Quelque "115.000 hectares ont été parcourus" à ce stade par des incendies depuis le début de l'année en France, ce qui est "tout à fait exceptionnel", "bien plus que ce qu'on a pu connaître par le passé", a annoncé le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.
"C'est 30 à 40 feux qui sont combattus simultanément" au quotidien, a-t-il ajouté sur France 2, comptabilisant "plus de 13 000 départs de feu" depuis le début de l'année. Le ministre a redit que sur le front des incendies en Gironde, dans les Landes et le Var notamment, la situation restait "très défavorable".
Le trafic ferroviaire est interrompu au sud de Bordeaux jusqu'à nouvel ordre en raison de la progression des violents incendies en Gironde et dans les Landes, selon la SNCF.
À la demande de la préfecture, la circulation est coupée vers Arcachon et jusqu'à Morcenx en direction de Dax et Mont-de-Marsan, a-t-on appris auprès de la communication de l'entreprise publique.
SNCF Voyageurs, filiale chargée du transport de voyageurs, a précisé que cela avait un impact sur les plans de transport des TGV au départ de Paris, qui s'arrêtent à Bordeaux. Cette interruption a entraîné la suppression des TGV au départ de Bordeaux en direction d'Arcachon, Hendaye et Tarbes mais aussi des trains au départ d'Hendaye et Tarbes.
Les trains de nuit Intercités entre Paris et Tarbes ont aussi été supprimés dans les deux sens. Enfin, les TER Nouvelle Aquitaine Bordeaux/Arcachon et Bordeaux/Morcenx sont supprimés.
Les voyageurs touchés pourront échanger leur billet gratuitement ou être remboursés. "J'ai demandé à la SNCF de maintenir jusqu'au vendredi 31 juillet son dispositif exceptionnel de flexibilité commerciale (reports et annulations sans frais, NDLR) pour les voyageurs qui devaient se rendre dans ces départements la semaine prochaine", a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot sur X.
Emmanuel Macron présidera lundi à 10 heures une "cellule interministérielle de crise" consacrée aux incendies qui ravagent plusieurs zones en France, en particulier la Gironde, a indiqué l'Elysée.
Cette réunion se tiendra au ministère de l'Intérieur, et aura lieu avant un Conseil des ministres prévu à 11 heures.
Le gouvernement va réunir, ce lundi 27 juillet, en urgence les professionnels du tourisme, de l'énergie, des télécoms et des assurances pour faire le point sur les conséquences des violents incendies dans les Landes et en Gironde et discuter de mesures de soutien, a indiqué dimanche le ministère de l'Économie.
Une première réunion à 9 heures à Bercy avec les acteurs locaux, autour des ministres de l'Économie Roland Lescure et du Commerce Serge Papin, sera organisée pour "faire un premier point de situation, identifier les besoins prioritaires et assurer la continuité de l'activité économique dans les territoires touchés", a développé le ministère.
Une deuxième réunion, à l'échelon national, rassemblera en début d'après-midi les fédérations professionnelles concernées, les acteurs du tourisme, de l'énergie et des télécoms ainsi que les assureurs, avec également la ministre déléguée à l'Énergie Maud Bregeon, à l'Industrie Sébastien Martin et au Numérique Anne Le Hénanff.
Elle aura pour but "de partager un état de situation consolidé, de coordonner la solidarité de filière et d'accélérer si besoin la mobilisation des dispositifs de soutien en faveur des entreprises touchées", selon Bercy.
Les autorités déconseillent aux touristes de "rejoindre la Gironde", ravagée par un puissant incendie qui a parcouru au moins 42.000 hectares, et les appellent à envisager "une autre destination", a déclaré la préfète du département.
"J'incite les touristes à ne pas venir, ne pas rejoindre la Gironde", a déclaré Sophie Brocas en conférence de presse, invitant par ailleurs "les touristes présents à envisager une autre destination".
Quelque 220.000 personnes, dont des touristes, ont été évacuées ces derniers jours de plusieurs localités girondines, en particulier des stations balnéaires très prisées en cette période estivale comme Lège-Cap-Ferret.
Les seuils d'alerte aux particules fines ont été dépassés dans quatre départements de Nouvelle-Aquitaine "à cause des incendies exceptionnels" qui sévissent en Gironde, a déclaré Cécile Tagliana, directrice générale adjointe de l'Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine.
L'épisode de pollution aux particules fines concerne la Gironde, les Landes, la Dordogne et le Lot-et-Garonne, précise sur son site l'Observatoire de la qualité de l'air en Nouvelle-Aquitaine.
Le retour chez elles des 220.000 personnes évacuées pour cause d'incendie massif en Gironde n'aura pas lieu "tant que le feu ne sera pas fixé", a déclaré la préfète, excluant aussi tout travail lundi dans les communes concernées, avant une possible aggravation mardi.
