Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a annoncé sur X avoir donné instruction aux parquets "d'apporter une réponse judiciaire extrêmement ferme" aux "violences urbaines d'une gravité inouïe" commises samedi en France.
"Le placement en détention provisoire doit être requis contre ceux qui s'en sont pris aux forces de l'ordre, aux sapeurs-pompiers, aux bâtiments publics et aux commerces", a estimé le ministre de la Justice.
L'hôtel de ville de Limoges, édifice du 19e siècle incendié par des individus radicaux samedi en fin de manifestation, "est en grande partie perdu", a déclaré samedi soir à l'AFP le préfet de Haute-Vienne.
"Le toit s'est effondré sur les étages inférieurs, sauf dans l'aile ouest, et les deux tiers de la façade ont déjà disparu", a précisé le représentant de l'Etat, Maurice Barate, évoquant une "catastrophe patrimoniale" et dénonçant un "acte volontaire de casseurs".
Emmanuel Macron a déclaré samedi soir que ceux qui ont "cassé" et "pillé" lors des manifestations seront "poursuivis et punis" et que le pays fera "bloc face aux semeurs de chaos qui ne cherchent qu'à abattre nos institutions".
"Aucune place pour la violence dans notre République. Ceux qui ont cassé, attaqué les préfectures comme les commerces, pillé jusqu'à nos mairies, seront poursuivis et punis", a écrit le président français sur X. "Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos, qui ne cherchent qu'à abattre nos institutions et empêchent ceux qui expriment pacifiquement leurs revendications de le faire", a-t-il ajouté.
Laurent Nuñez a pris la parole ce samedi soir en marge des manifestations contre la vie chère. Le ministre de l'Intérieur a annoncé 550.000 manifestants partout en France, dont 110.000 rien qu'à Paris. Et environ 400 personnes ont été interpellées.
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Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a estimé que le bilan des violences et pillages commis samedi dans sa ville serait "lourd", "d'ampleur immense", des "rues entières" ayant été "méthodiquement ravagées".
"Très en colère", l'édile a évoqué au micro de Franceinfo TV, outre les commerces saccagés et pillés, "des dégâts sur l'espace public" et "des monuments qui ont été dégradés, cassés". "Des rues entières ont été méthodiquement ravagées", a-t-il déploré, en tenant à faire "la différence entre le mouvement social" et "des casseurs" pour lesquels il n'a "aucune indulgence".
Un incendie est en cours à l'hôtel de ville de Limoges, selon la préfecture du département, après qu'un groupe d'individus a attaqué le bâtiment lors de violences survenues au terme de la manifestation de samedi.
Le feu s'est propagé sur une aile du bâtiment et a atteint le toit, a indiqué un témoin à un correspondant de l'AFP.
En début de soirée, sur X, Jean-Luc Mélenchon a fait porter la responsabilité de la situation de chaos qui règne dans les rues de la capitale au "commandement" des forces de l'ordre : "Dans Paris, le commandement aberrant a ouvert la porte du chaos. Les chefs ne savent plus que faire, la troupe a peur et se déchaîne".
Le leader insoumis affirme également que "ceux qui partagent notre combat n'ont rien à faire dans le pillage et le saccage". Quelques instants plus tard, toujours sur la plateforme X, le Premier ministre est venu défendre les forces de l'ordre.
Sébastien Lecornu estime que "faire porter aux chefs de la police la responsabilité des violences, c'est une inversion dangereuse et cynique des responsabilités". Le chef du gouvernement estime que l'on "ne peut pas appeler à cesser les violences tout en fournissant des excuses à ceux qui les commettent. C'est votre responsabilité politique".
Le Premier ministre déclare également : "Vous appelez celles et ceux qui partagent votre combat à ne pas participer aux pillages. Commencez donc par désigner clairement les responsables, c'est-à-dire ceux qui pillent et qui saccagent".
Quelque 800.000 personnes ont participé aux actions et défilés partout en France samedi contre la "vie chère", selon un bilan actualisé diffusé par plusieurs organisations associées à cette mobilisation nationale.
La CGT avait diffusé une première estimation de 500.000 participants à 17H00, mais a annoncé en soirée s'aligner désormais sur le chiffre de 800.000 participants retenu par les organisations de jeunesse, dont l'Union étudiante, et un site de gilets jaunes après les "remontées de plusieurs grandes villes, notamment Montpellier, Strasbourg, Lille, Bordeaux, Nantes et Marseille".
