Six ans après l'assassinat de Samuel Paty, sa sœur Mickaëlle Paty poursuit un travail de transmission auprès des jeunes. Dans Europe 1 matin, elle explique s'appuyer sur le film "L'abandon" pour engager des échanges avec des collégiens et des lycéens autour de la désinformation, des réseaux sociaux et de la liberté d'expression.
Pour Mickaëlle Paty, le film L'abandon, réalisé par Vincent Garenq sur la mort de son frère, le professeur Samuel Paty assassiné il y a six ans jour pour jour par un terroriste islamiste, constitue un support central dans les rencontres qu'il mène avec les élèves. "Ce film, c'est l'outil pédagogique par excellence", explique-t-elle. Selon elle, cette œuvre permet aux adolescents de mieux comprendre les mécanismes qui ont conduit à l'assassinat de son frère.
Lors de ces échanges organisés dans des établissements scolaires, elle constate que les jeunes s'intéressent particulièrement au rôle joué par les réseaux sociaux ainsi qu'à la circulation d'informations fausses ou déformées. La projection sert ainsi de point d'appui pour revenir sur le déroulement des faits et favoriser la discussion.
Un travail de transmission auprès des élèves
Mickaëlle Paty souligne également la qualité des échanges avec les collégiens et les lycéens qu'il rencontre. À ses yeux, les élèves parviennent à identifier les conséquences que peuvent avoir les mensonges relayés en ligne et mesurent les enjeux liés à la liberté d'expression.
Ces interventions s'inscrivent dans une démarche de transmission de la mémoire de Samuel Paty, mais aussi de sensibilisation aux risques de la désinformation. En s'appuyant sur le film et sur les questions des élèves, Mickaëlle Paty cherche à nourrir une réflexion plus large sur l'esprit critique et sur les responsabilités de chacun face aux contenus diffusés sur les réseaux sociaux.