"Il n'y aura pas de retour possible dans les collectivités évacuées tant que le feu ne sera pas fixé", a déclaré Sophie Brocas lors d'une conférence de presse, ajoutant qu'il n'y aurait "pas de travail demain (lundi) dans les entreprises de ces collectivités territoriales".
"À partir de mardi, hélas, les températures remontent et on va revenir dans des étiages très élevés, 38, 40 (degrés). C'est un facteur qui pourrait, j'utilise le conditionnel, qui pourrait aggraver le phénomène", a-t-elle prévenu.
Les pompiers du Var mènent une lutte acharnée pour contenir l'incendie de Pontevès, malgré des reprises du feu attisées par des rafales de mistral au sixième jour des opérations. Le feu "est contenu dans l'enveloppe de 4.500 hectares pour l'instant" mais il "n'est pas fixé", a indiqué à l'AFP le contrôleur général du SDIS 83 Eric Grohin.
"Il peut encore avancer" et "tant qu'on a du vent comme ça, on reste prudent", a-t-il ajouté. "On est dans un périmètre qui est tenu. Mais avec des foyers actifs et des verrous qui font l'objet d'un combat âpre, acharné par les sapeurs-pompiers (...) pour éviter que le feu ne progresse", a indiqué de son côté à l'AFP le préfet du Var Simon Babre.
Plus d'un millier de pompiers sont mobilisés, appuyés par deux Canadair, un avion Dash et sept hélicoptères bombardiers d'eau. Ils se concentrent sur "les brasiers et les fronts de feu les plus actifs", au sud de la commune de Barjols, sur la commune de Pontevès et à l'ouest de la commune de Correns, a-t-il énuméré lors d'un point presse.
"Nous sommes dans des vallons, nous cherchons à ce que les flammes ne les réempruntent pas pour tenir le feu", a-t-il souligné. "Nous avons beaucoup de reprises de flammes avec le vent, le mistral, qui a des pointes jusqu'à 45 km/h cet après-midi", a-t-il ajouté, alors qu'un vent fort est aussi attendu lundi.
Avec ce "feu toupie", repartant "sur sa trajectoire d'origine", des villages ayant été évacués puis réintégrés pourraient recevoir de nouvelles consignes d'évacuation, a également souligné le préfet.
Près de 40.000 vacanciers, installés dans 45 campings de Gironde et des Landes, en proie à de violents incendies, ont été jusqu'à présent évacués, a indiqué à l'AFP la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air (FNHPA)
"Samedi, à date, on était en Gironde et dans les Landes, à 45 campings évacués au total, représentant près de 40.000 campeurs évacués", a déclaré le président de la FNHPA Nicolas Dayot, se félicitant de n'avoir "aucun blessé à déplorer".
Un camping a été complètement détruit et un autre partiellement à Lège-Cap-Ferret (Gironde), aucun dans les Landes, a-t-il précisé.
Dans le département voisin des Landes, où le feu est "mieux contenu mais pas fixé", il y a déjà eu 30.000 évacuations. Le président de la FNHPA s'inquiète aussi de l'arrivée de nouveaux touristes dans les prochains jours, "ceux qui avaient prévu et qui avaient déjà réservé, voire qui avaient déjà payé", tandis que les autorités "préconisent de ne pas venir".
L'incendie monstre qui ravage la Gironde depuis mercredi a détruit 240 habitations, selon un nouveau bilan de la préfecture.
Environ 170 maisons sont sinistrées sur la seule commune du Porge, a assuré à l'AFP Jean Lajzerowicz, premier adjoint de cette commune proche du lieu où s'est déclaré l'incendie.
L'incendie massif qui a embrasé les pourtours du bassin d'Arcachon et parcouru 42.000 hectares se trouve "à 15 kilomètres" de la métropole bordelaise mais une évacuation de Bordeaux n'est "pas à l'ordre du jour", a réaffirmé dimanche son maire Thomas Cazenave.
"Il n'y a pas d'évacuation de Bordeaux à l'ordre du jour, je le redis. Ici, le feu est davantage au sud. Il est toujours en lisière de métropole, mais il ne progresse pas sur le flanc ouest de la métropole", a déclaré l'édile lors d'un point presse, situant les flammes entre "25 et 30 km" de Bordeaux et "15 km de la métropole" au niveau de Martignas-sur-Jalle.
Accueil de personnes déplacées dans des salles paroissiales, aide matérielle, prières: l'Eglise de France et des représentants musulmans ont appelé leurs communautés à participer à la "solidarité" face aux incendies majeurs qui touchent le pays.
"Nous invitons les catholiques à prendre généreusement part aux élans de solidarité qui se mettent en place", plaide dimanche le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France, dans un communiqué.
