Un homme est mort par noyade vendredi soir dans le canal Saint-Martin, dans le Xe arrondissement de Paris, ont annoncé les autorités, assurant qu'il se baignait en dehors de l'espace autorisé dans le cadre de l'épisode caniculaire.
"Les pompiers de la BSPP (Brigade des sapeurs-pompiers de Paris) sont intervenus pour un homme majeur noyé dans le canal à hauteur du Quai de Valmy. Il n'a pas pu être ranimé et est décédé", a indiqué la préfecture de police de Paris.
Cet homme, dont l'âge n'a pas été décliné, se trouvait "en dehors de l'espace surveillé et des horaires d'ouverture de la baignade", a écrit sur le réseau social X le maire de Paris Emmanuel Grégoire, qui avait ouvert ce canal à la baignade la semaine dernière dans le cadre de la vague de chaleur exceptionnelle qui balaye le pays.
Le dernier bilan communiqué vendredi matin par la ministre des Sports faisait état de 55 noyades en France depuis le début de l'épisode caniculaire.
Des lycéens ont passé vendredi, en pleine canicule, leur examen oral de français du baccalauréat dans un parking souterrain de leur lycée de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), une solution pas "idéale", a reconnu le ministre de l'Éducation.
"Ce ne sont mêmes pas des astuces, c'est le mode en survie", a réagi l'enseignante et conseillère insoumise d'Île-de-France, Julie Garnier, sollicitée par l'AFP, qui a diffusé l'information.
Elle a publié sur X une photographie montrant des bureaux et des chaises installés dans un parking souterrain, sans lumière naturelle, où l'on distingue une flaque d'eau, affirmant que cela s'est déroulé Rueil-Malmaison pour l'oral de français.
Il s'agit d'une photo prise par l'un de ses confrères qui a fait passer l'examen dans le parking de son lycée, a-t-elle affirmé à l'AFP. Le rectorat de Versailles a confirmé à l'AFP que des oraux du baccalauréat ont bien eu lieu dans le parking souterrain du lycée Eiffel à Rueil-Malmaison en raison des fortes chaleurs.
"Cette décision a été prise par l'établissement pour garantir aux lycéens candidats et aux jurys d'être dans les conditions les moins défavorables possible au regard des conditions météo", a notamment expliqué le rectorat, précisant que l'installation a été réalisée "après un nettoyage complet des lieux ainsi qu'une vérification rigoureuse des conditions de sécurité".
La numéro un de la CGT Sophie Binet a exprimé vendredi soir sa "colère" sur l'insuffisance des mesures face à la canicule, soulignant qu'elle "tue" au travail et demandant notamment l'arrêt de tous les travaux en extérieur l'après-midi.
Sophie Binet visitait vendredi une crèche et un hôpital dans le Val d'Oise et a rapporté des températures de 32°C dans la section des bébés de la crèche et de 36°C dans le service gériatrie de l'hôpital, en l'absence selon elle de "plan canicule" dans ces structures.
Elle a salué le dévouement des agents des services publics "payés au lance-pierre" qui "tiennent les services publics à bout de bras dans les périodes de crise", au risque de leur propre santé.
"Nous alertons depuis le début en disant que la chaleur tue et qu'il faut prendre des mesures et là, c'est avec une énorme colère que nous constatons que les mesures ne sont pas prises", a-t-elle dit à l'AFP, dénonçant une absence d'anticipation aggravée par la fragilisation des services publics par "des politiques d'austérité depuis des années".
Plusieurs tonnes de glaçons ont été distribuées ces derniers jours aux pompiers de Paris pour faire face aux conséquences de la canicule extrême qui s'abat sur la capitale.
Environ 20 tonnes de glaçons ont été stockées à la patinoire de l'Accor Arena, a confirmé à l'AFP la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP). L'opération a été pilotée par le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, avec la préfecture de police, a fait savoir à l'AFP la mairie.
Plusieurs enseignes de distribution, dont Carrefour et Picard, ont également affirmé vendredi avoir fourni de la glace et des chambres froides aux pompiers de Paris.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a "validé", sur proposition de la ministre de la Santé Stéphanie Rist, une commande de "30.000 climatisateurs pour les hôpitaux", a fait savoir Matignon, alors que la France est confrontée depuis plusieurs jours à une canicule d'une ampleur exceptionnelle.
