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Grève de la fonction publique : pourquoi les policiers redoutent des débordements dans les lycées

Les policiers redoutent de nouveaux débordements mardi matin, d’autant plus que certaines personnalités politiques instrumentalisent depuis quelques jours la mobilisation. [Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Alors que 160 rassemblements sont prévus mardi pour la journée de mobilisation de la fonction publique, les lycéens sont appelés à rejoindre le mouvement. Un syndicat appelle à bloquer les établissements, dans un contexte tendu après les violences survenues la semaine dernière devant plusieurs lycées franciliens.

Quelle sera l’ampleur de la mobilisation ? Mardi, les agents de la fonction publique sont attendus dans la rue. Au total, 160 rassemblements sont prévus partout en France. Une journée de grève à laquelle les lycéens souhaitent désormais se joindre, alors que l’accès à une trentaine d’établissements scolaires a été perturbé la semaine dernière, avec parfois des violences. Un syndicat appelle à bloquer tous les lycées de France.

La crainte des forces de l'ordre

À l’origine de cet appel, l’Union syndicale lycéenne, premier syndicat lycéen de France. Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, ses membres appellent "chaque élève à se mobiliser en constituant des groupes et en bloquant l’accès aux cours". La raison de cette mobilisation : des conditions de travail dégradées et des manques de personnel, selon le syndicat.

La semaine dernière déjà, plusieurs établissements scolaires franciliens avaient été bloqués, notamment à Créteil, à Sarcelles ou encore à Champigny-sur-Marne, où des violences ont eu lieu. Des mortiers d’artifice avaient été tirés en direction des policiers devant certains lycées. Au total, une trentaine de mineurs avaient été interpellés.

Les policiers redoutent de nouveaux débordements mardi matin, d’autant plus que certaines personnalités politiques instrumentalisent depuis quelques jours la mobilisation. Des députés de La France insoumise se sont rendus la semaine dernière devant des établissements scolaires du Val-de-Marne bloqués. Ils ont ainsi apporté leur soutien aux élèves, tentant de récupérer politiquement le mouvement.