Exprimant sa "proximité" avec les personnes "contraintes d'évacuer leur maison" en raison des feux de forêts comme avec les "pompiers blessés", le chef de l'Eglise de France rappelle que les "salles paroissiales peuvent devenir des lieux d'accueil pour les personnes déplacées, afin de leur offrir le repos, le réconfort et l'aide concrète".
En Gironde, le feu a dévoré à ce jour 42.000 hectares et contraint au total 220.000 personnes à évacuer, et d'autres incendies continuent d'inquiéter les autorités dans les Landes et le Var. Évoquant également les canicules qui ont touché le pays depuis mai, l'Eglise encourage "les paroisses à laisser leurs églises ouvertes, lorsque cela est possible: beaucoup offrent un refuge de fraîcheur au coeur de la chaleur estivale".
"Nous savons que la canicule se poursuivra et que ces phénomènes climatiques extrêmes risquent de se répéter. C'est pourquoi (...) nous appelons aussi les communautés chrétiennes à ne pas oublier les personnes malades, âgées ou isolées, mais à redoubler d'attention à leur égard et à s'organiser, en paroisse, pour leur manifester une présence fraternelle et fidèle", selon son communiqué.
Samedi, le Conseil français du culte musulman (CFCM) avait également appelé, de son côté, "l'ensemble des mosquées de France à se mobiliser par la prière et la solidarité face aux incendies qui frappent notre pays". L'instance invite notamment les "fidèles et les associations musulmanes à participer activement à toutes les formes de solidarité envers les victimes: soutien moral, collecte de dons, aide matérielle, accueil des personnes déplacées lorsque cela est possible", le tout "en coordination avec les autorités compétentes et dans le respect des dispositifs qu'elles auront mis en place, afin de garantir leur efficacité et leur bonne organisation".
Dans une publication sur X, le ministre de l'Intérieur a affirmé que "la situation demeure très défavorable" sur le front des incendies en France. Laurent Nuñez a confirmé que 42.000 hectares sont partis en fumée et que 220.000 personnes ont été évacuées depuis le début de l'incendie.
"En début de nuit, en Gironde, le feu est redevenu extrêmement virulent, imprévisible, créant son propre vent et évoluant de manière erratique vers l'agglomération bordelaise", a détaillé le ministre, précisant que l'incendie était "redevenu en fin de nuit plus calme". Pour combattre ce sinistre, "18 moyens aériens sont mobilisés depuis ce matin et l'A400M sera, à nouveau, engagé", a-t-il ajouté. "Au total, 2.500 sapeurs pompiers sont mobilisés dont un groupe suisse" en Gironde, aidés de "1.500 militaires", et "près de 550" le sont dans les Landes.
L'incendie survenu jeudi près de Biscarrosse dans les Landes, qui concerne dimanche 3.600 hectares contre environ 3.500 la veille, est "mieux contenu mais pas fixé", a annoncé la préfecture, qui anticipe une "journée stratégique" pour tenter de le maîtriser.
"On reste à 3.600 hectares, ce qui est vraiment encourageant, c'est un bon signal pour tout le monde avec des conditions effectivement un peu moins défavorables", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la préfecture.
Cet incendie a conduit à l'évacuation de plus de 30.000 personnes, habitants de la commune et de celles voisines de Parentis-en-Born et Sanguinet, ainsi que les occupants de deux campings de la zone, très touristique. Toutefois, 3.000 personnes évacuées ont pu regagner à partir de samedi leur domicile dans des secteurs "stabilisés".
Le trafic ferroviaire est interrompu dimanche au sud de Bordeaux jusqu'à nouvel ordre en raison de la progression de l'incendie, selon la SNCF.
À la demande de la préfecture, la circulation est coupée vers Arcachon, et jusqu'à Morcenx en direction de Dax et Mont-de-Marsan, a-t-on appris auprès de la communication de la SNCF.
Invité d'Europe 1 matin week-end, Patrick Chavada, membre de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers, est revenu sur la progression au cours de la nuit de l'incendie en Gironde. Selon lui, les flammes progressent "plus lentement au bénéfice de la nuit, de la météo et du taux d'humidité qui est un petit peu monté".
Cet incendie est hors normes notamment à cause du phénomène de pyrocumulonimbus : "Ce type de feu crée des mouvements. C'est une colonne de fumée chaude qui monte très haut dans le ciel. Ça va monter très haut dans le ciel et au contact de l'air très froid, ça va provoquer des éclairs, générer des vents violents".
Des feux comme celui là sont rares en France. Selon Patrick Chavada, "on va apprendre de cette expérience-là, et ça va peut-être nous permettre aussi de revoir certaines de nos procédures, notre façon d'intervention puisqu'on se nourrit malheureusement des expériences du terrain".
