Deux départs de feu en bordure de route dans les Bouches-du-Rhône ravivent l’inquiétude. Si la thèse du mégot reste privilégiée, l’indignation est forte face à des comportements jugés irresponsables, malgré les messages de prévention répétés.
Des feux de forêt qui sèment la désolation et la colère. Deux départs de feu ont eu lieu en bordure de route cette semaine dans les Bouches-du-Rhône. La thèse du jet de mégot ne fait guère de doute pour les pompiers et les habitants, mais l’enquête devra le confirmer. Une inconscience qui peut coûter cher, même si les dégâts matériels sont très limités cette fois-ci. L’indignation est palpable sur place.
"Le mégot par la portière, c’est fait exprès"
Car la communication sur ce sujet est massive, que ce soit de la part des pompiers ou via les panneaux sur autoroute. Impossible de dire que l’information n’est pas passée. Et cela exaspère tous ceux qui ont eu une belle frayeur cette semaine encore, à l’image de cette habitante.
"C’est horrible, c’est désespérant surtout. Maintenant on a quand même de la communication, des télés, tout ça, qui nous disent… Et on se dit qu’il y a assez de prévention et les gens ne changent pas", déplore-t-elle.
Et certains ici, comme Dominique, pensent que ces incendies ne sont pas accidentels. "Le mégot par la portière, c’est fait exprès, c’est ce que je pense. Inconscient ? Je ne sais pas, parce que c’est bizarre. Il y a du vent, il fait chaud, c’est sec. Ils savent bien que s’ils jettent un mégot par la fenêtre… Voilà quoi. C’est volontaire, on se doute bien", dénonce-t-elle.
"9 feux sur 10 sont d’origine humaine"
Volontaires ou accidentels, ces feux sont essentiellement dus à l’homme, rappelle Stéphane Guyot, des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône.
"9 feux sur 10 sont d’origine humaine. Les premiers responsables sont les personnes qui jettent leurs mégots. Évitez les barbecues en forêt, les travaux en forêt. Évitez les brûlages encore", conseille le professionnel.
Les pompiers alertent l’opinion publique pour une véritable prise de conscience collective, car 7.000 départs de feu ont déjà été recensés cette année en France.