

Au micro d’Europe 1, elle appuie notamment son propos sur sa propre histoire. Arrivée du Maroc en France durant son enfance, Naïma M’Faddel raconte avoir découvert un pays qui, selon elle, était alors "fort de son identité, de sa culture" et accueillait les étrangers "dans l’idée d’assimiler".

"Remettre au centre l’histoire de France"

Pour l’essayiste, renouer avec ce modèle passe d’abord par la transmission d’une histoire commune. Elle évoque notamment l’enseignement reçu à l’école et la célèbre formule "nos ancêtres les Gaulois". "Je savais parfaitement, à huit ans, que mes ancêtres n’étaient pas les Gaulois", souligne-t-elle, tout en défendant l’idée d’une intégration dans une histoire nationale commune.

Interrogée sur les solutions qu’elle préconise, Naïma M’Faddel résume ainsi sa position : "Moi, je pense qu’il faut remettre au centre la France, il faut remettre au centre les Français, il faut remettre au centre l’histoire de France", avant d’appeler à "renouer avec l’assimilation".

Une notion qu’elle refuse de considérer comme synonyme d’effacement des origines. "Ce n’est pas un gros mot", insiste l’essayiste. "Je n’ai rien renié", ajoute-t-elle en faisant référence à ses origines marocaines.