Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a indiqué sur BFMTV que la manifestation "semble pour le moment bien se passer" dans la capitale. Il a salué un dispositif des forces de l'ordre "extrêmement puissant".
Il a toutefois signalé qu'un "cortège sauvage d'environ 200 personnes a été détecté dans le secteur de la rue de la Roquette", dans le 11e arrondissement.
Selon le ministère de l'Intérieur, 15.000 personnes ont manifesté en France à 14 heures, lors de 65 actions organisées dans le pays. Les autorités décrivent une situation "globalement calme" à ce stade, et un acte III qui se déroule "sans incident notable".
La mobilisation est en recul. Samedi dernier, à la même heure, on comptait 37.000 participants dans 108 actions, contre 67.000 dans 198 actions le 17 octobre. Le ministère fait aussi état de 27 interpellations à 14 heures, contre 217 le 24 octobre.
Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, défile à Lille, où elle présente les rassemblements de ce samedi comme "le dernier échauffement avant la grève générale du 5 novembre". Selon elle, l'exécutif a tardé un mois et demi à répondre aux lycéens, une lenteur qui a "exaspéré tout le monde".
Elle va plus loin dans sa critique. Depuis dix ans, estime-t-elle, "on se fait rouler dans la farine, avec un gouvernement qui n'entend rien". Elle met toutefois en garde ceux qui croient la victoire de la gauche acquise : "Après Mai 68, la gauche a mis treize ans pour l'emporter. Il n'y a pas d'automaticité." Pour l'élue, l'enjeu est désormais de faire en sorte que "cet élan populaire se traduise dans les urnes".
Jean-Luc Mélenchon, leader insoumis et candidat à la présidentielle, a rejoint le cortège parisien avec une délégation d'élus LFI, dont Rima Hassan, Thomas Portes et Manon Aubry.
Des manifestants sont par ailleurs déguisés en citrouilles ou en sorcières à Paris, où l'acte III de la mobilisation contre la vie chère coïncide avec la fête d'Halloween.
Sabrina Kharbach, porte-parole de l'Union étudiante, a appelé à répondre à "l'appel de l'union syndicale lycéenne, de l'union étudiante et de l'intersyndicale" pour de nouveaux blocages des universités et des lycées "dès mardi". "On bloquera jeudi également pour ensuite aller en manifestation ce 5 novembre à l'appel des travailleuses et des travailleurs qui appellent à la grève", a-t-elle déclaré. "Nous serons encore plus nombreux et nombreuses (...) pour montrer que nos revendications sont légitimes."
De son côté, Manon Moret, secrétaire générale de l'Union nationale des étudiants de France (Unef), a affirmé que "pour le moment, le gouvernement n'a toujours pas répondu concrètement aux revendications de la jeunesse".
Le cortège de la manifestation s'est élancé à Paris depuis la porte de Bagnolet, pour l'acte III de mobilisation contre la vie chère.
Des cortèges sont aussi en marche à Bordeaux, à Lyon, à Rennes ou à Nice. A Marseille, notre reporter Frédéric Michel témoigne du déployement de véhicules Centaures.
Plus de 40 stations du métro parisien restent fermées samedi dans plusieurs secteurs du centre et de l'est de Paris, alors que le Conseil d'Etat a finalement interdit le parcours Bastille/Nation proposé par les organisateurs de la principale manifestation.
Le parcours validé pour cette journée à risques est donc celui proposé par la préfecture, de la porte de Bagnolet à celle de Charenton, en périphérie de la capitale.
Seule la station de Bastille a finalement été rouverte en milieu de matinée à la suite du changement de parcours, a indiqué à l'AFP un représentant de la RATP.
Les premières fermetures sont intervenues dès 05H30 dans les quartiers des Champs-Élysées, de la Concorde, des Invalides et de l'Assemblée nationale, selon les informations disponibles samedi matin sur le site de la RATP.
À partir de 09H00, les restrictions se sont étendues à quelques stations plus à l'est de Paris, notamment autour de République. Les stations de Châtelet et des Halles sont fermées depuis 10H00 et la circulation est interrompue entre Châtelet et Hôtel de Ville.
A partir de 11H00, plusieurs autres stations dans le quartier de l'Opéra seront également fermées.
De nouvelles fermetures sont ensuite prévues à partir de midi dans l'est parisien, autour de Nation et de Porte Dorée, ainsi que sur la rive gauche, dans les secteurs de Saint-Germain-des-Prés, Odéon et du Quartier latin.
Le trafic sera également perturbé sur le réseau de tramway à partir de 11H00, avec des interruptions sur des sections des lignes T3a et T3b autour de Porte de Vincennes.
Les opérateurs de vélos et trottinettes en libre-service ont également pris des mesures préventives.
Dott a mis en place des zones temporaires interdites à la circulation et au stationnement le long du parcours de la manifestation et autour des points de rassemblement.
Les véhicules présents dans ces secteurs ont été retirés de manière préventive dans la nuit précédant l'événement.
"L'objectif est d'éviter que nos véhicules se trouvent à proximité des rassemblements, pour protéger à la fois l'espace public, les riverains et notre service", a déclaré Jérémie François, responsable des affaires publiques de Dott.
L'application empêchera par ailleurs les utilisateurs de terminer leur trajet dans ces zones, avec des pénalités renforcées en cas de non-respect.
