41 lycées étaient bloqués lundi à 9h30, soit 1% des quelque 3.700 établissements que compte la France, a indiqué le ministère de l'Éducation, précisant qu'aucune perturbation n'était relevée dans trois quarts des départements.
Les blocus de lycées sont "a priori résiduels", "de l'ordre de quelques unités" lundi matin, avait affirmé un peu plus tôt le ministre Édouard Geffray sur France Inter, en évoquant des cas en Île-de-France, dans le Nord et à Toulouse.
"On était ce matin sur quelques lycées perturbés, c'est a priori assez résiduel, quelques-uns en Ile-de-France, quelques-uns dans le Nord, un ou deux à Toulouse", a assuré sur France Inter le ministre de l'Education Edouard Geffray.
"La priorité absolue... c'est que les élèves puissent aller en cours. Moi, j'ai des élèves qui passent le baccalauréat à la fin de l'année, qui pour plusieurs centaines de milliers d'entre eux n'ont pas eu cours depuis 4 ou 5 semaines (...) et pour lesquels, par conséquent, l'année scolaire est maintenant en risque", a prévenu Edouard Geffray.
Dans le centre de Marseille, l'entrée du lycée Montgrand était bloquée lundi matin par plusieurs bennes à ordures empilées devant les grilles.
"On a repris le mouvement parce qu'on nous a soi-disant apporté des réponses, mais qui ne conviennent pas du tout, ce n'est clairement pas suffisant ce n'est pas ce qu'on demande", a indiqué à l'AFP Meriem, 16 ans, juchée sur les bennes. Sur les quelque 75 établissements scolaires que compte Marseille, lundi matin environ sept sont bloqués d'après des lycéens militants.
A Toulouse, devant le lycée Berthelot, les élèves ont remonté "les installations de blocage", pour empêcher d'accéder à l'établissement, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Ce n'est pas deux annonces du gouvernement qui seront périmées dans quelques mois qui vont arrêter le mouvement", a déclaré à l'AFP Anton, 17 ans. "On demande des choses concrètes plutôt que de la démagogie", a renchéri Camille, 17 ans.
Devant le lycée des Arènes, les lycéens commençaient à affluer pour empêcher l'accès à l'établissement. "Je soutiens le mouvement et les revendications mais là c'est chaud, ça fait un mois qu'on n'a pas eu cours", a témoigné un élève de seconde, 14 ans.
François ne supporte plus de voir des lycéens dans la rue plutôt qu'en classe. Il aimerait que le mouvement ne se prolonge pas au cours de la semaine. "S'ils sont vraiment motivés, qu'ils défilent le dimanche, c'est leur jour off", s'indigne ce Toulousain.
Un mouvement certes légitime selon Dany, mais qui a déjà trop duré. "Moi, c'est clair, ils retournent à l'école lundi matin. Tu fais ton cartable et tu vas à l'école. C'est fini la récré. Leur revendication, on veut bien les entendre. On a compris, on le sait. Maintenant, ils ont quand même des cours à faire. Ils vont à l'école. Et à un moment donné, ils vont dire : 'J'ai pas eu mon examen, je replonge pour une année.' Ils vont pleurer", déplore-t-il. Retrouvez notre article ici.
Pour la rentrée de lundi, après les vacances de la Toussaint, les lycéens ne sont pas tous d'accord sur la suite à donner au mouvement. À Lille, certains sont déterminés à bloquer leur établissement, malgré les annonces faites par le gouvernement pendant les vacances, d'autres espèrent un arrêt.
Hugo, 16 ans, élève en classe de première, va ressortir sa pancarte ce matin devant son lycée. Les annonces faites par le ministre de l'Éducation nationale pendant les vacances ne lui conviennent pas, et il juge la reprise de la mobilisation indispensable. "Il faut bloquer tous les lycées, parce que la réponse du gouvernement est largement insuffisante. 28 élèves par classe, c'est pour les secondes, pas pour les premières et les terminales. Un ou deux milliards pour le bâti, c'est largement insuffisant. Bref, il faut aller dans le dur." Il insiste sur un durcissement de la contestation et refuse de retourner en cours. Retrouvez notre article ici.