"Gilets jaunes" : deuxième journée de manifestations dans le calme pour le premier anniversaire

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Jérôme Rodrigues figurait parmi les manifestants rassemblés à Paris, dimanche (photo d'archives).
Jérôme Rodrigues figurait parmi les manifestants rassemblés à Paris, dimanche (photo d'archives). © AFP
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Les participants étaient réunis dans le calme sur une place à proximité des Halles, dans le cœur de la capitale, dimanche à la mi-journée, au lendemain d'une journée "anniversaire" marquée par des violences. 

Des "gilets jaunes" manifestaient dimanche dans le calme en France, au lendemain de violences à Paris qui ont émaillé le premier week-end anniversaire du mouvement de contestation sociale. Environ 200 personnes, dont les figures "gilets jaunes" Jérôme Rodrigues ou Priscilla Ludoski, étaient réunis dimanche à Paris dans le calme sur une place à proximité des Halles, dans le cœur de la capitale.

Les Galeries Lafayette, sur les grands boulevards, ont décidé de fermer leurs portes en début d'après-midi après la brève intrusion de quelques dizaines de "gilets jaunes", a indiqué à l'AFP une porte-parole de la direction. "Macron détruit la France et vos droits, ne nous critiquez pas ! On est là pour vous", pouvait-on lire sur une pancarte, tandis qu'étaient entonnés les chants habituels des "gilets jaunes": "On est là, on est là, même si Macron le veut pas, nous on est là".

 

"Je ne sais pas si le 5 décembre est un horizon"

Samedi, Priscillia Ludoski, co-organisatrice de la manifestation, avait tweeté: "Nasse à place d'Italie, impossible de partir, manifestation déclarée annulée à la dernière minute". "On n'a pas eu de réponse politique si ce n'est que du mépris. Ce n'est pas normal qu'on ait autant de répression", a-t-elle déclaré dimanche lors du rassemblement près des Halles. Interrogée sur la grève interprofessionnelle du 5 décembre contre la réforme des retraites, elle juge que "depuis le début (du mouvement des "gilets jaunes") il y a des convergences sur plein de sujets. Ce serait vraiment bien que tout le monde sorte dans la rue maintenant".

"Je sais pas si le 5 décembre est un horizon mais je sais qu'il y a beaucoup de syndiqués qui se 'giletjaunisent' parce qu'ils s'aperçoivent que leurs élites bafouillent", a de son côté déclaré Jérôme Rodrigues. Dimanche, la préfecture de police a annoncé avoir effectué 372 contrôles préventifs et interpellé 9 personnes depuis le début de la matinée.

20 personnes interpellées dimanche

À 13 heures dimanche, la préfecture de police de Paris faisait état de 20 personnes interpellées et 639 contrôles effectués dans la matinée. Samedi, les forces de l'ordre avaient procédé à 254 interpellations en France, dont 173 à Paris.