Cette annonce fait partie du plan annoncé la veille par le Premier ministre dans un courrier aux maires, a précisé Matignon. Il avait notamment fait mention d'une enveloppe de 100 millions d'euros pour "faire face aux besoins urgents de rafraichissement" dans les établissements de santé les plus exposés à la chaleur.
Le directeur général de l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France a déclenché vendredi "un plan blanc à l'échelle régionale et dans tous les établissements de santé" pour faire face aux "multiples tensions" dans le système de soins du fait de la canicule, a indiqué l'ARS dans un communiqué vendredi.
Parmi elles, l'ARS cite notamment la forte hausse des appels au 15, une hausse de 47% des passages aux urgences des plus de 75 ans, ou encore des problèmes techniques liés à la chaleur comme des avaries dans les groupe de réfrigération, ou des coupures d'électricité.
Face à la canicule, plus de 2.000 places supplémentaires d'hébergement d'urgence sont ouvertes en France pour accueillir des sans abri, a annoncé vendredi le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou, au côté de la ministre de la Santé Stéphanie Rist.
Le dispositif d'hébergement d'urgence - "plus de 115. 000 logements tous les jours en France, c'est 3 milliards d'euros, un poste budgétaire très important" - est "renforcé quand il fait très froid ou très chaud", et là, "au niveau national, c'est plus de 2.000 places supplémentaires", a-t-il déclaré, lors d'une visite d'un lieu d'hébergement d'urgence à Paris.
Dans les locaux de la préfecture de la région Ile-de-France, dans le 15e arrondissement de Paris, 70 places ont été créées pour accueillir des femmes sans domicile, a priori jusqu'à lundi. "On voit arriver aux urgences des personnes qui sont sans abri, qui souffrent évidemment de la chaleur, des personnes aussi isolées et en logement précaire", a indiqué la ministre de la Santé.
Retrouvé mardi dans une voiture stationnée sur le campus universitaire de l'hôpital de la Timone de Marseille en état d'hyperthermie, un bébé de 18 mois est décédé, a indiqué vendredi à l'AFP l'université sans pouvoir donner la date exacte de sa mort.
Les marins-pompiers de la ville ont indiqué avoir été alertés mardi un peu avant 14H00 et avoir transporté l'enfant aux urgences pédiatriques de l'hôpital, confirmant une information initiale de BFM.
Dans son dernier bulletin émis à 6h, Météo-France a placé 50 départements en vigilance rouge pour des risques liés à la canicule, le samedi 27 juin.
Pour vendredi 26 juin 2026 :
🔴61 départements en vigilance rouge
🟠22 départements en vigilance orange
Pour samedi 27 juin 2026 :
🔴50 départements en vigilance rouge
🟠35 départements en vigilance orangehttps://t.co/JGz4rTUvHPpic.twitter.com/6zoU1WzKGX— VigiMétéoFrance (@VigiMeteoFrance) June 26, 2026
La chaleur va se décaler vers l'est de l'Hexagone, tandis que les températures le long de la Manche et de la bordure atlantique seront plus respirables. Des orages, parfois très violents localement, sont attendus dans de nombreuses régions.
La ministre de la Santé a dit s'attendre vendredi à des "décès" dans les jours qui viennent, liés la canicule, exceptionnelle par son intensité et sa durée, qui touche encore les deux tiers de la France, redoutant notamment la survenue de décès "à domicile".
"Je n'ai pas de chiffres consolidés du nombre de décès liés à la canicule, puisque vous savez que quand quelqu'un décède, il faut faire une analyse, une enquête pour savoir si c'est du fait de la canicule ou pas", a-t-elle dit à des journalistes lors d'une visite d'un centre d'hébergement d'urgence à Paris avec le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou.
"Évidemment, on voit des décès arriver, on voit surtout une augmentation de l'activité aux urgences, une augmentation de l'activité aux SAMU, chez les médecins de ville", a-t-elle ajouté. "Vous savez que la canicule fait son effet cinq à dix jours après, on rentre dans ces jours inquiétants pour la santé de nos concitoyens", a poursuivi la ministre.
"Il y aura des conséquences sur le nombre de décès supplémentaires. Il y a des conséquences, on le voit, avec nos hôpitaux qui sont en tension", a-t-elle dit, appelant chacun à la responsabilité individuelle en faisant attention aux personnes isolées dans son entourage. Plus tôt dans la journée, son cabinet s'était dit "préoccupé par la survenue de décès à domicile sur l'ensemble du territoire".
