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Actuellement à l'antenne

En directBlocus des lycées : nouvelle journée de mobilisation à travers la France

Lycées et étudiants sont appelés à défiler ce mardi.
[Gauthier Bedrignans / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]
Le mouvement des lycéens entre dans sa troisième semaine de mobilisation. Ce mardi, un nouvel acte doit avoir lieu partout dans le pays, à travers de grandes manifestations. Suivez notre direct.
À Paris, aucun mineur interpellé n’a été condamné

Depuis le début du blocus des lycées, plus de 6.800 manifestants ont été interpellés, dont une grande majorité de mineurs. Les profils sont très différents, mais un constat est pour le moins étonnant : à Paris aucun mineur n’a jusqu’à présent été condamné.

Sur les 273 gardes à vue enregistrées, 63% concernent des jeunes de moins de 18 ans. Pour eux, les parents ont été systématiquement convoqués.

L’absence de condamnation s’explique par l’absence d’antécédents : tous ces mineurs déférés avaient un casier judiciaire vierge. Et pour la plupart, ils n’avaient jusqu’à présent jamais été interpellés par les policiers. Retrouvez notre article ici.

Quand Emmanuel Macron applique sa stratégie du «en même temps» face au mouvement

Après avoir appelé les policiers à l’empathie, Emmanuel Macron leur demande maintenant de faire régner l’ordre. Le chef de l’État s’est rendu lundi 12 octobre à la Porte de Versailles à Paris pour le Mondial de l’auto 2026. Le président de la République s’est notamment exprimé au sujet du mouvement lycéen en tentant de garder un certain équilibre grâce à sa stratégie du "en même temps".

Emmanuel Macron adresse a ainsi adressé un message de fermeté. "Ce que l’on a pu voir chez les lycéens et chez tous ceux qui, n’étant plus lycéens, viennent profiter de tout cela pour brûler, détruire ou conduire des violences : c’est inacceptable. Il faut le condamner parce que l’on a besoin d’ordre et de respect", souligne-t-il. Retrouvez notre article ici.

Une dizaines de profs et surveillants occupent le lycée Paul-Éluard à Saint-Denis

Une dizaine de personnels du lycée Paul-Éluard à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, ont décidé lundi d'occuper leur établissement pour la soirée, voire la nuit, pour porter "les revendications des élèves" et protester contre les fermetures visant à "casser le mouvement", selon une enseignante.

Les mesures annoncées par le gouvernement la semaine dernière sont "à côté de la plaque" et visent "juste à faire rentrer les élèves dans le moule (pour) que le mouvement s'arrête alors qu'ils n'ont pas eu de réponse", a déclaré à l'AFP Irène, qui n'a pas souhaité donner son nom, une enseignante en mathématiques au lycée.