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En directMobilisation du 17 octobre : un commissariat attaqué à Marseille, plus d'une centaine d'interpellations à Paris

Ce samedi 17 octobre 2026, une journée de mobilisation de grande ampleur est prévue dans toute la France : entre 60.000 et 110.000 manifestants sont attendus. Lycéens, étudiants, gilets jaunes, militants du climat et syndicalistes se réunissent, à six mois de l'élection présidentielle. De son côté, Emmanuel Macron a lancé un appel au "calme". Suivez notre direct.
Plus d'une centaine d'interpellations à Paris à la mi-journée

Selon les informations d'Europe 1, on dénombre plus d'une centaine d'interpellations à Paris à la mi-journée. 

Un commissariat attaqué à Marseille

À Marseille, un commissariat de police municipale a été attaqué en marge d'un regroupement non-déclaré. Des vitres ont été cassées et et des fumigènes lancés à l'intérieur. Selon la préfecture de Marseille, une tentative d’incendie a pu être avortée. Pas de blessés à déplorer.
 

Deux cortèges sauvages à Paris, 61 interpellations à 11h

En milieu de matinée à Paris, deux cortèges sauvages se sont formés entraînant l'intervention des forces de l'ordre pour les disperser, a annoncé la préfecture de police (PP) en faisant état de 61 interpellations à 11h.

Le premier cortège, un rassemblement syndical, composé d'une centaine de personnes, selon la PP, s'est formé dans le secteur de la gare du Nord avant de rejoindre la rue du faubourg Saint-Denis.

Le second, composé de lycéens et d'une ampleur similaire, a débuté rue de Rennes, a complété la préfecture de police en précisant qu'à 11h00, 61 interpellations et 589 contrôles préventifs avaient été réalisés et quatre amendes forfaitaires délivrées.

L'influenceur Rayan PSN placé en garde à vue

Rayan PSN, un influenceur contre lequel le préfet de police de Paris a saisi la justice en raison de ses appels à "participer à des émeutes" samedi, a été interpellé et placé en garde à vue, a appris l'AFP de source proche du dossier.

L'influenceur, de son vrai nom Rayanne B., a été interpellé vers 01H00 dans la nuit de vendredi à samedi à Créteil lors d'un contrôle policier d'un groupe de personnes sortant d'un minibus, a-t-on ajouté de même source.

Lors du contrôle, après passage au fichier des personnes recherchées, les policiers ont constaté qu'une des personnes faisait l'objet d'une fiche de recherche. En l'occurrence Rayan PSN, qui a été interpellé sans incident et placé en garde à vue.

Lundi, le préfet de police, Patrice Faure, avait saisi la procureure de la République de Paris après que sur le réseau social Twitch Rayan PSN a appelé à se mobiliser sous le signe "le 17, c'est war zone!".

"Je veux des chefs de meute, des gens qui n'ont pas peur, qui ont déjà fait des gardes à vue", disait-il lors de cette séquence.

En rendant public jeudi ce signalement, la préfecture de police de Paris avait souligné que l'influenceur, qui compte plusieurs centaines de milliers d'abonnés sur différents réseaux sociaux, avait déjà fait l'objet de "plusieurs procédures et condamnations judiciaires, notamment en 2021, à la suite d'une plainte déposée par Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l'Éducation nationale, pour outrage et menace de mort sur personne dépositaire de l'autorité publique".

"Il appartient désormais à l'autorité judiciaire", avait conclu alors la PP, "d'apprécier les faits signalés et de déterminer les suites à leur donner".

Plus de 10.000 policiers et gendarmes mobilisés, dont au moins 5.000 rien qu'à Paris

Plus de 10.000 policiers et gendarmes sont mobilisés, dont au moins 5.000 rien qu'à Paris. Dans la capitale, les forces de l'ordre ont été déployées très tôt ce samedi matin. Des actions coup de poing, comme sur le périphérique, sont redoutées par les autorités.

Des contrôles aléatoires sont donc effectués dans les gares et près des principales portes de Paris afin d'identifier les éventuels casseurs. Ces éléments radicaux appellent à former des cortèges en direction des lieux de pouvoir, comme Matignon ou l'Élysée.

Face à ces risques de déambulation sauvage, le préfet de Paris a interdit toute manifestation dans le secteur des Champs-Élysées. Une manifestation qui devait arriver place de la Concorde a aussi été annulée. 

En revanche, un cortège est autorisé : celui de la CGT. Les Gilets Jaunes devraient s'y greffer. Il partira à 14h de la place de la République pour rejoindre la place de Clichy.

Un second cortège, celui des étudiants, devait partir de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation, mais a été finalement annulé. Le renseignement craint par conséquent de nombreuses manifestations sauvages partout dans Paris, ainsi que beaucoup de casse.

Entre 60.000 et 110.000 manifestants attendus

Lycéens, étudiants, gilets jaunes, militants du climat ou encore syndicalistes : entre 60.000 et 110.000 manifestants sont attendus à travers la France ce samedi 17 octobre 2026 pour une journée de mobilisation de grande ampleur. Près de 500 actions sont prévues.

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a anticipé des "débordements". De son côté, Emmanuel Macron a appelé au "calme".