À 18 heures, 191 personnes ont été interpellées dans les rues de la capitale lors de cette journée de mobilisation contre "la vie chère", selon le dernier bilan de la préfecture de police. 90% des personnes arrêtées sont majeures.
La résidence officielle de la préfète de Gironde a été "saccagée" lors des émeutes survenues samedi en marge de la mobilisation du 17 octobre, et le RAID a été déclenché pour assister les forces de l'ordre, selon une source proche des autorités.
"Des individus sont entrés et ont saccagé les lieux", a indiqué à l'AFP une porte-parole de la préfecture, tandis que la préfète, Sophie Brocas, a condamné "avec la plus grande fermeté" les dégradations commises en ce lieu et le pillage de commerces en centre-ville.
Selon une source proche des autorités, confirmant une information de LCI, le RAID, unité d'élite de la police nationale spécialisée dans les interventions à haut risque, a été déclenché dans la foulée de l'attaque de la résidence préfectorale.
Sébastien Lecornu s'est exprimé sur X après les manifestations contre la vie chère de ce samedi 17 octobre. Le Premier ministre dénonce "une violence d'une extrême intensité". Il ajoute que "des groupes d'ultragauche ont organisé la violence dans plusieurs villes de France".
"Les manifestations pacifiques ont toute leur place dans notre République. Les incendies, les pillages et les attaques n'en ont aucune", écrit le locataire de Matignon qui fustige ceux "qui clairement veulent faire de ces violences 'un tour de chauffe' avant l'élection présidentielle, je le dis clairement : nous ne nous laisserons pas intimider".
Les manifestations pacifiques ont toute leur place dans notre République. Les incendies, les pillages et les attaques n’en ont aucune. Aujourd’hui, des groupes d’ultragauche ont organisé la violence dans plusieurs villes de France ; des délinquants s’y sont mêlés pour piller et détruire. Au moment où certains cherchent à jeter l’opprobre sur nos forces de l’ordre, je veux dire aux Français qu’ils peuvent être fiers de leurs policiers et de leurs gendarmes. Ils ont affronté une violence d'une extrême intensité pour protéger nos concitoyens et ils méritent tout notre soutien. À ceux qui clairement veulent faire de ces violences "un tour de chauffe" avant l’élection présidentielle, je le dis clairement : nous ne nous laisserons pas intimider. Personne n’imposera son agenda politique par la violence. Les consignes données sont claires : empêcher les exactions, protéger les biens et les personnes, interpeller leurs auteurs et les déférer à la justice. Nous irons jusqu’au bout de la discussion du projet de loi « casseurs-payeurs ». L’argent public est rare : il doit financer nos services publics, pas réparer sans fin ce que des casseurs détruisent. À eux d’en supporter le coût.
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) October 17, 2026
Plusieurs cortèges sauvages se sont formés dans plusieurs secteurs de la capitale, dont la place de la Madeleine, boulevard Malesherbes, place Vendôme ainsi que sur les Champs-Élysées, lieu pourtant interdit aux manifestations.
Dans la soirée, des scènes de pillage ont été observées dans plusieurs secteurs de la capitale, notamment aux Galeries Lafayette, boulevard Haussmann.
Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a condamné "fermement" les "dégradations" et "actes de casse" observés samedi dans la capitale, alors que "la grande majorité des manifestants" souhaitaient "défiler dans le calme".
"Ces actes de casse détournent l'attention des revendications des lycéens", présents dans la rue aux côtés d'étudiants, de gilets jaunes et de divers militants, "et nuisent à l'image de leur mobilisation", déclare l'édile dans un entretien à Ouest-France. "Mais je veux également le dire avec la même fermeté : aucune mobilisation ne doit être un prétexte à des violences contre les manifestants", poursuit-il.
De nombreux commerces ont été pillés dans le centre-ville de Marseille à l'occasion des violences en marge de la journée de protestation samedi, a constaté un journaliste de l'AFP.
Dans les rues commerçantes, entre la préfecture et le Vieux-Port, plusieurs dizaines de commerces ont été la cible de groupes de pillards, tous types d'enseignes confondues : vêtements, prêt-à-porter, ultra luxe comme une boutique Hermès, électroménager, maquillage, or et bijoux, alimentaire ou boulangerie.
Les marins-pompiers ont notamment indiqué être intervenus dans un magasin de chaussures de sport pour un début d'incendie.
Un manifestant a eu la main arrachée samedi à Saint-Etienne par une grenade policière lancée par les forces de l'ordre, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.
