Sébastien Lecornu a estimé jeudi que le mouvement lycéen se transformait en "mouvement de violences urbaines", et dit qu'il "redoutait" des violences lors des manifestations samedi contre la vie chère, tout en admettant un "moment de fatigue" dans le pays.
Au regard "des informations qui nous sont remontées dans la matinée (de jeudi), ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen. On a un mouvement de violences urbaines, dont l'intensité (...) a encore augmenté ces derniers jours", a affirmé le Premier ministre lors d'un point de presse à l'issue d'une réunion de ministres sur l'agriculture. Il a dénoncé "un appel à la violence qui est absolument épouvantable" dans certains endroits et évoqué des "tirs de mortier dans des lycées" ou "des intrusions".
La réunion avec les organisations lycéennes est prévue à 17h30 au ministère de l’Éducation à Paris. "On attend des choses concrètes sur Parcoursup, le bâti scolaire, les emplois du temps", rappelle à l'AFP Pierre Sourzat, représentant de Les Lycéens!, déplorant n'avoir eu que des "miettes" jusqu'à présent.
Dans le Rhône, 13 lycées à Lyon et son agglomération et trois universités sont également bloqués, selon la préfecture. La police a procédé à six interpellations. Dans la matinée, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, doit se rendre dans l'agglomération bordelaise.
Jeudi matin, "une vingtaine d'étudiants" d'HEC, selon la préfecture et un étudiant présent, étaient stationnés devant leur école avec des pancartes en soutien au mouvement aux lycéens. L'action "va se poursuivre dans la matinée" mais "on n'a pas prévu de rester toute la journée", a indiqué à l'AFP Baptiste Hernandez, étudiant à HEC.