Détention prolongée pour le militant antifasciste Antonin Bernanos

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Antonin Bernanos a déjà fait l'objet d'une condamnation en 2017.
Antonin Bernanos a déjà fait l'objet d'une condamnation en 2017. © JACQUES DEMARTHON / AFP
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Antonin Bernanos est incarcéré depuis sa mise en examen, le 18 avril, pour "violences en réunion" et "vol avec violences ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours" lors d'une bagarre.

La détention d'Antonin Bernanos, figure du mouvement antifasciste et écroué depuis mi-avril pour une bagarre avec l'ultradroite, a été prolongée lundi de quatre mois par décision de la cour d'appel de Paris, a appris l'AFP de source judiciaire.

Incarcéré depuis le 18 avril

La chambre de l'instruction, saisie d'un appel du parquet, a ainsi infirmé la décision prise le 2 août par une juge des libertés et de la détention qui ordonnait sa libération sous contrôle judiciaire et sous bracelet électronique au-delà du 17 août.

Antonin Bernanos, en détention à la prison de la Santé, est incarcéré depuis sa mise en examen, le 18 avril, pour "violences en réunion" et "vol avec violences ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours" lors d'une bagarre - à laquelle il nie avoir participé - entre son groupe et des militants nationaux-identitaires croisés dans la nuit du 15 au 16 avril, à proximité de la cathédrale Notre-Dame, alors en feu.

Ses proches dénoncent une "répression d'État"

Cet étudiant en sociologie avait, quelques jours plus tôt, achevé de purger, en liberté conditionnelle, sa peine de cinq ans (dont deux avec sursis) pour sa participation à la retentissante attaque d'une voiture de police en mai 2016, quai de Valmy, à Paris.

Lors du procès en octobre 2017, cet arrière-petit-fils de l'écrivain Georges Bernanos était devenu le visage médiatique de la mouvance antifasciste. Sa condamnation pour violences dans cette affaire le place en situation de récidive légale. Il a aussi été condamné en 2013 pour "violences aggravées". Ses proches et le collectif "Libérons-Les" dénoncent une "répression d'État" et des conditions de détention qui bafoueraient ses droits, notamment de visites et de courrier.