La CGT a appelé samedi les manifestants parisiens à rejoindre le seul cortège autorisé samedi, entre Porte de Bagnolet et Porte de Charenton, après la décision du Conseil d'Etat d'invalider un autre tracé.
"On n'appelle jamais à aller sur des parcours interdits. Donc, contraints, forcés et la mort dans l'âme, nous appelons à rejoindre l'itinéraire autorisé", a déclaré à l'AFP Karl Ghazi, co-secrétaire général de l'UD CGT Paris.
Dans une ordonnance consultée par l'AFP, le Conseil d'Etat a annulé samedi la décision du tribunal administratif de Paris autorisant le parcours dans le centre proposé par les organisateurs de la principale manifestation samedi, qui avait été interdit par la préfecture de police. Le parcours validé pour cette journée à risques est celui proposé par la préfecture, de la porte de Bagnolet à celle de Charenton, en périphérie de la capitale.
Le parcours initial prévoyait de partir de la place de la Bastille pour rejoindre celle de la Nation.
La Fage, fédération des associations générales étudiantes en France, a dénoncé "une nouvelle entrave au droit de manifester" après l'interdiction du parcours parisien initial par le Conseil d'Etat samedi.
"Nous dénonçons une nouvelle entrave au droit de manifester, une grave remise en cause de notre droit à exprimer nos revendications et plus largement une mise en danger volontaire des cortèges", écrit la FAGE dans une réaction transmise à l'AFP.
"L'intersyndicale (jeunesse) va se réunir pour décider des suites de la mobilisation", poursuit la fédération.
Dans une ordonnance consultée par l'AFP, le Conseil d'Etat a annulé samedi la décision du tribunal administratif de Paris autorisant le parcours Bastille/Nation proposé par les organisateurs de la principale manifestation samedi, qui avait été interdit par la préfecture de police. Le parcours validé pour cette journée à risques est celui proposé par la préfecture, de la porte de Bagnolet à celle de Charenton, en périphérie de la capitale.
"L'interdiction de cet itinéraire et la proposition d'un itinéraire alternatif (...) permettant de préserver la pleine liberté de manifester ainsi que la visibilité des revendications sur un parcours sécurisé jusqu'à sa dispersion et, par une meilleure allocation des forces de sécurité, de limiter les risques d'exactions en marge du rassemblement (...) apparaît nécessaire et n'est ni inadaptée ni disproportionnée", argue de son côté le Conseil d'Etat.
Le Conseil d'État a annulé la décision du tribunal administratif de Paris autorisant le parcours Bastille/Nation proposé par les organisateurs de la principale manifestation samedi, selon une ordonnance consultée par l'AFP.
Le tribunal administratif avait levé vendredi soir l'interdiction de ce parcours, ordonné dans un arrêté par la préfecture de police, qui avait fait immédiatement appel de cette décision devant le Conseil d'État. Le parcours validé pour cette journée à risques est celui proposé par la préfecture, de la porte de Bagnolet à celle de Charenton, en périphérie de la capitale.
Dispositif de sécurité "exceptionnel" avec 70.000 policiers et gendarmes mobilisés et ton alarmiste : pour l'acte III de mobilisation contre la vie chère, en pleine fête d'Halloween, les autorités redoutent le cauchemar du 17 octobre.
Entre 550.000 et 800.000 personnes, selon les estimations, avaient défilé le 17 octobre en France, journée marquée par des scènes de chaos, entre pillages de commerces, incendies de bâtiments publics et affrontements avec les forces de l'ordre.
Pour cette nouvelle journée "à risque très élevé de troubles à l'ordre public", le dispositif mis en place le 24 octobre pour protéger les commerces "sera reconduit et amplifié", avait assuré dès jeudi le ministre de l'Intérieur. Entre 410.000 et 800.000 personnes avaient défilé, encadrées déjà de quelque 70.000 membres des forces de l'ordre, dans un climat de violence moindre.
Ce samedi, 350 actions susceptibles de fédérer 350.000 à 450.000 personnes au total ont été recensées, a indiqué une source policière, et certains dépeignent un "climat pré-insurrectionnel" alerte auprès de l'AFP une autre source policière.
Les autorités n'ont voulu autoriser que les manifestations loin des centres-villes. "Au niveau des commerçants il y a cette tension et des craintes renouvelées", a déclaré à l'AFP l'Alliance du commerce, qui représente les grandes enseignes et celles de centre-ville, le réseau des chambres de commerce et d'industrie (CCI France) rappelant, lui, que sur les 2.500 commerces touchés, 600 n'ont pas rouvert en France.
Vendredi, plusieurs magasins se barricadaient, notamment aux alentours du quartier de l'Opéra dans la capitale, a constaté un photographe de l'AFP.
"Plus de 1.000 agents" seront mobilisés ce week-end pour "assurer la remise en état de l'espace public", indique la mairie de Paris, affirmant retirer "les équipements susceptibles d'être utilisés pour commettre des dégradations".
Un nouveau couvre-feu a par ailleurs été décrété dans certains secteurs de Paris pour les nuits de samedi à dimanche et dimanche à lundi de 23H00 à 06H00, une mesure qui se multiplie dans plusieurs villes de France ces derniers jours.