Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

En directBlocus des lycées : 40 interpellations et 338 établissements concernés

[Eric Broncard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]
La mobilisation des lycéens se poursuit ce mardi en France. À Paris, moins d'une dizaine de lycées ont été bloqués dans la matinée mais les forces de l'ordre restent sur le qui-vive, alors qu'en parallèle, les fonctionnaires défilent dans les rues pour dénoncer les efforts budgétaires sur la fonction publique. Suivez notre direct.
Info Europe 1
Une dizaine de forces de l'ordre blessées ce mardi

Des tirs de mortier devant le lycée Antoine de Saint-Exupéry à Lyon, les grilles du lycée Paul-Éluard arrachées à Saint-Denis, des poubelles incendiées à Lille, à Nantes ou encore à Bordeaux... Les violences se sont multilpliées en marge des manifestations, ce mardi. Un lycéen a même pointé un faux pistolet en direction des policiers, à Ivry-sur-Seine. Selon les informations d'Europe 1, au moins une dizaine de forces de l'ordre ont été blessées ce mardi. 

Des violences que regrette Stanislas Gaudon, délégué national du syndicat Alliance : "Comme on a essuyé des tirs de mortier d'artifice, il y a des blessures de ce type avec des brûlures. Je rappelle aussi qu'il y a eu des enseignants qui ont été blessés et ça, quand même, ça illustre quelque chose sur l'ultra-violence commise". 

Selon un dernier bilan, cet après-midi, plus d'une cinquantaine de jeunes bloqueurs ont été interpellés, des chiffres qui doivent encore évoluer. Les forces de l'ordre craignent désormais que le mouvement s'inscrive dans le temps. Les dispositifs policiers devant les lycées devraient être maintenus ces prochains jours. 

Seine-Saint-Denis : deux étudiants blessés après l'effondrement du plafond de verre d'un restaurant universitaire

Deux étudiants ont été blessés mardi après qu'un morceau du plafond en verre du restaurant universitaire de l'université Sorbonne Paris Nord, à Villetaneuse, en Seine-Saint-Denis, s'est effondré, selon une vidéo relayée par le Parisien.

Sur les images relayées par le média, on peut voir une plaque en verre fissurée au sol, ainsi que deux personnes allongées avec des gens semblant leur venir en aide. Selon une source proche du dossier, des étudiants sont montés sur un toit interdit, avant que le plafond de verre ne cède et que deux d'entre eux ne passent à travers.

Dans son article, le Parisien a mentionné une autre vidéo montrant cinq personnes sur le toit "brandissant des drapeaux palestiniens et une banderole 'Pas de rentrée sans étudiant.e.s étranger.e.s'".

Contactée par l'AFP, l'université n'a pas confirmé directement les faits mais a renvoyé vers un communiqué évoquant "un accident grave" ainsi que "deux étudiants blessés" et "hospitalisés".

"Une cellule de soutien psychologique a également été mise en place à destination des étudiants et des personnels du Crous qui en ressentiraient le besoin", précise le texte signé par la présidente Nathalie Charnaux, ajoutant qu'"une enquête est actuellement en cours afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cet accident". Contacté, le parquet de Bobigny n'avait pas encore répondu.

40 interpellations et 338 établissements concernés

Les manifestations et blocages aux abords des lycées ont entraîné mardi 40 interpellations et fait 10 blessés parmi les élèves et les personnels, selon le ministère de l'Education qui a recensé 338 établissements concernés depuis le début de la journée. À la mi-journée, 316 établissements restaient concernés, dont 40 bloqués et 44 faisant l'objet de tentatives de blocage, a précisé le ministère.

Né la semaine dernière en Île-de-France autour des questions de moyens, de remplacement des enseignants et d'emplois du temps ou encore de conditions insalubres, le mouvement s'est étendu depuis lundi à l'ensemble de la France.

L'Union syndicale lycéenne (USL), principale organisation représentative des lycéens, a appelé tous les établissements à se mobiliser mardi afin de rallier la manifestation nationale des agents de la fonction publique.

Bally Bagayoko dément avoir allumé un feu de poubelle, dénonce des "mensonges"

Le maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko a démenti avoir allumé un feu de poubelle devant un lycée de son département, dénonçant mardi des "mensonges" après la diffusion de vidéos donnant lieu à des interprétations contradictoires sur son attitude lors du mouvement lycéen.