Selon les premiers éléments, le manifestant aurait ramassé à la main la grenade, dont le modèle n'a pas été communiqué par cette source.
"Plus de 500.000" personnes ont participé aux actions et défilés organisés partout en France samedi contre la "vie chère", selon la CGT, qui a appelé le gouvernement à "arrêter de réprimer" après les affrontements observés entre manifestants et forces de l'ordre.
"Le gouvernement doit arrêter de réprimer et répondre immédiatement aux revendications sociales", a indiqué dans un message à l'AFP le syndicat, qui faisait partie des organisations ayant appelé à participer. Il salue une "nouvelle grande journée de mobilisation, la plus importante depuis la rentrée" avec "1.750 rassemblements ou manifestations dans toute la France" et "plus de 500.000 manifestants" à 17H00.
La CRS 8, une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, a été déclenchée pour prêter main forte samedi aux forces de l'ordre dans la capitale, appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.
L'appel à cette unité spécialisée intervient alors que les forces de l'ordre font face à des petits groupes mobiles et violents qui tentent d'approcher des lieux de pouvoir de la capitale. Cette compagnie intervient actuellement dans le secteur des Halles, en plein coeur de Paris, selon la préfecture de police.
Un cortège sauvage, c'est-à-dire non déclaré, a été "refoulé" par les forces de l'ordre alors qu'il se dirigeait samedi vers le palais de l'Elysée, a annoncé la préfecture de police (PP).
Les forces de l'ordre ont refoulé ce cortège à l'angle de la rue Boissy d'Anglas et de l'avenue Gabriel. Ces manifestants, dont le nombre n'a pas été précisé, ont été dispersés, a ajouté la PP.
Pour cette journée de mobilisation contre "la vie chère", la PP a pris des arrêtés d'interdiction de manifester dans plusieurs secteurs sensibles de la capitale, dont les abords de l'Elysée et de Matignon.
Des manifestants ont forcé samedi plusieurs entrées de la mairie de Lille, en cassant des portes vitrées, et certains ont réussi à y pénétrer en saccageant une partie des locaux avant de s'enfuir rapidement, a constaté un journaliste de l'AFP.
Quelques minutes plus tard, des CRS sont entrés dans le bâtiment pour vérifier que plus aucun manifestant ne s'y trouvait. De violents affrontements entre plusieurs centaines de manifestants et des CRS ont également lieu depuis 14H00 dans le centre-ville de Lille, en marge d'un cortège pacifique, parti vers 15H00.
Les forces de l'ordre ont procédé à 133 interpellations à Paris, essentiellement pour "groupements en vue de commettre des violences ou dégradations", selon un bilan de la préfecture de police à 14H00.
La préfecture de police a fait valoir que depuis 13H00, place de la République, lieu de départ du cortège, plusieurs centaines de personnes violentes "essentiellement de l'ultragauche" s'étaient attaquées "directement aux forces de l'ordre" avec des jets de projectiles divers dont des pierres. Il a été fait usage de lacrymogènes et d'un canon à eau pour "faire cesser ces actions violentes et permettre à d'autres manifestants d'accéder au cortège".
À 15h, 20.000 manifestants étaient recensés à Lyon, même chiffre à Nantes. Ils étaient 10.000 à Rennes.
La candidate du Rassemblement national à la présidentielle Marine Le Pen a déploré samedi que "les revendications sociales légitimes" des manifestants du 17 octobre "ont une nouvelle fois été prises en otage par l'extrême gauche", visant particulièrement son adversaire LFI Jean-Luc Mélenchon.
"Les revendications sociales légitimes ont une nouvelle fois été prises en otage par l'extrême gauche et les discours des députés de Jean-Luc Mélenchon qui, en légitimant la violence, en considérant l'ordre comme une oppression et le désordre comme un droit, cherchent à précipiter le pays dans le chaos", a-t-elle assuré sur X.
Le leader de La France insoumise et candidat à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon a dénoncé sur X les "images de violence" diffusées en continu par les chaînes d'info alors que "des dizaines de milliers de gens" défilent "calmement" dans les rues samedi.
"Pendant que les chaînes d'info inondent d'images de violence dans des dizaines de villes, tout se déroule dans le calme avec des dizaines de milliers de gens calmement mobilisés. Deux mondes, deux réalités", a déclaré le responsable de la gauche radicale.
