Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

En directBlocus des lycées : des tensions entre les manifestants et les forces de l'ordre dans le cortège parisien

[LOU BENOIST / AFP]
Le mouvement des lycéens entre dans sa troisième semaine de mobilisation. Ce mardi, un nouvel acte doit avoir lieu partout dans le pays, à travers de grandes manifestations. Selon le ministère de l'Enseignement supérieur, 35% des établissements sont perturbés à la mi-journée. Suivez notre direct.
Alerte
161.500 manifestants en France, dont 41.500 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur

Au total, 161.500 personnes ont défilé mardi en France, dont 41.500 à Paris sur deux cortèges, pour cette nouvelle journée de mobilisation des lycéens, a indiqué le ministère de l'Intérieur. Dans un message transmis à la presse, l'intersyndicale des organisations étudiantes et lycéennes avait revendiqué environ 480.000 personnes sur l'ensemble du territoire.

Face à face tendu entre les forces de l'ordre et les manifestants

À Paris, en fin de journée, sur le boulevard des Invalides, dans le 7e arrondissement, des tensions montent entre les CRS et les manifestants. Les forces de l'ordre ont déployé des canons à eau. 

36 enquêtes ouvertes à ce stade par l'IGPN depuis le début du mouvement

Trente-six enquêtes ont été ouvertes à ce stade par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), "la police des polices", pour des faits présumés commis depuis le début du mouvement lycéen, a-t-on appris mardi de source policière. Depuis le début de la contestation lycéenne mi-septembre, plus de 200 lycéens ont été blessés, de même que plus de 800 policiers et gendarmes et 147 personnels de l'Education nationale.

Alerte
Début de la manifestation parisienne

La manifestation parisienne a débuté peu avant 15 heures place d'Italie, dans le 13e arrondissement. Elle doit rallier les Invalides, tandis qu'un autre cortège doit s'ébranler de l'Hôtel de Ville jusqu'à Port-Royal.

Le point sur les manifestations à la mi-journée

Ce mardi, à la mi-journée, des débordements devant l'université Panthéon-Assas sont à déplorer. Des militants antifascistes et des étudiants contre les blocages se sont affrontés très tôt ce mardi matin. Des bouteilles de verre ont été jetées.

D'autres facultés, elles, ont décidé de rester fermées ce mardi, comme à Nanterre. Concernant les lycées, environ 200 sont bloqués depuis ce mardi matin. À Lyon, des tensions ont également été signalées, notamment devant le lycée Ampère.

Des gaz lacrymogènes ont été lancés par les forces de l'ordre pour disperser les élèves après une interpellation en région parisienne, épicentre de la mobilisation. Le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis est resté fermé. À noter la présence devant l'établissement scolaire, de la militante écologiste suédoise Greta Thunberg. Elle devrait participer à la manifestation parisienne cet après-midi qui doit partir à 14h de la place d'Italie.

Une manifestation sauvage à la Gare de Lyon

Les centaines de lycéens qui bloquaient le cours de Vincennes ce matin ont décidé de poursuivre la manifestation au sein même de la gare de Lyon. Une mobilisation sauvage sous le regard ébahi des voyageurs, mais encadrée par les forces de l'ordre. Les annonces du gouvernement et notamment l'arrivée de 3.000 profs remplaçants n'ont pas convaincu ce lycéen prêt à continuer le blocus de son lycée. 

"On est sûr que si on ne se mobilise pas régulièrement, ça ne va pas vraiment avoir d'impact. Donc il faut le répéter. Ça s'arrêtera quand il y aura vraiment un débouché sur des vraies actions", insiste-t-il au micro d'Europe 1. 

Alerte
147 personnels de l'Education nationale blessés depuis le début du mouvement

Le ministère de l'Éducation nationale dénombre 147 personnels blessés depuis le début du mouvement des lycéens.

Alerte
35% d'établissements de l'Enseignement supérieur perturbés, selon le ministère

Environ 35% des établissements relevant du ministère de l'Enseignement supérieur sont perturbés mardi dans le cadre de la nouvelle journée nationale de mobilisation des lycéens et des étudiants, selon le ministère, tandis que l'organisation Union étudiante affirme que 90% des quelque 70 universités françaises sont "bloquées" ou "fermées".

Le chiffre avancé par le ministère inclut les fermetures administratives, blocages et occupations, a-t-il précisé à la mi-journée dans un message à la presse.

Greta Thunberg au milieu de manifestants devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis

Greta Thunberg est venue manifester mardi matin devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, un des épicentres du mouvement lycéen, a constaté un journaliste de l'AFP.

La militante écologiste suédoise de 23 ans est arrivée devant l'établissement, où sont aussi rassemblés une vingtaine d'avocats venus organiser une "chaîne en robe pour protéger les lycéens", selon cette même source.

