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En directBlocus des lycées : moins d'une dizaine de blocages à Paris, des tensions dans plusieurs villes de provinces

[Eric Broncard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]
La mobilisation des lycéens se poursuit ce mardi matin en France. À paris, moins d'une dizaine de lycées ont été bloqués ce matin mais les forces de l'ordre restent sur le qui-vive, alors qu'en parallèle, les fonctionnaires défilent dans les rues pour dénoncer les efforts budgétaires sur la fonction publique.
La mobilisation des lycéens se poursuit, des tensions dans plusieurs villes

Paris, Lyon, Lille, Bordeaux... Les manifestations et blocages aux abords de lycées se poursuivent mardi à travers la France dans le cadre de la journée de mobilisation de la fonction publique, avec le soutien affiché de La France insoumise.

À Rennes, devant le lycée Brequigny, plus grand établissement d'enseignement secondaire de Bretagne, la situation était tendue avec une centaine de lycéens qui lançaient des projectiles sur l'établissement, a constaté un vidéaste de l'AFP sur place.

Selon une source policière, "ça se tend à Bréquigny, qui est complètement bloqué, tout comme le lycée Jean Macé".

À Lille, la situation était également tendue aux abords du lycée César-Baggio. Abribus et panneaux publicitaires dégradés, poubelles incendiées, jets de bouteilles, de pavés et d'objets divers en direction des forces de l'ordre : les policiers ont répliqué à plusieurs reprises par des tirs de gaz lacrymogène, a constaté l'AFP. A Marseille, les organisations lycéennes revendiquaient cinq établissements bloqués vers 10 heures, après la levée d'un blocage dans un lycée du 7e arrondissement plus tôt dans la matinée.

À Bordeaux, plusieurs centaines de lycéens ont bloqué l'entrée du lycée Magendie. A Lyon et dans son agglomération, plusieurs établissements étaient perturbés, avec des tensions signalées devant certains lycées et des cours annulés à Villeurbanne.

 

Une journée sous haute-tension pour les forces de l'ordre

Les forces de l'ordre se mobilisent ce mardi notamment dans certains lycées de régions parisiennes en Seine-Saint-Denis, dans le Val d'Oise ou encore dans le Val-de-Marne, où la sécurité est renforcée. Objectif des forces de l'ordre : Empêcher tout blocage. Des renforts policiers sont ainsi déployés devant certains établissements. 

Car un lycée bloqué signifie un lycée dans lequel il n'y a pas de cours et où les lycéens sont dans la rue. Avec le risque que les élèves les plus virulents rejoignent les différents cortèges prévus.

A Paris, "moins d'une dizaine" de lycées concernés par des "tentatives de blocages"

"Moins d'une dizaine" de lycées sur les 90 que compte la capitale faisaient l'objet de "tentatives de blocage" mardi à 8H00, a indiqué le rectorat de Paris à l'AFP.

Aucune violence ni aucun blessé n'était à déplorer, a précisé cette même source.

Au lycée Arago, dans le 12e arrondissement, une trentaine de jeunes, certains habillés en noir et portant un tour de cou ou un masque chirurgical sur le visage, se sont postés devant les deux entrées de l'établissement avec des poubelles peu avant 8H.

L'établissement était bloqué mardi matin, a confirmé le rectorat. Des banderoles et pancartes affichaient notamment les slogans "Macron explosion" et "Moins de flics, plus de fric".

Les jeunes ont également tiré quelques feux d'artifice et lancé des pétards. Trois fourgons de police étaient stationnés à proximité de l'établissement, mais aucune intervention n'avait encore eu lieu. Sur place, l'ambiance demeurait calme.

Le gouvernement dénonce des "violences urbaines", bras de fer avec LFI

Les manifestations et blocages des lycées ont entraîné lundi 164 interpellations aux abords des lycées, à la veille d'un appel à une journée de mobilisation nationale et sur fond d'affrontement politique entre le gouvernement et La France insoumise.

Ces manifestations et blocages ne sont "pas des mouvements de contestation très habituels" mais "s'apparentent à des violences urbaines", a estimé lundi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

En tout, 164 interpellations ont été faites et 180 établissements ont été concernés. Douze membres des forces de l'ordre ont été blessés, selon le ministère de l'Intérieur, et huit personnels enseignants, dont trois chefs d'établissement. Une douzaine de lycéens ont également été blessés.

"On ne peut pas tolérer les débordements", a prévenu le ministre alors que la principale organisation syndicale des lycéens, l'Union syndicale lycéenne (USL), a appelé au blocage des lycées partout en France mardi, à l'occasion d'une journée de mobilisation dans la fonction publique.