Étudiants : le coût de la rentrée en baisse, selon la Fage

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La Fage et l'Unef n'ont pas le même diagnostic concernant l'évolution du coût de la vie étudiante.
La Fage et l'Unef n'ont pas le même diagnostic concernant l'évolution du coût de la vie étudiante. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Le prix moyen de la rentrée pour un étudiant est en recul de 6,79%, selon le syndicat. 

Le coût de la rentrée universitaire est en baisse pour la première fois depuis des années selon la Fage (Fédération des associations générales étudiantes), premier syndicat étudiant, qui salue la suppression de la cotisation pour la sécu étudiante mais s'inquiète de la hausse des frais de scolarité dans nombre d'établissements.

Le prix moyen de la rentrée pour un étudiant est en recul, de 6,79%, pour la première fois depuis 2002, année de la parution de la première étude annuelle sur le coût de la rentrée pour les étudiants réalisée par la Fage, a indiqué lundi l'organisation. Jimmy Losfeld, président du syndicat étudiant, explique cette baisse par la suppression du régime de sécurité sociale étudiant et ses 217 euros de cotisation. Les étudiants sont désormais rattachés au régime général de la sécu, dans le cadre de la loi Orientation et réussite des étudiants (ORE), que la Fage a soutenue.

"Un meilleur accès au soin". Les étudiants doivent en revanche payer 90 euros de contribution à la vie étudiante (sauf les boursiers), mais au final, il y a un gain de pouvoir d'achat "et un meilleur accès aux soins", selon Jimmy Losfeld, rappelant les dysfonctionnements des mutuelles étudiantes lors des années passées, notamment les gros délais de remboursements.

La baisse est sensible pour les étudiants de 20 ans et plus, puisque ceux âgés de moins de 20 ans ne payaient pas les 217 euros de cotisation à la sécu. Mais sur un cycle de licence (trois ou quatre ans), les étudiants sont nettement gagnants avec ce nouveau système, a calculé la Fage.

L'Unef n'a pas le même diagnostic. L'Unef, 2ème syndicat étudiants et vivement opposé à la loi ORE, a lui conclu à une augmentation du coût de la rentrée universitaire (+1,31%) dans son étude publiée la semaine dernière.

Les deux organisations étudiantes s'entendent pour déplorer la hausse des loyers, notamment des petites surfaces, dans les grandes villes universitaires (Lille, Marseille, Toulouse, etc.) et à Paris en particulier. Elles réclament toutes deux un encadrement des loyers des petites surfaces dans ces lieux.

"Après les 40.000 logements étudiants construits par Hollande, le gouvernement a promis 60.000 logements supplémentaires lors de ce quinquennat", a rappelé la Fage.

Si les frais d'inscriptions à la fac ont baissé (170 euros cette année contre 184 en 2017), la Fage s'est insurgée contre la hausse de frais de scolarité dans de nombreux établissements : des écoles de commerce mais aussi des écoles d'ingénieurs sous tutelle exclusive du ministère de l'Enseignement supérieur, comme Les Mines Nancy et Centrale Lille, Lyon, Marseille et Nantes.