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Actuellement à l'antenne

En directÉmeutes du 17 octobre : 1.500 commerçants touchés, des centaines de millions d'euros de dégâts

[Matthieu RONDEL / AFP]
Mairies en flamme ou saccagées, office de tourisme parti en fumée, magasins pillés ou encore voitures incendiées... Plusieurs centaines de milliers de personnes étaient dans les rues ce samedi dans toute la France pour manifester "contre la vie chère". 800.000 personnes selon les organisateurs, 550.000 selon les autorités.
La mairie de Paris déplore un "manque de moyens" policiers contre les pillages de samedi

La première adjointe PS au maire de Paris, Lamia El Aaraje, a déploré dimanche "un manque de moyens" policiers pour mettre un terme aux scènes de pillages constatées samedi jusque dans la nuit dans de nombreux secteurs de la capitale.

Le bras droit du maire socialiste Emmanuel Grégoire a évoqué sur franceinfo "un niveau de violence que nous n'avons, je crois, jamais vu" à Paris. "À l'évidence", a relevé la première adjointe, "les forces de l'ordre hier ont été débordées, notamment à certains endroits".

Yaël Braun-Pivet va proposer une commission d'enquête parlementaire sur les violences et la stratégie de maintien de l'ordre

Yaël Braun-Pivet va proposer une commission d'enquête parlementaire sur les violences et la stratégie de maintien de l'ordre, selon un communiqué.

Au moins 593 CRS blessés

Selon les informations d'Europe 1, on dénombre sur l'ensemble du territoire au moins 574 blessés "légers" parmi les CRS, et 19 "plus importants". Des chiffres en cours de consolidation. 

Alerte
1.500 commerçants touchés, des centaines de millions d'euros de dégâts, selon la Fédération du commerce et de la distribution

Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution, a estimé dimanche à 1.500 le nombre de commerces directement touchés par les violences de la veille, pour une facture de centaines de millions d'euros.

"C'est un peu tôt" pour évaluer l'ampleur des dégâts mais "pour tout le commerce français, 1.500 commerçants ont été touchés directement" et la facture sera "très élevée", a-t-il dit sur LCI en évoquant un montant de "plusieurs centaines de millions d'euros".

Plus 1.800 interpellations, selon le ministre de l'Intérieur

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a indiqué dimanche matin sur X que 1.800 personnes avaient été interpellées dans le cadre des violences et pillages commis en France samedi et jusque dans la nuit.

 

 

"À ce stade, plus de 500 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés, pris dans ces scènes de violences", a ajouté le ministre, évoquant un bilan qui "n'est malheureusement que provisoire". Laurent Nuñez se rendra lundi à Marseille, où samedi "des exactions (ont été) commises par plusieurs milliers d'individus d'ultragauche", ensuite "rejoints par des délinquants qui ont pillé et saccagé de nombreux commerces".

Une cellule interministérielle de crise autour de Lecornu à 19h

Le Premier ministre Sébastien Lecornu va présider dimanche à 19H00 une cellule interministérielle de crise, au lendemain des violences qui ont éclaté en marge des manifestations du 17-octobre, a annoncé Matignon.

Après les ses saccages et pillages de magasins dans plusieurs villes de France, cette réunion portera sur trois volets, "économie-commerce", "assurance" et "suivi judiciaire", a fait savoir Matignon, alors que des maires, notamment de Paris, Lyon, Marseille ou Limoges demandent des engagements de la part de l'exécutif.

Marine Tondelier appelle à la "démission" de Laurent Nuñez

La patronne des Ecologistes, Marine Tondelier, a jugé dimanche que le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez n'avait "pas d'autre issue" que la "démission", l'accusant d'avoir été "incapable de prévoir un dispositif adéquat" pour prévenir les violences en marge des manifestations du 17 octobre.

"Laurent Nuñez est manifestement dépassé par la situation, dont il a clairement sous-estimé l'ampleur", a jugé sur X la candidate à la présidentielle, arguant que "des villes entières" ont été "abandonnées aux casseurs", "pendant que des manifestants pacifiques étaient violentés".

Dans une publication sur X samedi, le Rassemblement national avait lui estimé que "dans une démocratie normale, Laurent Nuñez aurait déjà démissionné".