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Actuellement à l'antenne

En directMobilisation du 17 octobre : l'office de tourisme de Lyon incendié, scènes de chaos à Bordeaux et Paris

À la mi-journée, 140 actions sont recensées en province. 32.800 personnes sont mobilisées, selon les forces de l'ordre qui précisent que ces actions prennent souvent la forme d'opérations violentes et ciblées menées par des hommes encagoulés qui utilisent la stratégie des black blocs. Suivez notre direct.
133 interpellations à Paris à 14h, selon un bilan de la préfecture

Les forces de l'ordre ont procédé à 133 interpellations à Paris, essentiellement pour "groupements en vue de commettre des violences ou dégradations", selon un bilan de la préfecture de police à 14H00.

La préfecture de police a fait valoir que depuis 13H00, place de la République, lieu de départ du cortège, plusieurs centaines de personnes violentes "essentiellement de l'ultragauche" s'étaient attaquées "directement aux forces de l'ordre" avec des jets de projectiles divers dont des pierres.

Il a été fait usage de lacrymogènes et d'un canon à eau pour "faire cesser ces actions violentes et permettre à d'autres manifestants d'accéder au cortège".

"Les revendications sociales légitimes ont une nouvelle fois été prises en otage par l'extrême gauche", accuse Marine Le Pen

La candidate du Rassemblement national à la présidentielle Marine Le Pen a déploré samedi que "les revendications sociales légitimes" des manifestants du 17 octobre "ont une nouvelle fois été prises en otage par l'extrême gauche", visant particulièrement son adversaire LFI Jean-Luc Mélenchon.

"Les revendications sociales légitimes ont une nouvelle fois été prises en otage par l'extrême gauche et les discours des députés de Jean-Luc Mélenchon qui, en légitimant la violence, en considérant l'ordre comme une oppression et le désordre comme un droit, cherchent à précipiter le pays dans le chaos", a-t-elle assuré sur X.

Jean-Luc Mélenchon dénonce les "images de violence" des chaînes d'info alors que "des dizaines de milliers de gens" défilent "calmement"

Le leader de La France insoumise et candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur X les "images de violence" diffusées en continu par les chaînes d'info alors que "des dizaines de milliers de gens" défilent "calmement" dans les rues samedi.

"Pendant que les chaînes d'info inondent d'images de violence dans des dizaines de villes, tout se déroule dans le calme avec des dizaines de milliers de gens calmement mobilisés. Deux mondes, deux réalités", a déclaré le responsable de la gauche radicale.

Maintien de l'ordre à Marseille : le maire "demande des comptes"

Le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), a "demandé des comptes" sur l'organisation du maintien de l'ordre en marge des manifestations samedi dans la ville, après des incidents, dont l'intrusion de "casseurs" dans la mairie.

"Je demande des comptes, parce que je ne vais pas laisser les choses en l'état. Je veux savoir ce qui s'est passé. Je veux savoir pourquoi, dans cette ville, des gens ont pu impunément casser", a déclaré le maire lors d'un point presse à la mairie.

"Seuls les professionnels du chaos" sont dans la rue, pas "la France du travail", assure Jordan Bardella

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a estimé sur X que "seuls les professionnels du chaos" étaient dans les rues samedi et pas "la France du travail", alors que de vives tensions ont éclaté en marge de plusieurs cortèges.

"La France du travail, qui subit de plein fouet l'inflation et les difficultés de pouvoir d'achat, n'est pas dans la rue aujourd'hui", a écrit Jordan Bardella.

"Seuls les professionnels du chaos se sont donné rendez-vous pour attaquer les forces de l'ordre, piller des commerces et dégrader des bâtiments publics", a-t-il ajouté. "Comme toujours, l'extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui prône le désordre, est la meilleure alliée des macronistes pour discréditer toute revendication sociale", a accusé le leader d'extrême droite.

La police fait usage d'un canon à eau à Lyon face aux manifestants

La police a fait usage d'un canon à eau face à des manifestants et des individus cagoulés réunis dans la cadre du mouvement "contre la vie chère", a constaté samedi un journaliste de l'AFP.