Le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), a "demandé des comptes" sur l'organisation du maintien de l'ordre en marge des manifestations samedi dans la ville, après des incidents, dont l'intrusion de "casseurs" dans la mairie.
"Je demande des comptes, parce que je ne vais pas laisser les choses en l'état. Je veux savoir ce qui s'est passé. Je veux savoir pourquoi, dans cette ville, des gens ont pu impunément casser", a déclaré le maire lors d'un point presse à la mairie.
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a estimé sur X que "seuls les professionnels du chaos" étaient dans les rues samedi et pas "la France du travail", alors que de vives tensions ont éclaté en marge de plusieurs cortèges.
"La France du travail, qui subit de plein fouet l'inflation et les difficultés de pouvoir d'achat, n'est pas dans la rue aujourd'hui", a écrit Jordan Bardella.
"Seuls les professionnels du chaos se sont donné rendez-vous pour attaquer les forces de l'ordre, piller des commerces et dégrader des bâtiments publics", a-t-il ajouté. "Comme toujours, l'extrême gauche de Jean-Luc Mélenchon, qui prône le désordre, est la meilleure alliée des macronistes pour discréditer toute revendication sociale", a accusé le leader d'extrême droite.
La police a fait usage d'un canon à eau face à des manifestants et des individus cagoulés réunis dans la cadre du mouvement "contre la vie chère", a constaté samedi un journaliste de l'AFP.
"Les forces de l'ordre engagent des manoeuvres pour disperser les groupes violents" alors que les pompiers sont empêchés d'accéder à l'incendie d'une antenne de l'office de tourisme, a précisé la préfecture du Rhône.
Une antenne de l'office de tourisme de Lyon a été saccagée et incendiée samedi en marge du mouvement contre "la vie chère", a constaté un journaliste de l'AFP.
L'incendie volontaire est survenu sur un côté de la place Bellecour où des groupes de jeunes cagoulés lançaient des projectiles et des mortiers d'artifice contre les forces de l'ordre, qui ont répliqué par des gaz lacrymogènes et des grenades de désencerclement.
La manifestation annoncée à Bordeaux dans le cadre de la mobilisation du 17 octobre a dégénéré rapidement samedi après-midi en affrontements entre individus radicaux et forces de l'ordre, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Déclarée par la CGT et la coordination inter-lycées de la métropole bordelaise, la manifestation était prévue entre la place de la Victoire et celle de la Bourse, sur les quais de la Garonne, de 14h00 à 18h00, selon la préfecture.
Mais un cortège impressionnant de plusieurs milliers de personnes, mêlant étudiants, militants politiques et syndicaux et agriculteurs à de nombreux individus vêtus de noir et cagoulés scandant des slogans hostiles à la police, mais très peu de gilets jaunes, s'est élancé avant l'heure pour rejoindre la destination finale en quelques dizaines de minutes seulement.
Le rassemblement a dès lors dégénéré rapidement en affrontements directs entre éléments radicaux et forces de l'ordre, avec jets de projectiles et tirs de grenades lacrymogènes, dans des rues commerçantes du centre-ville entourant la place de la Bourse sur les quais de la Garonne.
Des casseurs sont notamment entrés dans les locaux de la chambre de commerce et d'industrie, tandis que des manifestants se battaient entre eux, ont constaté des journalistes de l'AFP, semant la panique parmi les passants et touristes qui fuyaient les lieux dans un épais nuage de gaz lacrymogène.
La plupart des cortèges n'ont pas encore démarré mais les forces de l'ordre ont déjà interpellé 223 personnes sur l'ensemble du territoire à 14h, dont 133 rien qu'à Paris, essentiellement pour "groupements en vue de commettre des violences ou dégradations". Plusieurs dégradations ont été recensées dans plusieurs grandes villes comme à Marseille.
Plusieurs dizaines de manifestants ont pénétré brièvement samedi dans le hall de la maire de Marseille, sur le vieux port, après avoir enfoncé la porte en criant "c'est la Révolution, on prend la Bastille", a constaté un journaliste de l'AFP.
Ces manifestants ont été dispersés par des forces de l'ordre qui se sont positionnées devant la mairie pour en empêcher l'accès, a également constaté l'AFP.
À la mi-journée, 140 actions sont recensées en province. 32.800 personnes sont mobilisées, selon les forces de l'ordre qui précisent que ces actions prennent souvent la forme d'opérations violentes et ciblées menées par des hommes encagoulés qui utilisent la stratégie des black blocs.