Il affirme également que "pour nous, la priorité, c'est qu'il n'y a pas de blessés, il n'y a pas de morts. Les évacuations se font dans le calme et on a les maires qui sont sur le pont avec les associations agréées de sécurité civiles qui sont là aussi et pleins de bénévoles".
L'incendie massif qui a embrasé les pourtours du bassin d'Arcachon et menace désormais les abords de la métropole de Bordeaux a ravagé 42.000 hectares de "surface brûlée", a annoncé dimanche la préfecture de la Gironde, qui a évacué au total 220.000 personnes depuis mercredi.
"A 4h00 ce dimanche 26 juillet, (l')estimation de la surface brûlée (est) de 42.000 hectares", a déclaré la préfecture dans sa boucle de communication aux médias, précisant que l'autoroute A63 entre Bordeaux et l'Espagne était fermée sur 60 km. Avec l'évacuation dans la nuit de nouvelles communes situées au sud-est du Bassin ou proches de la métropole (Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios, Cestas), ce sont désormais 220.000 personnes au total qui ont été évacuées en Gironde.
Dans un message posté sur X, le Premier ministre a fait un point sur la situation concernant les incendies qui affectent plusieurs départements français. Sébastien Lecornu écrit que "près de 100.000 hectares ont déjà brûlé, un niveau sans précédent" quand une "trentaine d'incendies sont simultanément actifs sur le territoire".
Il affirme également que "face à une situation historique, la mobilisation est elle aussi historique" : "Les moyens terrestres des sapeurs-pompiers ont été massivement redéployés vers le sud-ouest. 1.400 sapeurs-pompiers, 1.500 militaires et 1.700 forces de sécurité intérieure sont désormais engagés pour lutter contre les incendies, protéger les populations et sécuriser les zones évacuées".
De plus, il indique que le "dispositif sanitaire est pleinement opérationnel". Au total, 2,5 millions de masques FFP2 seront distribués en priorité aux personnes les plus vulnérables; les opérateurs de transports sanitaires sont pleinement mobilisés et 20 ambulances du service de santé des armées sont arrivées en renfort; 3.500 lits de camp ont été acheminés afin d'améliorer la prise en charge des personnes évacuées".
La préfecture de Gironde a ordonné samedi soir 55.000 nouvelles évacuations dans des communes aux abords de Bordeaux "face à la reprise de l'incendie" qui dévaste la région depuis mercredi, a-t-elle annoncé.
Avec cette nouvelle opération, le nombre de personnes évacuées en Gironde en raison des feux franchit largement la barre des 200.000. Depuis mercredi, quelque 167.000 personnes ont déjà été invitées à quitter leur domicile ou lieu de villégiature dans la zone.
L'incendie en Gironde "sera long à combattre" et "tant que le feu n'est pas fixé, il n'y aura pas de réintégration" des personnes évacuées, prévient le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez dans un entretien à paraitre dimanche dans La Tribune.
En Gironde, un incendie, toujours en cours, a dévoré 32.700 hectares selon un dernier bilan, et 167.000 personnes au total ont été évacuées. "Tant que le feu n'est pas fixé, il n'y aura pas de réintégration. Il faut le stabiliser, le stopper et le traiter. Parce qu'on évolue dans des milieux avec énormément de végétation au sol: un incendie fixé peut repartir à tout moment", a développé le ministre.
Cet incendie "sera long à combattre", a-t-il averti, "et la mobilisation des armées décidée par le président de la République est d'une grande utilité". L'armée a été appelée en renfort avec un total de 1.500 militaires mobilisés à partir de samedi soir.
Le ministre de l'Intérieur a appelé les Français à être "plus vigilants" et à "faire encore plus attention aux feux accidentels, aux jets de mégots, aux barbecues et à tout comportement à risque", précisant que "146 personnes ont été interpellées depuis le début de l'année pour des incendies volontaires ou involontaires".
Un chiffre qui "reste stable tous les ans mais, désormais, on paie ces actes beaucoup plus chèrement", a-t-il ajouté. "Nous avons énormément de départs de feu un peu partout sur le territoire national, 12.845 depuis janvier" et "dans 95 % des cas, ils sont circonscrits par des moyens terrestres et ne parcourent pas plus de 1 ou 2 hectares", a-t-il rappelé.
Laurent Nuñez a une nouvelle fois assuré que la France disposait de moyens aériens suffisants dans la lutte contre les incendies et rappelé que "deux nouveaux Canadair seront livrés en 2028", puis "deux autres appareils" en 2032.
"Mais, a-t-il ajouté, il faudra sans doute adapter au fur et à mesure la doctrine. Ce qui change tout, c'est l'étalement géographique des feux" avec un risque incendie qui concerne désormais l'ensemble du territoire hexagonal.