Crédits : Annette Riedl / DPA / dpa Picture-Alliance via AFP
Mobilisation des lycéens devant le lycée Hélène-Boucher dans le 20e arrondissement parisien

Nouvelle journée de mobilisation lycéenne en France. Jusqu’à 220.000 personnes sont attendues ce mardi dans les cortèges organisés partout dans le pays. À Paris, deux défilés sont prévus, avec un risque de convergence entre plusieurs mouvements. Des groupes pro-palestiniens, des Gilets jaunes ou encore des agriculteurs pourraient se greffer aux lycéens, étudiants et personnels de l’éducation. Dans la capitale, la mobilisation a commencé dès le matin devant certains établissements. 

Devant le lycée Hélène-Boucher, dans le 20e arrondissement, une cinquantaine de jeunes se sont d’abord rassemblés. Le nombre de participants a ensuite grossi avec l’arrivée d’étudiants et de représentants syndicaux venus soutenir les lycéens. Sur place, les élèves ont entrepris de bloquer le cours de Vincennes, situé juste en face de l’établissement. La situation était encore confuse dans la matinée, la décision venant tout juste d’être prise. Des poubelles ont été placées sur des passages piétons et des pancartes ont été utilisées pour bloquer la circulation. 

Ces lycéens disent ne pas avoir été convaincus par les dernières annonces du gouvernement. L’exécutif a promis le déploiement de 3.000 professeurs remplaçants dans les établissements les plus touchés par le manque d’effectifs. Mais devant le lycée Hélène-Boucher, beaucoup doutent de la faisabilité réelle de cette mesure. Ils craignent aussi une baisse de la mobilisation à l’approche des vacances de la Toussaint, qui commencent ce week-end. Pour eux, cette nouvelle journée doit donc permettre de maintenir la pression sur le gouvernement avant la coupure scolaire. 

Pour l’instant, les élèves mobilisés prévoient de rester devant le lycée et éventuellement sur le cours de Vincennes. Une partie d’entre eux doit ensuite rejoindre le cortège parisien, qui s’élancera à 14 heures de la place d’Italie en direction des Invalides.

Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, s'attend à «200 lycées fermés» ce mardi

Quelque 200 lycées devraient être fermés ce mardi, a déclaré le ministre de l'Education, évoquant une "décrue par rapport aux semaines précédentes", alors que les lycéens appellent à une nouvelle journée nationale de manifestations et réclament un plan de 10 milliards d'euros pour les lycées. "Aujourd'hui, on devrait être sur environ (...) 200 établissements fermés, ce qui est moins que la semaine dernière", a déclaré Édouard Geffray sur France Inter mardi matin. "Mais c'est aussi logique parce qu'il y a des établissements qui sont sur les parcours, très proches des parcours des manifestations et donc qui ferment pour éviter les dégradations, donc en réalité on est plutôt sur une décrue par rapport aux semaines précédentes", a-t-il estimé.

À Paris, aucun mineur interpellé n’a été condamné

Depuis le début du blocus des lycées, plus de 6.800 manifestants ont été interpellés, dont une grande majorité de mineurs. Les profils sont très différents, mais un constat est pour le moins étonnant : à Paris aucun mineur n’a jusqu’à présent été condamné.

Sur les 273 gardes à vue enregistrées, 63% concernent des jeunes de moins de 18 ans. Pour eux, les parents ont été systématiquement convoqués.

L’absence de condamnation s’explique par l’absence d’antécédents : tous ces mineurs déférés avaient un casier judiciaire vierge. Et pour la plupart, ils n’avaient jusqu’à présent jamais été interpellés par les policiers. Retrouvez notre article ici.

Quand Emmanuel Macron applique sa stratégie du «en même temps» face au mouvement

Après avoir appelé les policiers à l’empathie, Emmanuel Macron leur demande maintenant de faire régner l’ordre. Le chef de l’État s’est rendu lundi 12 octobre à la Porte de Versailles à Paris pour le Mondial de l’auto 2026. Le président de la République s’est notamment exprimé au sujet du mouvement lycéen en tentant de garder un certain équilibre grâce à sa stratégie du "en même temps".

Emmanuel Macron adresse a ainsi adressé un message de fermeté. "Ce que l’on a pu voir chez les lycéens et chez tous ceux qui, n’étant plus lycéens, viennent profiter de tout cela pour brûler, détruire ou conduire des violences : c’est inacceptable. Il faut le condamner parce que l’on a besoin d’ordre et de respect", souligne-t-il. Retrouvez notre article ici.

Une dizaines de profs et surveillants occupent le lycée Paul-Éluard à Saint-Denis

Une dizaine de personnels du lycée Paul-Éluard à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, ont décidé lundi d'occuper leur établissement pour la soirée, voire la nuit, pour porter "les revendications des élèves" et protester contre les fermetures visant à "casser le mouvement", selon une enseignante.

Les mesures annoncées par le gouvernement la semaine dernière sont "à côté de la plaque" et visent "juste à faire rentrer les élèves dans le moule (pour) que le mouvement s'arrête alors qu'ils n'ont pas eu de réponse", a déclaré à l'AFP Irène, qui n'a pas souhaité donner son nom, une enseignante en mathématiques au lycée.