Sur l'une de ces vidéos devenues virales, on voit l'édile s'écarter d'une poubelle enflammée, acclamé par les lycéens qui scandent son nom devant les grilles du lycée Bartholdi, à Saint-Denis. On le voit ensuite, tiré par des jeunes gens, rejoindre souriant une foule en liesse, avec laquelle il esquisse quelques pas de danse.

La mobilisation des lycéens se poursuit, des tensions dans plusieurs villes

Paris, Lyon, Lille, Bordeaux... Les manifestations et blocages aux abords de lycées se poursuivent mardi à travers la France dans le cadre de la journée de mobilisation de la fonction publique, avec le soutien affiché de La France insoumise.

À Rennes, devant le lycée Brequigny, plus grand établissement d'enseignement secondaire de Bretagne, la situation était tendue avec une centaine de lycéens qui lançaient des projectiles sur l'établissement, a constaté un vidéaste de l'AFP sur place.

Selon une source policière, "ça se tend à Bréquigny, qui est complètement bloqué, tout comme le lycée Jean Macé".

À Lille, la situation était également tendue aux abords du lycée César-Baggio. Abribus et panneaux publicitaires dégradés, poubelles incendiées, jets de bouteilles, de pavés et d'objets divers en direction des forces de l'ordre : les policiers ont répliqué à plusieurs reprises par des tirs de gaz lacrymogène, a constaté l'AFP. A Marseille, les organisations lycéennes revendiquaient cinq établissements bloqués vers 10 heures, après la levée d'un blocage dans un lycée du 7e arrondissement plus tôt dans la matinée.

À Bordeaux, plusieurs centaines de lycéens ont bloqué l'entrée du lycée Magendie. A Lyon et dans son agglomération, plusieurs établissements étaient perturbés, avec des tensions signalées devant certains lycées et des cours annulés à Villeurbanne.

 

Une journée sous haute-tension pour les forces de l'ordre

Les forces de l'ordre se mobilisent ce mardi notamment dans certains lycées de régions parisiennes en Seine-Saint-Denis, dans le Val d'Oise ou encore dans le Val-de-Marne, où la sécurité est renforcée. Objectif des forces de l'ordre : Empêcher tout blocage. Des renforts policiers sont ainsi déployés devant certains établissements. 

Car un lycée bloqué signifie un lycée dans lequel il n'y a pas de cours et où les lycéens sont dans la rue. Avec le risque que les élèves les plus virulents rejoignent les différents cortèges prévus.

A Paris, "moins d'une dizaine" de lycées concernés par des "tentatives de blocages"

"Moins d'une dizaine" de lycées sur les 90 que compte la capitale faisaient l'objet de "tentatives de blocage" mardi à 8H00, a indiqué le rectorat de Paris à l'AFP.

Aucune violence ni aucun blessé n'était à déplorer, a précisé cette même source.

Au lycée Arago, dans le 12e arrondissement, une trentaine de jeunes, certains habillés en noir et portant un tour de cou ou un masque chirurgical sur le visage, se sont postés devant les deux entrées de l'établissement avec des poubelles peu avant 8H.

L'établissement était bloqué mardi matin, a confirmé le rectorat. Des banderoles et pancartes affichaient notamment les slogans "Macron explosion" et "Moins de flics, plus de fric".

Les jeunes ont également tiré quelques feux d'artifice et lancé des pétards. Trois fourgons de police étaient stationnés à proximité de l'établissement, mais aucune intervention n'avait encore eu lieu. Sur place, l'ambiance demeurait calme.

Le gouvernement dénonce des "violences urbaines", bras de fer avec LFI

Les manifestations et blocages des lycées ont entraîné lundi 164 interpellations aux abords des lycées, à la veille d'un appel à une journée de mobilisation nationale et sur fond d'affrontement politique entre le gouvernement et La France insoumise.

Ces manifestations et blocages ne sont "pas des mouvements de contestation très habituels" mais "s'apparentent à des violences urbaines", a estimé lundi le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez.

En tout, 164 interpellations ont été faites et 180 établissements ont été concernés. Douze membres des forces de l'ordre ont été blessés, selon le ministère de l'Intérieur, et huit personnels enseignants, dont trois chefs d'établissement. Une douzaine de lycéens ont également été blessés.

"On ne peut pas tolérer les débordements", a prévenu le ministre alors que la principale organisation syndicale des lycéens, l'Union syndicale lycéenne (USL), a appelé au blocage des lycées partout en France mardi, à l'occasion d'une journée de mobilisation dans la fonction publique.