Les autorités ont levé vendredi les restrictions d'eau qui pesaient sur une dizaine de communes du Val d'Oise depuis mardi soir, en raison d'une trop forte hausse de la consommation, conséquence de la canicule, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.
La source de la Foulerie, remise en service par les équipes de Veolia pour renforcer l'alimentation en eau potable du territoire, "est pleinement conforme et opérationnelle", selon les résultats d'analyses de 'Agence régionale de Santé (ARS), a indiqué Veolia à l'AFP.
"L'eau du robinet peut officiellement être consommée" par les 8.300 habitants de neuf communes (Magny-en-Vexin, Arthies, Gandancourt (commune d'Avernes), Banthelu, Charmont, Cléry-en-Vexin, Guiry-en-Vexin, Maudétour-en-Vexin, Wy-dit-Joli-Village), a indiqué la ville de Magny-en-Vexin sur sa page Facebook.
"La dimension exceptionnelle de cet épisode doit nous alerter quant aux problématiques générées par la surconsommation d'eau constatée ces derniers jours et sur le risque sanitaire engendré", a ajouté cette commune.
Les restrictions d'eau avaient été prises le temps de procéder aux analyses de la source remise en service après une "hausse de près de 30% de la demande en eau sur le territoire", afin d'éviter que le château d'eau ne se retrouve à sec.
Veolia et les communes avaient dû procéder à une distribution de bouteilles d'eau auprès des habitants concernés, en substitution des usages alimentaires et de boisson.
Le concert d'Orelsan prévu vendredi soir au Château de Chambord a été annulé sur décision préfectorale en raison de la canicule, a annoncé le Domaine national de Chambord.
Le concert de vendredi soir du Chambord Live, où devait se produire le rappeur Orelsan, a été annulé par le préfet, "en concertation avec le directeur général du Domaine national de Chambord et AZ Prod organisateur de l'événement", précise dans un communiqué le Domaine.
Cette décision intervient en raison du placement en vigilance rouge canicule du département du Loir-et-Cher depuis le 21 juin mais aussi du "contexte national d'annulation en cascade d'événements culturels en plein air", est-il ajouté.
"S'agissant des concerts du 27 et 28 juin, la décision sera prise ultérieurement", selon le communiqué.
Le groupe américain Maroon 5 doit se produire samedi à Chambord pour sa seule date de l'année en France tandis que dimanche est programmé DJ Snake.
"Nous attendons 30.000 personnes par soirée", avait indiqué en novembre à l'AFP Julien Lavergne, directeur d'AZ Prod.
Lors des éditions précédentes, un seul concert était prévu au Chambord Live, qui avait accueilli Imagine Dragons en 2023, David Guetta en 2024 et Black Eyed Peas en 2025.
Le Samu d'Ille-et-Vilaine a enregistré pour la journée de jeudi le "record absolu" d'appels en une journée, plus que pendant la crise du Covid, a annoncé vendredi le Centre hospitalier universitaire de Rennes (CHU).
"Il y a eu 2.908 appels au Samu 35 (35 pour Ille-et-Vilaine, ndlr), c'est le record absolu, c'est plus d'appels qu'au pic de la crise du Covid", a déclaré Matthieu Revest, infectiologue et directeur médical de crise au CHU de Rennes. Placé en vigilance rouge canicule depuis plusieurs jours, le département breton doit être rétrogradé en vigilance orange à partir de samedi.
Les organisateurs de Solidays ont annoncé aux bénévoles l'annulation du festival, qui devait débuter vendredi, à cause de la canicule et conformément à la demande du préfet de police de Paris, a appris l'AFP de sources concordantes.
Le directeur et fondateur de Solidays Luc Barruet "vient de le dire devant tous les bénévoles", a indiqué une personne de son entourage. Deux bénévoles l'ont ensuite confirmé à l'AFP. Le festival devait se tenir jusqu'à dimanche et comptait dans sa programmation Orelsan, Major Lazer ou Gims.
Laurent Nuñez recommande vendredi aux préfets d'interdire la consommation et la vente à emporter d'alcool dans l'espace public, en raison de la canicule, comme l'a fait à Paris le préfet de police Patrice Faure.