"Les forces de l'ordre engagent des manoeuvres pour disperser les groupes violents" alors que les pompiers sont empêchés d'accéder à l'incendie d'une antenne de l'office de tourisme, a précisé la préfecture du Rhône.

Une antenne de l'office de tourisme de Lyon saccagée et incendiée

Une antenne de l'office de tourisme de Lyon a été saccagée et incendiée samedi en marge du mouvement contre "la vie chère", a constaté un journaliste de l'AFP.

L'incendie volontaire est survenu sur un côté de la place Bellecour où des groupes de jeunes cagoulés lançaient des projectiles et des mortiers d'artifice contre les forces de l'ordre, qui ont répliqué par des gaz lacrymogènes et des grenades de désencerclement.

Bordeaux : à peine commencée, la manifestation dégénère en affrontements

La manifestation annoncée à Bordeaux dans le cadre de la mobilisation du 17 octobre a dégénéré rapidement samedi après-midi en affrontements entre individus radicaux et forces de l'ordre, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Déclarée par la CGT et la coordination inter-lycées de la métropole bordelaise, la manifestation était prévue entre la place de la Victoire et celle de la Bourse, sur les quais de la Garonne, de 14h00 à 18h00, selon la préfecture.

Mais un cortège impressionnant de plusieurs milliers de personnes, mêlant étudiants, militants politiques et syndicaux et agriculteurs à de nombreux individus vêtus de noir et cagoulés scandant des slogans hostiles à la police, mais très peu de gilets jaunes, s'est élancé avant l'heure pour rejoindre la destination finale en quelques dizaines de minutes seulement.

Le rassemblement a dès lors dégénéré rapidement en affrontements directs entre éléments radicaux et forces de l'ordre, avec jets de projectiles et tirs de grenades lacrymogènes, dans des rues commerçantes du centre-ville entourant la place de la Bourse sur les quais de la Garonne.

Des casseurs sont notamment entrés dans les locaux de la chambre de commerce et d'industrie, tandis que des manifestants se battaient entre eux, ont constaté des journalistes de l'AFP, semant la panique parmi les passants et touristes qui fuyaient les lieux dans un épais nuage de gaz lacrymogène.

Alerte
223 interpellations recensées en France à 14h

La plupart des cortèges n'ont pas encore démarré mais les forces de l'ordre ont déjà interpellé 223 personnes sur l'ensemble du territoire à 14h, dont 133 rien qu'à Paris, essentiellement pour "groupements en vue de commettre des violences ou dégradations". Plusieurs dégradations ont été recensées dans plusieurs grandes villes comme à Marseille. 

Alerte
Plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement dans le hall de la maire de Marseille

Plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement samedi dans le hall de la maire de Marseille, sur le vieux port, après avoir enfoncé la porte en criant "c'est la Révolution, on prend la Bastille", a constaté un journaliste de l'AFP.

Ces manifestants ont été dispersés par des forces de l'ordre qui se sont positionnées devant la mairie pour en empêcher l'accès, a également constaté l'AFP.

Le point à la mi-journée

À la mi-journée, 140 actions sont recensées en province. 32.800 personnes sont mobilisées, selon les forces de l'ordre qui précisent que ces actions prennent souvent la forme d'opérations violentes et ciblées menées par des hommes encagoulés qui utilisent la stratégie des black blocs. 

On dénombre 166 interpellations sur tout le territoire, et les forces de l'ordre estiment la probabilité que l'ultragauche fasse "dégénérer les cortèges" de l'après-midi comme "très forte".

Plus d'une centaine d'interpellations à Paris à la mi-journée

Selon les informations d'Europe 1, on dénombre plus d'une centaine d'interpellations à Paris à la mi-journée. 

Un commissariat attaqué à Marseille

À Marseille, un commissariat de police municipale a été attaqué en marge d'un regroupement non-déclaré. Des vitres ont été cassées et et des fumigènes lancés à l'intérieur. Selon la préfecture de Marseille, une tentative d’incendie a pu être avortée. Pas de blessés à déplorer.
 

