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En directManifestations du 24 octobre : 1.314 interpellations, 53 membres des forces de l'ordre blessés

[Djoudi Hamani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]
142 personnes ont été interpellées, dont 120 ont été placées en garde à vue, en marge de la manifestation samedi à Paris pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, a annoncé dimanche la porte-parole de la préfecture de police. Suivez notre direct.
1.314 interpellations, 53 membres des forces de l'ordre blessés

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À Lyon, le jeu du chat et de la souris entre policiers et manifestants

 dans certaines villes comme Lyon, des cortèges sauvages sont apparus. Près de 10.000 personnes y ont participé alors que la ville reste encore marquée par l'incendie de l'office de tourisme. 

A 14h, place Jean Macé, lycéens, étudiants, syndicalistes et salariés se rassemblent dans le calme, hors du périmètre d'interdiction préfectorale. "On est dans nos droits, on vient manifester pacifiquement, on vient soutenir les lycéens et puis en tant que personnel soignant, on vient aussi porter la voix de l'hôpital", note Garance, 25 ans, au micro d'Europe 1.

"Nos conditions de travail se dégradent", insiste-t-elle. Quelques minutes plus tard, les forces de l'ordre font usage de gaz lacrymogènes et dispersent le rassemblement non déclaré. Selon la préfecture, des préparatifs d'action violente avaient été détectés. Retrouvez notre article ici.

à Marseille, quelques affrontements entre casseurs et policiers en marge du cortège

dans certaines villes, la fin des cortèges s'est transformée en confrontation entre éléments radicaux et forces de l'ordre, tandis que certains casseurs en ont profité pour s'en prendre à de nouvelles boutiques, comme à Bordeaux ou encore à Marseille. 

Ici, la fin de la manifestation s'est rapidement transformée en affrontements. Les casseurs ciblent notamment  les CRS avec des pierres et des bouteilles. Mais la riposte est massive et la violence de ces émeutiers en cagoulé interpelle les riverains.

"Ils se révoltent mais ils ne savent même pas pourquoi", dénonce une retraitée au micro d'Europe 1. "J'ai fait mai 68, et je n'ai pas vu ce désordre", poursuit-elle.

Petit à petit, les CRS reprennent le contrôle de la place de la Porte d'Aix et du centre-ville grâce à un dispositif XXL, salue le conseiller municipal d'opposition Antoine Baudino. "La police gère du mieux qu'elle le peut. Cette situation est déjà beaucoup mieux que la semaine dernière ici à Marseille. Ça montre que quand on met let objectifs, la ville est tenue", insiste-t-il. Retrouvez notre article ici.

142 interpellations à Paris dont 120 gardes à vue

Au total, 142 personnes ont été interpellées, dont 120 ont été placées en garde à vue, en marge de la manifestation samedi à Paris pour le pouvoir d'achat et la défense des services publics, a annoncé dimanche la porte-parole de la préfecture de police.

"Malheureusement, un commerce a été fracturé et a subi des vols. Un autre a été abîmé, mais pour autant, l'action rapide des forces de l'ordre - il s'agissait d'une concession automobile -, a permis de protéger et d'empêcher les individus de pénétrer dans cette concession", a indiqué Hélène Denéchère sur France Inter, rappelant la présence de "500 casseurs" en fin du cortège qui a rassemblé entre 110.000 et 250.000 personnes à Paris selon les sources.

«J'ai vu les casseurs avec des haches» : à Bordeaux, nouveaux pillages en marge de la manifestation

Des manifestations dispersées essentiellement dans le calme, mais pas partout. Ce samedi, au moins 410.000 personnes ont défilé à travers la France pour protester contre le manque de moyens dans les services publics et le coût de la vie.

Un deuxième acte qui s'est déroulé dans la majorité des cas dans le calme, contrairement à la semaine dernière où le mouvement avait été entaché de milliers de pillages. Mais à Bordeaux, malgré les précautions prises par les commerçants, des boutiques ont été pillées en marge du cortège. 

C'est le cas pour cette boutique de téléphones reconditionnés, située à quelques pas du cortège de la manifestation, pourtant interdite par la préfecture. Ici, les étagères sont à terre et la marchandise a disparu. Le préjudice pour Valentin se compte en dizaines de milliers d'euros.

"Ils ont pris tout ce qu'il y avait de visible. Que ce soit téléphones, casques, tablettes, Macbook ou PC... On avait pourtant enlevé le maximum" de produits sur les étals, explique-t-il au micro d'Europe 1. Retrouvez notre article ici.