Invité du Grand Rendez-vous Europe 1, CNews, Les Echos, Thibault de Montbrial, avocat et président du Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieur, explique qu'il faut rapprocher les jeunes de l'histoire de la France. Aussi bien les regrets que les gloires. Une façon pour lui de "reconstituer une conscience de ce que c'est que notre nation".
Comment arrimer les jeunes à la République et à la France ? Alors que la violence explose chez ces derniers, Théo à Lyon, prof poignardée à Sanary-sur-Mer, Thibault de Montbrial "il faut réapprendre aux jeunes ce qu'est la France pour pouvoir l'aimer".
"Quand j'ai plaidé pour la famille d'Arnaud Beltrame au procès de l'attentat de Trèbes et Carcassonne, qu'est-ce que j'ai dit ? J'ai dit Arnaud était un héros français. Qui parmi les moins de 40 ans aujourd'hui connaît les héros français ?", demande l'avocat au micro du Grand Rendez-vous Europe 1, CNews, Les Echos.
"Aujourd'hui, vous parlez de Charles Martel, on vous menace de prison"
"Ernest Renan disait 'La France est un héritage de gloire et de regret'. Il faut assumer les deux. Il faut assumer les regrets. Il faut parler les yeux dans les yeux de cette période des colonies qu'on nous renvoie tout le temps à la figure pour dire que ce n'était pas parfait, mais il y a des choses dont on peut parler. Mais maintenant, il faut avancer."
Et "surtout, il faut parler de la gloire", poursuit-il. "Moi, quand j'étais gamin, j'ai appris à aimer la France. J'ai eu envie d'être militaire en lisant les bouquins d'histoire. Aujourd'hui, vous parlez de Charles Martel, on vous menace de prison. On est dans une logique où tout ce qui fait qu'un jeune ait envie de s'approprier, de devenir un maillon supplémentaire de l'histoire millénaire de la France, tout ça il l'ignore."
"Reconstituer une conscience de ce que c'est que notre nation"
"Nous sommes un pays, il faut assumer, aux racines gréco-latines, de tradition judéo-chrétienne, où on a le droit d'aimer qui on veut, où on a le droit de croire ou de ne pas croire. Je dis souvent qu'il y a un truc qui est formidable, c'est le roman national. On me dit le roman national, c'est un truc de facho. D'abord, c'est un contresens historique", pointe encore Thibault de Montbrial.
"Le roman national, ce sont les hussards noirs de la République à la fin du 19e et du début du 20e siècle qui ont cassé l'influence du clergé sur la politique en France, ce qui a abouti à la loi de 1905. Faisons cette chose que la gauche a su faire pour reconstituer une conscience de ce que c'est que notre nation."