Dans le Var, l'incendie a repris. Laurent Nuñez a confirmé que ce sont "près de 1.500 hectares qui sont venus s'ajouter aux hectares parcourus par ce feu", mais selon le ministre de l'Intérieur, "la situation ne s'est pas aggravée".
Avec la levée du mistral, le Var devient une "zone à haut risque" à partir de 16h et sans doute jusqu'à 22h". Au total, 119.000 hectares ont été "parcourus par les feux" en 2026.
Le mégafeu en Gironde, qui s'est déclaré le 22 juillet à l'ouest de Bordeaux et a brûlé 42.000 hectares, est désormais "fixé" et "ne progresse plus", a annoncé samedi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez lors d'une point presse.
"Même si le feu ne progresse pas, il y a encore des zones actives qui, pour certaines parties du territoire, ne permettront pas encore à date la réintégration" de toutes les personnes évacuées sur les 222.000 personnes qui avaient été évacuées de manière préventive dans 24 communes, a-t-il ajouté. Au total, 119.000 hectares ont été parcourus par les feux en France cette année.
Les verrous mis en place par les pompiers pour contenir la propagation de l'incendie dans le Var ont tenu et aucune nouvelle surface n'est impactée par le feu samedi, a annoncé le préfet du Var, Simon Babre.
"Les verrous sur les points sensibles ont tenu. Il n'y pas de nouvelle surface impactée" par le feu, a déclaré à l'AFP le préfet, lors d'un point de situation sur le sinistre qui a déjà parcouru 1.000 hectares.
Le mégafeu qui a ravagé 42.000 hectares en Gironde n'est "pas fixé" samedi matin, mais "toujours contenu", après une nuit "plutôt clémente", a déclaré un officier de la communication des sapeurs-pompiers, faisant état de conditions météo "un peu plus favorables".
"Le feu n'est toujours pas fixé, il est toujours contenu, et nous travaillons pour justement aller vers un feu fixé dans les prochains jours", a déclaré lors d'un point-presse le lieutenant-colonel Eric Pitault, du Sdis 33. "Ce qui nous favorise un peu le travail, surtout, c'est que le vent, pour l'instant, nous laisse un peu de répit", a-t-il souligné, faisant état d'une "surveillance active" sur des "points chauds" situés sur le littoral entre Lège-Cap-Ferret et Lacanau.
La situation est plus difficile dans le Var où l'incendie du Gros Bessillon, pourtant fixé il y a trois jours après avoir ravagé 4.500 hectares, a repris de l'ampleur ce vendredi, avec 2.500 personnes évacuées et 1.000 hectares parcourus, a annoncé le préfet.
Les flammes, qui ont redémarré vers 13H30, ont parcouru 1.000 hectares en six heures. "Il y a eu un phénomène de rafales de mistral avec des vents orageux qui ont attisé les braises encore incandescentes", a expliqué à la presse Simon Babre.
Lors d'un entretien à l'AFP, le préfet a par ailleurs expliqué que "ce phénomène de feu qui va plus vite qu'un cheval au galop défie l'entendement et défie l'expérience des habitants". "La surface parcourue, la destruction de la forêt sont absolument dantesques", a-t-il ajouté.
Environ 2.500 habitants ont été évacués, notamment à Correns et Montfort-sur-Argens. D'épaisses fumées grises, voilant le ciel bleu, sont visibles, a constaté une équipe AFP.
Après neuf jours de lutte acharnée et 42.000 hectares partis en fumée, l'amélioration se confirme vendredi en Gironde où le mégafeu est contenu. À Bordeaux, autorités et pompiers ont bon espoir, grâce à une météo favorable, d'une maîtrise prochaine du feu sans bien sûr pouvoir évoquer de date. Et ce sont au total 198.000 personnes, sur les 220.000 évacuées après le début de l'incendie le 22 juillet, qui ont pu rentrer chez elles ou sont sur le point de le faire, soit 90%.
Du même coup, le centre d'accueil ferme ses portes au parc des expositions de Bordeaux. Quatre communes restent cependant vidées de leurs habitants, à savoir Saumos, d'où est parti ce mégafeu, Le Temple, Le Porge, commune la plus meurtrie par les flammes, et Lège-Cap-Ferret.
"La crise n'est pas finie, le feu n'est pas fixé mais on progresse. On sort la tête hors de l'eau", a salué la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, lors d'un point-presse en fin de journée.