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Emeutes en marge de la mobilisation lycéenne : «On est entré dans un cycle de barbarie», assure Arthur de Watrigant

Dans "Eliot Deval et vous", Arthur de Watrigant assure que le pays est entré "dans un cycle de barbarie", à cause d'un laxisme qui "ne date pas d'hier". le directeur de la rédaction du magazine "l’Incorrect" assure que les émeutes en marge de la mobilisation des lycéens naissent de la faiblesse de l'Etat. 

Une violence qui a pris le pas sur les revendications. Des centaines de policiers et gendarmes blessés, des lycées incendiés, des commerces pillés... La mobilisation lycéenne a dégénéré localement en émeutes. "On est rentré dans un cycle de barbarie, comme l'histoire en connaît régulièrement quand vous avez une structure qui chute, et là l'État s'effondre de l'intérieur", réagit dans Eliot Deval et vous, Arthur de Watrigant, directeur de la rédaction du magazine l’Incorrect.

"Vous avez une barbarie qui naît, et j'en veux pour preuve le profil des 'délinquants interpellés' : 90% sont mineurs, et la grande majorité n'ont pas de casier. C'est-à-dire qu'il n'y a même plus de préliminaire, ils pètent le premier barreau de l'échelle, ils commencent directement par agresser des flics, par brûler un pompier, par brûler une école, on est monté d'un cran, ce sont des barbares."

Un laxisme qui "ne date pas d'hier". "L'autorité a chuté depuis longtemps : les barbares d'hier, sont les parents d'aujourd'hui. Mais les barbares d'hier, ils n'ont pas été punis, ils n'ont pas été condamnés, ils n'ont pas été éduqués, et ils ont des enfants. [...] Mais le problème, c'est que l'autorité, c'est comme la dissuasion nucléaire, ça ne repose pas que sur les moyens, ça repose sur la conviction que les moyens pourront être utilisés. Et là, on a les moyens, mais on ne les utilise pas. Cette violence naît de la faiblesse de l'État."