Deux cortèges sauvages à Paris, 61 interpellations à 11h

En milieu de matinée à Paris, deux cortèges sauvages se sont formés entraînant l'intervention des forces de l'ordre pour les disperser, a annoncé la préfecture de police (PP) en faisant état de 61 interpellations à 11h.

Le premier cortège, un rassemblement syndical, composé d'une centaine de personnes, selon la PP, s'est formé dans le secteur de la gare du Nord avant de rejoindre la rue du faubourg Saint-Denis.

Le second, composé de lycéens et d'une ampleur similaire, a débuté rue de Rennes, a complété la préfecture de police en précisant qu'à 11h00, 61 interpellations et 589 contrôles préventifs avaient été réalisés et quatre amendes forfaitaires délivrées.

L'influenceur Rayan PSN placé en garde à vue

Rayan PSN, un influenceur contre lequel le préfet de police de Paris a saisi la justice en raison de ses appels à "participer à des émeutes" samedi, a été interpellé et placé en garde à vue, a appris l'AFP de source proche du dossier.

L'influenceur, de son vrai nom Rayanne B., a été interpellé vers 01H00 dans la nuit de vendredi à samedi à Créteil lors d'un contrôle policier d'un groupe de personnes sortant d'un minibus, a-t-on ajouté de même source.

Lors du contrôle, après passage au fichier des personnes recherchées, les policiers ont constaté qu'une des personnes faisait l'objet d'une fiche de recherche. En l'occurrence Rayan PSN, qui a été interpellé sans incident et placé en garde à vue.

Lundi, le préfet de police, Patrice Faure, avait saisi la procureure de la République de Paris après que sur le réseau social Twitch Rayan PSN a appelé à se mobiliser sous le signe "le 17, c'est war zone!".

"Je veux des chefs de meute, des gens qui n'ont pas peur, qui ont déjà fait des gardes à vue", disait-il lors de cette séquence.

En rendant public jeudi ce signalement, la préfecture de police de Paris avait souligné que l'influenceur, qui compte plusieurs centaines de milliers d'abonnés sur différents réseaux sociaux, avait déjà fait l'objet de "plusieurs procédures et condamnations judiciaires, notamment en 2021, à la suite d'une plainte déposée par Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l'Éducation nationale, pour outrage et menace de mort sur personne dépositaire de l'autorité publique".

"Il appartient désormais à l'autorité judiciaire", avait conclu alors la PP, "d'apprécier les faits signalés et de déterminer les suites à leur donner".

Plus de 10.000 policiers et gendarmes mobilisés, dont au moins 5.000 rien qu'à Paris

Plus de 10.000 policiers et gendarmes sont mobilisés, dont au moins 5.000 rien qu'à Paris. Dans la capitale, les forces de l'ordre ont été déployées très tôt ce samedi matin. Des actions coup de poing, comme sur le périphérique, sont redoutées par les autorités.

Des contrôles aléatoires sont donc effectués dans les gares et près des principales portes de Paris afin d'identifier les éventuels casseurs. Ces éléments radicaux appellent à former des cortèges en direction des lieux de pouvoir, comme Matignon ou l'Élysée.

Face à ces risques de déambulation sauvage, le préfet de Paris a interdit toute manifestation dans le secteur des Champs-Élysées. Une manifestation qui devait arriver place de la Concorde a aussi été annulée. 

En revanche, un cortège est autorisé : celui de la CGT. Les Gilets Jaunes devraient s'y greffer. Il partira à 14h de la place de la République pour rejoindre la place de Clichy.

Un second cortège, celui des étudiants, devait partir de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation, mais a été finalement annulé. Le renseignement craint par conséquent de nombreuses manifestations sauvages partout dans Paris, ainsi que beaucoup de casse.

Entre 60.000 et 110.000 manifestants attendus

Lycéens, étudiants, gilets jaunes, militants du climat ou encore syndicalistes : entre 60.000 et 110.000 manifestants sont attendus à travers la France ce samedi 17 octobre 2026 pour une journée de mobilisation de grande ampleur. Près de 500 actions sont prévues.

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a anticipé des "débordements". De son côté, Emmanuel Macron a appelé au "calme".