Gilets jaunes : quinze mois ferme pour des dégradations à la préfecture des Vosges

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Cette peine, assortie d'un mandat de dépôt, est légèrement inférieure aux réquisitions du parquet (photo d'illustration).
Cette peine, assortie d'un mandat de dépôt, est légèrement inférieure aux réquisitions du parquet (photo d'illustration). © Pixabay - creative commons
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"Il s'est laissé entraîner... L'effet de groupe dilue le raisonnement de l'individu", a plaidé vendredi son avocate, Me Émeline Aquino. 

Un homme de 29 ans a été condamné à quinze mois de prison ferme par le tribunal correctionnel d’Épinal pour avoir commis d'importantes dégradations à la préfecture des Vosges lors d'une manifestation des "gilets jaunes" fin février, a-t-on appris samedi de source judiciaire. Cette peine, assortie d'un mandat de dépôt, est légèrement inférieure aux réquisitions du parquet qui avait réclamé 18 mois ferme à l'encontre du prévenu, également condamné pour jets de pierre sur deux policiers lors de cette manifestation du 23 février à Épinal, a indiqué à l'AFP Me Pierre-André Babel, l'avocat de la préfecture.

27.000 euros de dégâts. Interpellé mercredi et jugé vendredi en comparution immédiate, le jeune homme est un Nancéien qui participe au mouvement des "gilets jaunes" depuis "fin décembre", selon le conseil. Plusieurs personnes, dont le prévenu, avaient lancé des pavés contre des fenêtres de la préfecture, en brisant plusieurs, et avaient "arraché" la grille d'entrée du bâtiment, a indiqué Me Babel. Au total, le montant des dégâts s'élève à 27.000 euros, selon l'avocat.

"Déjà un gros casier judiciaire". Selon le conseil, les auteurs de ces dégradations "étaient tous masqués, sauf le prévenu", qui a pu être identifié grâce à des images de vidéosurveillance. "Mais il avait dans son sac des affaires de rechange afin de passer inaperçu", a précisé Me Babel, selon lequel le jeune homme, qui a "déjà un gros casier judiciaire", a été condamné récemment pour des dégradations, commises cette fois lors d'une manifestation de "gilets jaunes" à Nancy. Il a fait appel de ce jugement, selon Me Babel.

"Il s'est laissé entraîner... L'effet de groupe dilue le raisonnement de l'individu", a plaidé vendredi son avocate, Me Émeline Aquino, selon des propos rapportés par le quotidien Vosges Matin.