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Guerre au Moyen-Orient : avec la hausse du prix des carburants, les artisans mis à mal

Les prix de certains matériaux, comme le plastique, flambent également. [AFP]

Alors que la guerre au Moyen-Orient continue de faire rage ce jeudi, le prix des carburants ne diminue pas et pourrait même connaître une nouvelle hausse. Une situation qui met en grande difficulté les artisans. Europe 1 est allée à leur rencontre.

Le prix du carburant à la pompe est au plus haut depuis de nombreux mois et pourrait connaître une nouvelle flambée à cause de la situation géopolitique au Moyen-Orient. Les conséquences sont nombreuses dans le quotidien des Français, mais aussi pour les professionnels. Les artisans sont en grande souffrance et leurs activités sont menacées.

"C'était déjà un budget assez important"

La Capeb, la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment, dénonce une situation catastrophique. Exemple dans les Bouches-du-Rhône, où la trésorerie et les marges fondent comme neige au soleil. Philipe Nimbi, maître artisan en menuiserie et aluminium à Châteauneuf-les-Martigues, doit s'adapter. 

"J'évite de trop rouler. Parfois, cela m'arrive d'aller un peu loin vers Nice, mais en général, j'essaie de rester dans le coin. Avant, j'y allais plus facilement", témoigne-t-il au micro d'Europe 1.

Et d'ajouter : "C'était déjà un budget assez important. Les marges baissent, donc on roule moins. On souffre, car nos fournisseurs nous font de moins en moins confiance et il faut donc souvent payer à l'avance. On essaie de se débrouiller, mais il faut jongler avec la trésorerie sur tous les postes."

Le prix des matériaux flambe également

Une double peine pour le secteur de l'isolation et de la rénovation énergétique, puisque le pétrole entre dans la composition de certains matériaux. Franck Fourniquet, patron de l'entreprise EcoTesys à Gémenos, en fait les frais. 

"Tout ce qui est isolant ou plastique, ça a pris entre 20 à 30%. Ce sont des montants qui ne sont pas admissibles. Quand on a des devis qui ont été engagés auprès de clients, ils ne comprennent pas bien qu'on ne puisse plus honorer les tarifs qu'on leur avait annoncés", explique-t-il.

"On ne répercute pas la totalité, mais on est obligé d'augmenter tout de même une partie, sinon ça ne sert à rien d'aller bosser", se désole-t-il. Résultat : le téléphone sonne moins. Ces artisans le constatent au quotidien, leurs clients revoient leurs chantiers à la baisse.