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En directMouvement lycéen : le gouvernement prévoit le remplacement de Parcoursup

[© Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]
Après un deuxième week-end de manifestations, Laurent Nuñez a fait le bilan du ministère de l'Intérieur. Le Premier ministre Sébastien Lecornu va ensuite rencontrer les organisations lycéennes puis étudiantes. Suivez notre direct.
Un débat sans vote sur Parcoursup attendu mercredi à l'Assemblée nationale

Un débat sans vote sur "l'avenir du processus d'orientation" des lycéens se tiendra mercredi à 17H00 à l'Assemblée nationale à la demande du gouvernement, a indiqué à l'AFP le ministère des Relations avec le Parlement, confirmant une information de plusieurs médias.

Alors que le président Emmanuel Macron a promis ces derniers jours aux représentants des lycées une "refonte" de Parcoursup, le gouvernement a décidé de mettre ce dossier sur le bureau des députés. Le débat sans vote, organisé sur la base de l'article 50-1 de la Constitution, portera sur "l'avenir du processus d'orientation et d'affectation des lycéens dans l'enseignement supérieur".

Parcoursup pourrait être remplacé dans les deux ans, selon le gouvernement

Le gouvernement prévoit le remplacement de Parcoursup en deux temps, cette année et l'année scolaire prochaine, ainsi que quatre autres mesures, selon des influenceuses dans le domaine de l'éducation reçues par le Premier ministre Sébastien Lecornu avant les organisations de jeunesse.

Une source au sein de l'exécutif a confirmé à l'AFP la mesure visant Parcoursup, la plateforme d'orientation pour les études supérieures très critiquée par les lycéens depuis le début du mouvement.

«Ce n'est pas normal» que le pays «soit dans cet état d'ébullition à six mois de la présidentielle», juge Emmanuel Macron

En déplacement à Marseille, Emmanuel Macron a remercié "du fond du cœur" les forces de l'ordre pour leur mobilisation lors des manifestations des 17 et 24 octobre. Reconnaissant "clairement un défaut d'anticipation" lors du "samedi terrible" du 17 octobre, le chef de l'État a admis que les effectifs déployés avaient été insuffisants : "Vous avez tenu, et vous n'étiez pas assez de forces ce jour-là", a-t-il déclaré, assurant que les "leçons ont été tirées". Il a salué le "dispositif exceptionnel" du 24 octobre, qui a permis le maintien des manifestations sur des parcours modifiés, "tout en protégeant les centres-villes, les commerces et les bâtiments publics". "Plus jamais le 17 octobre. Le 24 octobre est un modèle", a-t-il ajouté.

Estimant qu'il n'est "pas normal qu'à six mois de la présidentielle, notre pays soit dans cet état d'ébullition", Emmanuel Macron a dénoncé ceux qui "se réjouissent du désordre". Il a annoncé que le dispositif serait maintenu les samedis suivants : "Si on fait bien notre travail collectivement, c'est un mouvement qui va se calmer, parce qu'on répondra aux attentes légitimes et parce que l'ordre sera tenu, mais rien n'est fait. Je vous dis ça avec beaucoup de détermination."

Les revendications lycéennes

Avant une entrevue avec le Premier ministre, les représentants des lycéens et des étudiants commencent à s'exprimer. Marius Mesnil, co-secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne, dit attendre "d'être écouté, enfin". Il a rappelé les revendications qu'il compte porter, parmi lesquelles "l'abrogation de Parcoursup" et "un plan d'urgence pour le bâti scolaire".

"Il n'y aura aucune concession, aucun compromis sur (nos) revendications", a ajouté Marius Mesnil. Des annonces concrètes, sous-entendu, "pas juste des petites miettes", sont réclamées par Suzanne Nijdam, présidente de la FAGE (Fédération des Associations Générales Étudiantes).

5 mesures de Sébastien Lecornu sont attendues face aux organisations lycéennes

Le Premier ministre reçoit à 14h30, à Matignon, les représentants des organisations lycéennes et étudiantes, avant une conférence de presse d'Édouard Geffray et de Philippe Baptiste à 17h30.

Plusieurs pistes sont à l'étude, le remplacement des professeurs absents, la réduction des effectifs dans les classes, l'amélioration des bâtiments scolaires et l'ouverture de places dans l'enseignement supérieur. Le gouvernement pourrait aussi annoncer des modifications de Parcoursup, afin de rendre les critères de sélection plus transparents.

Déclaration
Le président de la République juge que samedi prochain sera "à risque"

Emmanuel Macron juge que samedi prochain sera "à risque", les tracés des manifestations seront hors des centres-villes.

Le chef de l'État a promis des "décisions concrètes" concernant les revendications des lycéens. Emmanuel Macron a ensuite affirmé qu'il "ne va pas ici dire ce que le Premier ministre va dire dans quelques heures".

Emmanuel Macron attendu lundi à Marseille pour une visite surprise sur le "retour de l'ordre" après les violences du 17 octobre

Emmanuel Macron est attendu lundi à Marseille pour une visite surprise afin de constater le "retour de l'ordre républicain" après les violences qui ont émaillé la mobilisation citoyenne du 17 octobre, a annoncé l'Élysée.

"Le chef de l'État ira à la mairie de Marseille qui a été touchée par les violences du 17 octobre", rencontrera "des commerçants" qui ont été "victimes des pilleurs et des casseurs", a dit la présidence à l'AFP. "Il saluera et remerciera enfin les forces de sécurité intérieure qui ont permis le retour de l'ordre républicain", a-t-elle ajouté après un week-end marqué par de nouvelles manifestations mais sans incident majeur.

Selon les informations d'Europe 1, Emmanuel Macron arrivera à Marseille à 11h ce lundi matin.

Une journée du 24 octobre "maîtrisée", selon Laurent Nuñez

Le ministre de l'Intérieur a jugé que la journée du 24 octobre avait été "maîtrisée", sans "incident grave" relevé. Laurent Nuñez rappelle toutefois le "très haut niveau de violences contre les forces de sécurité intérieure", notamment de la part de la "mouvance d'ultragauche", qui s'est "greffée au sein des cortèges". 

Contrairement au 17 octobre, cette mouvance a pu, selon lui, être "cantonnée" au sein des cortèges.

Vers un prolongement des couvre-feux

Laurent Nuñez assure que la situation "ne va pas vraiment changer" ces prochains jours en raison de la colère sociale. Il affirme que "bien sûr" les couvre-feux vont se poursuivre dans le pays. Le ministre de l'Intérieur précise que ces décisions seront prises en lien avec les maires et les préfets locaux.

267 membres des forces de l'ordre et 150 manifestants blessés, dont trois graves

Le bilan de ce week-end a été dressé par Laurent Nuñez, avec 267 blessés parmi les forces de l'ordre, "pour la plupart légers" mais aussi trois graves, et "plus de 250 manifestants" selon une estimation du ministère de l'Intérieur.

1.435 personnes interpellées au total, annonce Laurent Nuñez

Le ministre de l'Intérieur a annoncé sur BFMTV que les forces de l'ordre ont procédé à "1.435 interpellations" lors des manifestations de ce week-end "sur l'ensemble du territoire national".

Bonjour à tous !

Après les violences du 17 octobre et la mobilisation de ce samedi 24 octobre, le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit ce lundi les organisations lycéennes et étudiantes.

De leur côté, les forces de l'ordre, éprouvées après deux samedis difficiles, s'inquiètent de nouvelles journées de mobilisations.

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