"Extinction Rébellion" : qui sont ces activistes écologistes qui prévoient une semaine de blocages dans 55 villes ?

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Extinction Rebellion 1280 1:41
© JACQUES DEMARTHON / AFP
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Mouvement écologiste international, "Extinction Rebellion" appelle cette semaine à une série d’actions coup de poing, mais non violentes, dans plusieurs grandes villes à travers le monde. Objectif : pousser les dirigeants politiques à agir face au changement climatique.
ON DÉCRYPTE

Samedi, les activistes écologistes d'"Extinction Rebellion" ont donné le coup d'envoi à une nouvelle séquence de mobilisation coup de poing pour dénoncer l’inaction climatique des États. Ce mouvement international appelle à converger vers toutes les capitales pour une semaine de blocages. De Berlin à Buenos Aires, en passant par Londres, 55 villes seraient concernées.

Au programme de cette "rébellion internationale" : des blocages de rues, des occupations illégales, des campagnes d’affichage et des "ateliers artistiques". À Paris, lundi, des milliers de militants - ils seraient 8.000 en France selon l'un des membres du mouvement - annoncent déjà le blocage de lieux-clés de la capitale.

"Par rapport à ce qui nous attend, quelques heures dans un commissariat, ce n’est rien"

"On prône la désobéissance civile, donc on enfreint certaines règles, mais par nécessité." Convaincu qu’il fallait agir face à l’urgence climatique, Alex a rejoint "Extinction Rébellion" il y a six mois. Ce jeune Lyonnais, très impliqué dans ce mouvement qui se veut non violent, a même posé une semaine de congés. "Il n’y a pas de dégradation de matériel. Se retrouver face à une cinquantaine de personnes assises par terre, sans insulte... il n’y a pas de raisons que les forces de l’ordre se mettent à réagir de façon agressive", soutient-il auprès d'Europe 1.

Chez "Extinction Rebellion" il n’y a ni chef, ni porte-parole. Les militants apparaissent à visage découvert, et avant chaque action coup de poing, ils décident jusqu’où ils sont prêts à aller. "Dans les formations, on apprend à réagir en garde à vue ou si la police nous charge", explique Mathilde. "C’est l’avenir de l’humanité qui est en jeu. Par rapport à ce qui nous attend, quelques heures dans un commissariat, ce n’est rien", assure cette militante.

Ces militants, extrêmement déterminés, rejoindront dans les prochains jours des lieux de blocage encore tenus secrets avec des sacs de couchage pour y passer la nuit. À Paris, tout au long de la semaine, "Extinction Rebellion" prévoit différentes actions, notamment un blocage du trafic fluvial sur la Seine.

Europe 1
Par Jihane Bergaoui, édité par Romain David