EXCLU EUROPE 1 - «Si un professeur a été tué un jour, il faut se dire qu'il y en aura d'autres», redoute la sœur de Samuel Paty

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Six ans après l’assassinat de Samuel Paty, le 16 octobre 2020, sa sœur Mickaëlle Paty a dit sa crainte, au micro de Dimitri Pavlenko, de voir l'affaire tomber dans l'oubli. Revenant notamment sur la fusillade dans un collège d’Aubagne, elle craint que d’autres enseignants ne soient tués.

Invitée d'Europe 1 Matin ce vendredi 16 octobre, Mickaëlle Paty, la sœur de Samuel Paty, professeur assassiné à la sortie du collège de Conflans-Sainte-Honorine en 2020, déplore, six ans après l'attentat, la politique du "pas de vagues". 

"On le voit bien à l'heure actuelle, pour toutes les situations qui peuvent intervenir avec des enseignants agressés, violentés, menacés... On met la poussière sous le tapis, on essaye de passer à autre chose", dénonce-t-elle. 

Alors que les faits de violences contre des enseignants se multiplient, comme la fusillade au collège d'Aubagne ce lundi, le nom de Samuel Paty est régulièrement "associé à une menace de mort", relate-t-elle. "Maintenant, il faut vraiment que l'éducation nationale le comprenne, ce ne sont pas des paroles en l'air. Si un jour un professeur a été tué, il faut se dire qu'il y en aura forcément d'autres", prévient-elle.