Dans un télégramme adressé aux préfets dont l'AFP a eu connaissance, le ministre de l'Intérieur souligne qu'après les journées les plus chaudes jamais enregistrées en France mardi et mercredi, "des conditions similaires sont attendues jusqu'au week-end à venir", et recommande de prendre des arrêtés d'interdiction sur le même modèle que celui pris à Paris jeudi soir.
Dans les "départements les plus durement touchés et présentant des risques les plus graves pour les populations", Laurent Nuñez leur écrit qu'ils peuvent "envisager des interdictions sur l'ensemble du territoire départemental".
Initialement prévue à Paris samedi, la Marche des fiertés LGBT+ est reportée à une date qui doit encore être déterminée, conformément à la demande du préfet de police, en raison de la canicule exceptionnelle, a indiqué son organisateur à l'AFP vendredi.
"On va dans le sens du préfet, la Marche est reportée, nous pensons à l'organiser en septembre mais toute l'équipe doit se réunir pour voir comment on rebondit", a commenté Anouk Veyret, co-présidente de l'Inter-LGBT.
Au moins 150 millions d'habitants en Europe, dont plus de 50 millions en Allemagne et plus de 30 millions en France, devraient connaître des températures supérieures à 35°C à un moment de la journée vendredi, selon les calculs de l'AFP.
Au total, les températures maximales devraient dépasser 30°C pour plus de 420 millions d'habitants en Europe (hors Turquie), soit environ sept sur dix. Cette analyse à partir des prévisions du service météorologique allemand et des projections de population en 2025 du Joint Research Center rejoint les chiffres de l'ONG autrichienne Klimadashboard.
Plus de 130 millions d'euros pour financer en urgence des systèmes de rafraîchissement et des travaux dans les écoles, particulièrement touchées par la canicule, ont été annoncés vendredi par EDF, la Banque des territoires, la Banque postale et le gouvernement.
Le groupe électricien français EDF a annoncé débloquer 80 millions d'euros pour équiper établissements scolaires, crèches et centres de loisirs "en systèmes de rafraîchissement" pour lutter contre les "épisodes successifs de chaleur".
La moitié de l'enveloppe servira à financer plus de 100.000 équipements (ventilateurs, brumisateurs, climatiseurs mobiles et climatiseurs fixe) dans plus de 10.000 établissements jusqu'à fin septembre 2026, détaille EDF dans un communiqué.
Le reste servira pour des primes forfaitaires de 10.000 euros par établissement pour les "aider au financement de projets de rafraîchissement", et ce jusqu'à fin juin 2027.
Un autre investissement de 50 millions d'euros pour "l'adaptation climatique de 12.500 écoles", a été dévoilé par la Banque des territoires (filiale de la Caisse des dépôts), la Banque postale et ACTEE, organisme dédié à l'action des collectivités territoriales pour l'efficacité énergétique financé par les certificats d'économie d'énergie.
Le préfet de police Patrice Faure a demandé vendredi aux organisateurs de manifestations "de grande ampleur" prévues ce week-end à Paris, comme le festival Solidays, la Marche des Fiertés et le meeting d'athlétisme de Charléty, d'annuler leurs événements.
La préfecture de police justifie cette demande par "la canicule exceptionnelle qui dure depuis le 21 juin" et "éprouve les services de secours et les établissements de santé". "Dans l'hypothèse" où les organisateurs concernés ne "consentiraient pas" à annuler ces événements, "le préfet de police les interdira par arrêté", prévient-elle dans un communiqué.
Au moins 150 millions d'habitants en Europe, dont plus de 50 millions en Allemagne et plus de 30 millions en France, devraient connaître des températures supérieures à 35°C à un moment de la journée vendredi, selon les calculs de l'AFP.
Au total, les températures maximales devraient dépasser 30°C pour plus de 420 millions d'habitants en Europe (hors Turquie), soit environ sept sur dix. Cette analyse à partir des prévisions du service météorologique allemand et des projections de population en 2025 du Joint Research Center rejoint les chiffres de l'ONG autrichienne Klimadashboard.
Les urgences de l'hôpital européen Georges Pompidou, un des principaux hôpitaux parisiens, sont sous forte tension en raison de la canicule, a alerté vendredi le chef des urgences Philippe Juvin, décrivant une situation "extrêmement grave".
Depuis lundi, "le flux de patients ne baisse pas, il a beaucoup augmenté hier", a décrit le professeur de médecine sur BFMTV/RMC.
