Harcèlement de rue : Garde ton corps, l'appli qui sécurise les femmes sur leurs trajets

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Dans "La France bouge" sur Europe 1, coup de projecteur sur une application pour smartphone qui sécurise les femmes confrontées à du harcèlement de rue au cours de leurs déplacements.
LA FRANCE BOUGE

Sifflements, regards insistants, insultes… Près de neuf femmes sur dix ont été victimes au cours de leur vie de harcèlement de rue, selon une enquête réalisée par la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation européenne d'études progressistes. Pour s'épargner ce type de désagréments, des femmes font parfois le choix d'éviter de se promener seules le soir, et délaissent peu à peu, et malgré elles, l'espace public.

Pour mettre fin à cette situation inacceptable, trois trentenaires aixoises, Anaïs Carmona Clerx, Caroline Pheng et Pauline Vanderquand, ont créé une application qui vise à rassurer les femmes lors de leurs déplacements en ville la nuit. Elles sont venues présenter leur outil, baptisé "Garde ton corps", dans La France bouge, mercredi sur Europe 1.

Comment ça marche ?

"Garde ton corps" est une application gratuite, téléchargeable sur smartphone. Elle est en grande partie basée sur la géolocalisation. Elle présente trois fonctionnalités : "Je rentre", "Lâche-moi" et "Aide-moi". Pour chacune, les utilisatrices peuvent prévenir des contacts (conjoint.e, amis, famille, voisins…) au moment du déplacement, d'une situation inopportune ou, en dernier ressort, d'une vraie détresse. "Vos contacts peuvent savoir d'où vous partez, quel est votre niveau de batterie, et vous suivre sur le trajet. S'il ne se passe rien, tant mieux. S'il se passe quelque chose, c'est l'application qui les prévient", indique Caroline Pheng au micro d'Europe 1. 

Les créatrices de l'appli ont par ailleurs souhaité impliquer les bars et lieux nocturnes de la ville. "Les femmes qui ont un sentiment d'insécurité vont pouvoir se géolocaliser et trouver nos lieux nocturnes partenaires dans la ville. Elles vont ensuite montrer un code visuel, que l'application leur envoie, au vigile, à l'agent de sécurité, pour qu'il les accueille dans ce lieu, qui devient un refuge", précise Caroline Pheng. Pour l'heure, l'application n'est active qu'à Aix-en-Provence. Mais un "déploiement national" est prévu pour cette année.