On dénombre 166 interpellations sur tout le territoire, et les forces de l'ordre estiment la probabilité que l'ultragauche fasse "dégénérer les cortèges" de l'après-midi comme "très forte".
Selon les informations d'Europe 1, on dénombre plus d'une centaine d'interpellations à Paris à la mi-journée.
À Marseille, un commissariat de police municipale a été attaqué en marge d'un regroupement non-déclaré. Des vitres ont été cassées et et des fumigènes lancés à l'intérieur. Selon la préfecture de Marseille, une tentative d’incendie a pu être avortée. Pas de blessés à déplorer.
En milieu de matinée à Paris, deux cortèges sauvages se sont formés entraînant l'intervention des forces de l'ordre pour les disperser, a annoncé la préfecture de police (PP) en faisant état de 61 interpellations à 11h.
Le premier cortège, un rassemblement syndical, composé d'une centaine de personnes, selon la PP, s'est formé dans le secteur de la gare du Nord avant de rejoindre la rue du faubourg Saint-Denis.
Le second, composé de lycéens et d'une ampleur similaire, a débuté rue de Rennes, a complété la préfecture de police en précisant qu'à 11h00, 61 interpellations et 589 contrôles préventifs avaient été réalisés et quatre amendes forfaitaires délivrées.
Rayan PSN, un influenceur contre lequel le préfet de police de Paris a saisi la justice en raison de ses appels à "participer à des émeutes" samedi, a été interpellé et placé en garde à vue, a appris l'AFP de source proche du dossier.
L'influenceur, de son vrai nom Rayanne B., a été interpellé vers 01H00 dans la nuit de vendredi à samedi à Créteil lors d'un contrôle policier d'un groupe de personnes sortant d'un minibus, a-t-on ajouté de même source.
Lors du contrôle, après passage au fichier des personnes recherchées, les policiers ont constaté qu'une des personnes faisait l'objet d'une fiche de recherche. En l'occurrence Rayan PSN, qui a été interpellé sans incident et placé en garde à vue.
Lundi, le préfet de police, Patrice Faure, avait saisi la procureure de la République de Paris après que sur le réseau social Twitch Rayan PSN a appelé à se mobiliser sous le signe "le 17, c'est war zone!".
"Je veux des chefs de meute, des gens qui n'ont pas peur, qui ont déjà fait des gardes à vue", disait-il lors de cette séquence.
En rendant public jeudi ce signalement, la préfecture de police de Paris avait souligné que l'influenceur, qui compte plusieurs centaines de milliers d'abonnés sur différents réseaux sociaux, avait déjà fait l'objet de "plusieurs procédures et condamnations judiciaires, notamment en 2021, à la suite d'une plainte déposée par Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l'Éducation nationale, pour outrage et menace de mort sur personne dépositaire de l'autorité publique".
"Il appartient désormais à l'autorité judiciaire", avait conclu alors la PP, "d'apprécier les faits signalés et de déterminer les suites à leur donner".
Plus de 10.000 policiers et gendarmes sont mobilisés, dont au moins 5.000 rien qu'à Paris. Dans la capitale, les forces de l'ordre ont été déployées très tôt ce samedi matin. Des actions coup de poing, comme sur le périphérique, sont redoutées par les autorités.
Des contrôles aléatoires sont donc effectués dans les gares et près des principales portes de Paris afin d'identifier les éventuels casseurs. Ces éléments radicaux appellent à former des cortèges en direction des lieux de pouvoir, comme Matignon ou l'Élysée.
Face à ces risques de déambulation sauvage, le préfet de Paris a interdit toute manifestation dans le secteur des Champs-Élysées. Une manifestation qui devait arriver place de la Concorde a aussi été annulée.
En revanche, un cortège est autorisé : celui de la CGT. Les Gilets Jaunes devraient s'y greffer. Il partira à 14h de la place de la République pour rejoindre la place de Clichy.
Un second cortège, celui des étudiants, devait partir de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation, mais a été finalement annulé. Le renseignement craint par conséquent de nombreuses manifestations sauvages partout dans Paris, ainsi que beaucoup de casse.
Lycéens, étudiants, gilets jaunes, militants du climat ou encore syndicalistes : entre 60.000 et 110.000 manifestants sont attendus à travers la France ce samedi 17 octobre 2026 pour une journée de mobilisation de grande ampleur. Près de 500 actions sont prévues.
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a anticipé des "débordements". De son côté, Emmanuel Macron a appelé au "calme".