"Les couloirs sont pleins" de patients "plutôt âgés", mais aussi de patients "de 50-60 ans", présentant "des hyperthermies très fortes", a-t-il indiqué, évoquant aussi "des SDF qui arrivent avec 42 degrés de température".
Les capacités d'hospitalisation sont "saturées" voire "dépassées" avec 53 patients hospitalisés pour 20 lits habituellement, a-t-il poursuivi. "Ils sont dans des brancards, dans les couloirs ou sur des lits que nous sommes allés chercher dans des chambres désaffectées", a-t-il décrit.
"On essaie de les caser où on peut. C'est une situation extrêmement grave", a-t-il averti, relevant que si aucun décès n'a été constaté dans la nuit, "des patients sont dans un état très précaire".
"Nous avons du mal à avaler les flux", a-t-il averti, signalant que "vingt patients n'avaient toujours pas été vus à 7h du matin".
Les urgences de l'hôpital européen Georges Pompidou, un des principaux hôpitaux parisiens, sont sous forte tension en raison de la canicule, a alerté vendredi le chef des urgences Philippe Juvin, décrivant une situation "extrêmement grave".
Depuis lundi, "le flux de patients ne baisse pas, il a beaucoup augmenté hier", a décrit le professeur de médecine sur BFMTV/RMC. "Les couloirs sont pleins" de patients "plutôt âgés", mais aussi de patients "de 50-60 ans", présentant "des hyperthermies très fortes", a-t-il indiqué, évoquant aussi "des SDF qui arrivent avec 42 degrés de température".
Le bilan des décès par noyade en France depuis le début de l'épisode de canicule s'élève à 55 et le gouvernement craint qu'il ne s'alourdisse encore, a déclaré vendredi la ministre des Sports Marina Ferrari.
"Hier (jeudi) au soir nous étions à 55 (noyades) mais nous craignons que la situation n'évolue défavorablement", a déclaré Mme Ferrari sur franceinfo tv.
Selon la ministre, "65% de ces noyades ont lieu sur des points de baignade non surveillés ou non autorisés".
Avec 61 départements en vigilance rouge vendredi, la canicule reflue légèrement après le pic de l'épisode atteint la veille.
Durant l'été 2025, 409 personnes sont mortes par noyade en France, en hausse de 16% par rapport à 2024, selon Santé publique France. Parmi les victimes figuraient 57 enfants et adolescents.
La vigilance rouge canicule sera levée dans 13 départements à partir de samedi 06H00, a annoncé vendredi Météo-France dans son bulletin de 06H00.
La Sarthe, l'Indre-Et-Loire, les Deux-Sèvres, la Vienne, la Charente, la Haute-Vienne, la Creuse, la Dordogne, la Corrèze, le Lot et-Garonne, le Lot, le Tarn-et-Garonne et le Tarn seront rétrogradés samedi matin en orange, selon l'organisme, qui maintient 61 départements en vigilance rouge pour la journée de vendredi.
Le changement climatique est responsable "sans équivoque" de l'intensité de la canicule frappant l'Europe de l'Ouest, qui aurait été pratiquement impossible il y a 50 ans, affirme le groupe de scientifiques du World Weather Attribution (WWA) dans une étude vendredi.
Les températures très élevées durant la journée, mais aussi la nuit, auraient été "pratiquement impossibles" à cette période de l'année en 1976, concluent ces chercheurs, qui cherchent à attribuer la responsabilité du dérèglement climatique d'origine humaine dans des événements météorologiques extrêmes.
Deux tiers de la France restent vendredi écrasés par une canicule d'ampleur exceptionnelle à l'échelle européenne, mais quelques départements sortent du niveau d'alerte maximale et une baisse progressive des températures pointe à l'horizon.
Avec 61 départements en vigilance rouge vendredi, la canicule reflue légèrement après le pic de l'épisode atteint la veille.
Onze de ces départements devraient passer en vigilance orange vendredi à 22H00, selon Météo-France, et treize autres seront rétrogradés samedi à 06H00.
"L'air le plus chaud va progressivement se décaler vers l'Est du pays", explique Météo-France, ajoutant que "de l'air plus frais commence à gagner par l'ouest et le nord-ouest".
Le préfet de police de Paris a averti qu'il était possible que des événements festifs prévus ce week-end, notamment la Marche des fiertés samedi, soient annulées par arrêté, alors que le système hospitalier est "saturé".